‹ Critique de la philosophy de Thomas ReidChapitre 36 sur 60 · DE LA SENSATION, DE LA PERCEPTION, ETC · texte numérisé non relu

DE LA SENSATION, DE LA PERCEPTION, ETC

conviction irrésistible et une croyance ferme de son existence actuelle ; 3° cette conviction et cette croyance sont immédiates et non l'effet du raisonnement [38]. » Et ailleurs : « Nous acquérons par nos sens la conception des objets extérieurs accompagnée de la croyance qu'ils existent , et c'est ce que nous appelons percevoir [74]' » Ainsi la perception fc'est plus qu'une conception mêlée de croyance.

Mais quelle est la légitimité de cette croyance ? « La crovance , dit Thomas Reid , n'entre pas seulement comme élément dans la plupart de nos opérations intellectuelles , comme dans la conscience , la perception , la mémoire, mais encore dans beaucoup de principes actifs de notre esprit : la joie, la tristesse , la crainte impliquent la croyance d'un bien ou d'un mal présent ou futur [75]. » Ainsi la croyance qui constitue la perception est de la même nature que la croyance d'un bien ou d'un mal à venir. Mais la conception et la crovance d'un bien à venir ne comportent pas l'existence de ce bien. Queva-t-il donc arriver de la conception et de la croyance que vous appelez perception , et si vous leur assignez un autre caractère, pourquoi leur donnez-vous le même nom ? Nous voilà donc de nouveau plongés dans l'idéalisme ; votre théorie me rejette dans le cercle étroit du moi , me condamne à regarder sans voir, à écouter sans entendre, a errer dans une solitude immense ; ou plutôt, car l'immensité n'est pas moi . elle me restreint, me réduit à un point fixe sans ctondue et sans durée , à un je qui est l'équation de l'unité mathématique : j'avais espéré mieux.

V. DE LA DISTINCTION DES QUALITÉS PREMIÈRES ET DES QUALITÉS SECONDES DE LA MATIÈRE.

Mais oublions ces contradictions ; souvenons-nous seulement que Reid a opposé ailleurs la perception à la conception , et venons à une autre difficulté , à la division des qualités premières et des qualités secondes de la matière. C'est Descartes qui a renouvelé une distinction déjà faite dans l'antiquité , entre les choses que le vulgaire appelle les qualités de la matière. Dans la théorie de ce philosophe, la figure, le mouvement et le nombre sont les seules qualités du corps, c'est-à-dire de l'étendue , car pour Descartes , étendue et corps sont une seule et même chose. Ces modes agissant sur nos organes nous procurent des plaisirs et des peines purement subjectifs , qu'on appelle le chaud , le froid , la couleur, le son, l'odeur, la saveur, la douleur, la faim , la soif, etc. : phénomènes qui ne sont pas des qualités des corps, mais seulement des sentiments en nous. A propos de ces sentiments, lame conçoit les idées d'étendue , de figure, de nombre et de mouvement. Locke, ne voulant pas admettre que la couleur, le son , l'odeur , etc. , résultassent pour nous d'une simple disposition des parties de l'étendue , supposa qu'il y avait dans les corps des propriétés correspondantes à ces phénomènes, et nomma ces propriétés les qualités secondaires des corps, appelant du nom de qualités^ rimaires l'étendue , la figure , le mouvement , la solidité et la divisibilité. Reid et son successeur, Dugald Stewart, ont adopté cette théorie et ont maintenu et développé les oppositions que Locke avait établies entre les qualités primaires et secondaires.

Résumons les molils de cette distinction :

i° La première fois que les qualités secondes se manifestent à nous , ce sont de purs faits de conscience, des plaisirs ou des peines, que nous ne distinguons pas d'avec nous-mêmes, et qui n'auraient pas seuls la vertu de nous faire sortir du moi. Les qualités primaires , dès leur première apparition , se posent comme distinctes du moi [i5, 19, 22 , 23, 65 , 86],

20 Le nom des qualités secondes signifie à la fois ces qualités et la sensation qu'elles nous causent. Le nom des qualités primaires ne signifie qu'elles -mêmes [54,72].

