‹ Critique de la philosophy de Thomas ReidChapitre 42 sur 60 · IX. DE LA MÉMOIRE, DE LA CONCEPTION ET DE L'ARSTRACTION · texte numérisé non relu

IX. DE LA MÉMOIRE, DE LA CONCEPTION ET DE L'ARSTRACTION

Je passe à la théorie de la mémoire et de la conception. Cette théorie me paraît une des plus belles que l'auteur ait écrites. L'habile Ecossais décrit les faits avec lenteur , précision et fermeté : il semble prononcer les oracles de la science. Le lecteur se sent éclairé et subjugué; il marche , il avance sous la main d'un guide sévère, qui ne le laisse pas se détourner du chemin [76-92]. Nous remarquerons cependant une indécision fâcheuse entre deux termes qui sont loin de se ressembler, et que Reid emploie toujours comme synonymes, u C'est par la mémoire que nous avons la connaissance immédiate des choses passées La mémoire est toujours accompagnée de la croyance a l'existence passée de la chose rappelée [76, 77]. » La mémoire nous donne-t-ellela connaissance on lac/ < yancr du passé? Il faut choisir. Le terme de croyance convient au jugement d'induction, qui comporte toujours la possibilité d'une erreur, il ne convient ni à la perception, ni ii la mémoire qui sont des certitudes immédiates.

Le sage Reid constate <|iie la mémoire comprend la cou naissance d'un passé <>u nous avons agi, sans que nous puissions nous expliquer comment le fait passé nous apparaît comme tel , au lieu de nOUS apparaître comme présent. Il démontre la vanité des systèmes

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