‹ Critique de la philosophy de Thomas ReidChapitre 57 sur 60 · CONCLUSION. I · texte numérisé non relu

CONCLUSION. I

choses extérieures, pour en former une logique, une physique, une morale et une religion naturelle; mais n'entreprenez pas de constituer une ontologie à part, dont l'objet ne soit ni l'homme, ni la nature , ni Dieu. Si un sceptique, sous prétexte de constater 1 "état actuel des opinions philosophiques, essaye de les briser les unes contre les autres (1) ; si après avoir pulvérisé , sans peine, le matérialisme à l'aide des arguments de Bayle, il aflirme que les travaux de la philosophie écossaise pour distinguer l'a me d'avec le corps , et la psychologie d'avec l'organologie, conduisent justement au matérialisme, s'il reproche à cette philosophie d'éviter ce qu'il appelle les grands problèmes philosophiques (2) j ne vous effrayez pas de son humeur chagrine , car il vous dira lui-même que tout ce que nous saurons jamais de l'être , c'est qu il est; et que la tentative d'en savoir davantage est vaine et anti-philosophique (3); il vous dira que la philosophie ontologiste n'a jamais fait qu'obscurcir la notion de Dieu et qu'il faut en revenir au Dieu de l'humanité, être tout-puissant et tout bon, séparé de l'homme et du monde , c'est-à-dire au Dieu de l'humble philosophie écossaise (4). C'est avec le même esprit de conséquence qu'il vous grondera d'avoir abandonné l'enseignement de la logique d'Aristote , alléguant que l'assemblée constituante ne savait que cela et le latin (5), oubliant qu'elle s'inspirait surtout de Jean- Jacques, qui ne savait guère ni l'un ni l'autre, et qu'il souhaitera en terminant qu'on ne ressuscite pas la Scholastique , parce quon ne ressuscite rien (6).

(1) Voyez la préface déjà citée (ï\) Ibid., p. »o6et 107.

des fragments d'Hamilton. (5) Ibid.. p. i3o.

(i) Ibid., p. 28 et 3b. (6) Ibid. , r. i3 1 . (3; Ibid., p 88 et 89.

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