3° Les qualités primaires sont essentielles au corps, on ne peut le concevoir sans elles. Les qualités secondes ne sont pas nécessaires à l'existence du corps et à la conception que nous nous en formons [i5, 19, 65, 69, 70].

4° Les qualités secondes supposent les qualités premières. Celles-ci peuvent exister sans les autres [1 5, 19, 65].

5° Nous connaissons directement les qualités premières ; nous savons très-clairement ce qu'elles sont dans les corps. Elles deviennent l'objet des sciences mathématiques. Nous n'avons des qualités secondes qu'une connaissance indirecte et obscure : on ne peut les soumettre au calcul [ 68 , 71 ].

6° Les qualités premières sont absolues; elles existeraient lors même qn'il n'y aurait pas de sujet connaissant ni sentant. Les qualités secondes ne seraient rien sans le sujet sentant. Elles n'existent que d'une nia nière relative [ 19 , i5 , .»6 ].

Examinons ces propositions : i° il est inexact de dire que la couleur, le son, l'odeur, etc., soient uniquement d'abord des peines ou des plaisirs; il y a des couleurs qui nous sont indmeren tes, d'autres qui, après

nous avoir charmés , finissent par nous déplaire , quoiqu'elles restent les mêmes comme objets de perception. Les qualités secondes sont donc comme les qualités premières des objets de perception et des objets d'affection.

Comment distinguons-nous les qualités premières d'avec nous-mêmes? Quand je pense à une étendue , à une ligure sans les percevoir , comment sais-je que je ne les perçois pas? et quand je les perçois , comment suis-je persuadé que dans ce cas je ne me borne pas à les concevoir ? parce qu'il y a une opposition naturelle entre la perception et la conception; opposition immédiate, ipso facto , sui générés , sans raisonnement , ni commentaire, que toute explication détruit. Cette opposition existe de même entre la perception et la conception des qualités secondes : je sais quand je perçois un son ou une couleur, et quand je ne fais que les concevoir.

Si la couleur , par exemple , n'était qu'une sensation , toute sensation étant simple, indivisible et immobile, comment percevrions-nous létendue , la figure et le mouvement de la couleur ? Ne voyons-nous pas les dimensions , les formes et ia fuite des nuages qui passent au-dessus de nos têtes. Notre sensation de couleur estelle donc étendue , figurée et mobile?

S'il était vrai que la couleur et même la résistance . comme le dit Reid [22] après Descartes , ne fussent que des plaisirs ou des peines, à propos desquels nous fut suggérée l'idée de l'étendue et de la ligure, comment cette idée correspondrait-elle à la forme et à la dimension précise de l'objet, cause de la sensation ? J'appuie sur votre main une sphère, puis un cube; la sensation étant indivisible et simple est la même dans les deux cas : comment devinez-vous la forme? par la perception,

dites-vous ? Eh bien ! je présente à votre vue un disque blanc , puis un triangle noir : si la couleur n'est qu'une sensation simple et sans étendue , comment devinerezvous la forme et la dimension des couleurs que j'ai soumises à votre expérience? Les couleurs ne sont donc pas seulement des sensations , maisdes objetsde perception.

Les étendues et les formes qui arrivent à notre connaissance sont toujours délimitées par leur résistance ou leur couleur; sans cette délimitation, l'idée d'étendue , si elle pouvait s'introduire dans notre esprit , serait illimitée , ou elle n'aurait qu'une forme toujours la même , ou enfin des formes diversifiées à l'infini, dont il serait difficile d'expliquer l'origine , et qui ne coïncideraient que très-rarement avec celles des objets , causes de nos sensations.

20 Le nom des qualités secondes , dit-on , signifie à la fois la sensation et sa cause : les mots de son , de couleur, d'odeur, sont équivoques, tandis que les mots d'étendue, de figure, n'ont qu'une seule signification. L'équivoque est dans la langue des philosophes, et non dans celle du sens commun. Le son , la couleur , l'odeur, sont pour le vulgaire l'objet d'une certaine perception particulière, comme l'étendue elle-même qui ne peut jamais être perçue si elle n'est pas vue ou touchée, c'est-à-dire si elle n'est couleur ou résistance.

Si d'ailleurs la couleur et le son n'étaient , comme Reid[2i], et Descartes ont le courage de le dire que des phénomènes analogues à la faim et à la soif, pourquoi le mot de couleur aurait-il deux significations , tandis que le mot de faim n'en a qu'une. Le vulgaire objective le son, il ri objective jamais la soif. Les philosophes eux-mêmes ont donné le nom de qualités <lccorps à la couleur et au son . ils n'ont jamais donné ce

titre au plaisir et à la peine. Donc ni la couleur , ni le son , ni les autres qualités dites secondes , ne peuvent être assimilés à la peine et au plaisir ou à la pure sensation.

3° « L'étendue , la figure , le mouvement , le nombre , » la solidité et la divisibilité , sont essentielles à la ma- » tière. » Examinons : loin que le mouvement soit essentiel à la matière, elle est généralement considérée comme inerte. La matière n'est pas infinie , mais rien n'empêche de la concevoir telle et sans interstice : dans ce cas, elle n'aurait ni nombre, ni figure; elle pourrait être fluide et n'avoir pas de solidité , ou au contraire être douée d'une ténacité invincible , et se refuser a toute division. Reste donc l'étendue. Qu'est - ce que l'étendue? Une juxta-position de parties? Mais les parties ne sont pas juxta - posées , comme le prouve la contraction , la compression et la condensation. Est-ce l'étendue de la molécule ? Mais Leibnitz conçoit la matière sans cette étendue , et dans la plupart des explications physiques , la molécule est une superfétation : tout se réduit au jeu de forces immatérielles qui , tantôt luttent les unes contre les autres , et tantôt se laissent pénétrer. En conclusion , au delà de ce que nous touchons , voyons , entendons , flairons et goûtons , nous ne savons rien de la matière , loin que nous puissions affirmer que quelque chose lui soit essentiel.

Mais peut-être entendez-vous par matière l'étendue , la figure et la solidité ? ]1 ne serait pas étonnant alors que pour vous la solidité , la figure et l'étendue fussent essentielles à la matière. Vous affirmez ainsi que l'étendue est essentielle à l'étendue : ne vous étonnez pas que j'affirme , à mon tour , que le son est essentiel au son , et la lumière à la lumière.

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4° « Les qualités secondes supposent les qualités » premières. » Sous ce rapport , l'étendue seule serait une qualité première ; car la figure , la solidité , la divisibilité supposent l'étendue. L'expérience nous apprend qu'à la production du son correspond une certaine vibration de l'air et des solides ; mais nous ne saurons jamais pourquoi il en est ainsi , et nous ne sommes pas en droit d'affirmer qu'il n'en pourrait être autrement. Le son a une certaine étendue qui lui est propre , mais qui est l'étendue de ce son , et non l'étendue tangible ou visible. La première fois que l'enfant fait attention au son , il cherche à le saisir avec les mains , comme un objet distinct et existant à part. Les physiciens savent de la lumière cela seulement qu'elle est la lumière , et que son étendue et sa forme ne sont pas tangibles. Quant à l'odeur et à la saveur, elles ne sont pas même toujours unies à une étendue tangible, et rien ne prouve que cette union soit nécessaire. 5° Vous connaissez, dites-vous, directement les qualités premières et vous savez très-clairement ce qu'elles sont dans les corps , mais comment distinguez-vous ces qualités d'avec le corps? Quand vous avez retranché l'étendue, la figure, la solidité, que reste-t-il ? Votre assertion revient donc à celle-ci : vous savez ce qu'est l'étendue et la figure dans l'étendue et la figure ; permettez-nous de savoir ce que le son est dans le son, et la couleur dans la couleur. De votre aveu, la figure, la solidité , le mouvement , supposent l'étendue , et vous ne pouvez pas plus vous rendre compte de l'étendue que nous du son et de la lumière.

Quant au mérite de servir d'objets aux sciences mathématiques, il faut encore en dépouiller les qualités premières. Ce n'est ni l'étendue ni la ligure perceptible,

avec leurs interstices et leurs irrégularités , qui donnent lieu aux méditations du géomètre , mais l'espace pur, sans solution de continuité et les lignes idéales que notre imagination y dessine. Dugald Stewart a subdivisé ainsi les qualités premières. i° « Les propriétés mathéma- » tiques de la matière qui sont l'étendue et la figure, et » dont la notion détermine en nous la conviction irré- » sistible de l'existence , non-seulement indépendante, » mais encore nécessaire et éternelle des objets qu'elle » représente. 2°Les qualités premières proprement dites, » comprenant la dureté et la mollesse , l'aspérité et le » poli, et les autres propriétés de même nature que nous » ne trouvons pas d'absurdité à supposer anéanties par » la puissance du créateur, (i) » D'après cette théorie, l'étendue et la figure ne se distinguent plus de l'espace et des lignes idéales conçues par notre imagination ; mais l'on s'étonne que le successeur de Reid ait conservé le nom de propriétés de la matière à des objets nécessaires et éternels.

6° Enfin les qualités premières sont-elles plus absolues que les qualités secondes. L'étendue perceptible n'est pas l'espace ; cette étendue, loin d'être absolue, paraît n'exister que pour nos sens : là où notre main touche une étendue continue , il y a des solutions de continuité. Si nous n'existions pas, où serait la prétendue continuité de la matière. L'étendue résistante, comme l'étendue de couleur, est donc un pur phénomène constitué par notre perception et qui n'existe plus dès que nous cessons de le percevoir. Je ne veux pas dire par là que c'est l'être percevant qui constitue la matière : à défaut de l'être percevant, il y aurait encore

(1 Essais philosophiques traduits par Charles Huret, p. 198.

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clans la nature des causes inétendues de perception d'étendue ; mais il y aurait de même des causes inéteudues d'odeur , de son et de lumière.

Je veux bien admettre que les phénomènes dits matériels résultent de l'action de certaines causes sur nos organes, et que ces phénomènes n'existeraient pas sans la cause, d'une part, et sans l'organe, de l'autre; mais il faut qu'on m'accorde qu'il en est ainsi pour tous les phénomènes matériels, pour ceux qu'on appelle qualités premières, comme pour ceux qu'on relègue sous le nom de qualités secondes.

Je ferai remarquer de plus que l'action sur l'organe n'est pas une action sur le moi. Bien que l'étendue perceptible n'existe que par notre organe et dans notre organe , elle n'existe pas pour cela dans le moi. Le moi distingue l'étendue d'avec lui-même. Il ne dit jamais moi de l'étendue, et il sait toujours quand l'étendue est dans la perception ou seulement dans la conception; mais s'il ne dit pas moi de l'étendue, il ne le dit pas davantage du son, ni de la couleur , ni de l'odeur. Il ne le dit que du plaisir et dé la peine. Moi et souffrance se traduisent par ces mots : je souffre ; vous ne ferez jamais la même traduction pour moi et son, moi et couleur; donc la couleur, l'odeur, etc., ne sont pas des plaisirs et des peines.

Ainsi se délruisent toutes les oppositions établies entre les qualités premières et secondes ; mais du point devuede lacritique moderne, il ne suilitpasde montrer qu'une opinion est fausse, il faut encore dégager la part de vérité qui s'y cache, et qui seule a pu faire vivre cette opinion. Nous reconnaissons donc que les hommes ont toujours été plus frappés des qualités tangibles et moins préoccupés des autres qualités dites matérielles. L'expé-

rience leur fournit souvent des étendues et des formes solides, sans y joindre le son , l'odeur, la saveur, ni même la couleur, si le toucher s'exerce pendant la nuit. Au contraire le son, l'odeur, la saveur se présentent très-rarement sans une étendue tangible à laquelle on puisse les rapporter. Quant à la lumière , elle a une étendue propre qui coïncide le plus souvent avec une certaine étendue tangible ; l'on s'habitue à regarder l'une et l'autre comme une seule et même étendue, quoiqu'elles puissent se séparer. De là , dans le travail de l'abstraction, il nous est plus facile de penser à l'étendue et à la figure tangible , sans penser à la lumière , au son, à l'odeur, que de penser à l'odeur, au son, à la lumière, sans penser à l'étendue tangible. Nous avons tellement besoin du tangible, nous éprouvons tant de peine à en faire abstraction, que, dans nos hypothèses physiques, là où le tangible nous manque , nous le supposons. IN'inventons-nouspas un fluide calorique, un éther lumineux qui, pour prendre le mot des physiciens, se comportent comme les fluides tangibles, et seraient, d'après l'hypothèse , susceptibles d'être touchés par des organes plus délicats que les nôtres. Enfin , toutes les fois que nous employons le mot corps , nous l'appliquons à du tangible : pour le pâtre , comme pour le savant, qu'est-ce qu'une pierre? Ce n'est pas la couleur, car ce corps la perd pendant la nuit; ce n'est pas le son, car la pierre n'en produit que quand on la frappe; elle peut n'avoir ni saveur, ni odeur, ni température sensible. Sa forme actuelle peut lui être enlevée, mais si elle perd toute forme et par conséquent toute étendue tangible, que lui resterait-il? Rien qu'on puisse appeler une qualité matérielle, ear au delà de l'étendue tangible, la molécule elle-même n'est plus qu'une hv-

pothèse et elle nous échappe. Dire que le corps est une étendue tangible et formée, c'est faire une définition, une proposition convertible, où l'attribut est adéquat au sujet. Dire que le corps est coloré, sonore, etc., c'est taire une addition de parties. Dans la langue de Kant, la première proposition est simplement analytique , la seconde est une proposition synthétique. Un nom concret s'applique toujours à un ensemble où figurent les qualités tangibles, jamais à un ensemble de qualités intangibles. L'étendue tangible est donc le quid inconcussum de ce que nous appelons matière , c'est ce que l'expérience nous y montre toujours, et ce qui demeure le plus ferme dans nos abstractions.

Voilà le côté véritable de la distinction des qualités primaires et secondaires; mais il n'en résulte pas que les qualités secondes se confondent la première fois avec lesfaitsdeconscience, carilsne s'en distingueraientplus : le plaisir et la peine ne sont jamais attribués aux objets comme qualités secondes; le sens équivoque que les philosophes attribuent aux noms des qualités secondes devrait s'appliquer à l'étendue perceptible elle-même, si les philosophes remarquaient que cette étendue n'existe que pour notre perception. Les qualités primaires, qu'on regarde comme essentielles à la matière, ne sont essentielles qu'à elles-mêmes , puisque c'est leur ensemble qu'on appelle la matière, et les qualités secondes ne sont pas moins essentielles à leur propre existence. Les qualités secondes ne supposent les premières que dans l'ordre de l'expérience et non dans l'ordre de la nécessité; elle^ sont connues aussi directement et aussi clairement pour ce qu'elles soin , que retendue est connue pour étendue et la figure pour figure; enfin toutes les qualités de la matière , premières et secondes,

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sont également relatives et périssables : il n'y a d'absolu, c'est-à-dire d'éternel et de nécessaire , qwe l'espace, lé temps et Dieu.

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