‹ Critique de la raison pratiqueChapitre 35 sur 67 · XXXVI AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XXXVI AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR

plus tard la Religion dans les limites de la raison ; Degérando préparait des traductions plus importantes, exposait et critiquait le kantisme en 1799, eu 1801, en 1805, en 4808; B. Constant l'attaquait en 1797; la Décade présentait à la même époque Kant comme un philosophe digne d'être étudié. François de Neufchâteau publie en 1800 une esquisse qui pourrait être acceptée aujourd'hui en grande partie par les criticistes ; Villers l'oppose à la philosophie régnante et provoque un nouvel examen de la doctrine auquel se livrent la Décade etD. deTracy, Degérando et Mercier. Prévost en 1797 et en 1805, Boddmer, en 1802, contribuent, comme le poète Kinker, traduit par Le Fèvre, à appeler l'attention sur Kant ; D. de Tracy, Laromiguière l'étudient dans les versions latines ; Ampère lui t'ait des emprunts et engage Biran à le lire; Stapfer en fait un auxiliaire du christianisme ; Chateaubriand et Gall le citent, M"" de Staël le célèbre avec enthousiasme et le met à côté de Schiller et de Goethe. Nous nous demandons si l'on pourrait, vingt ans après l'apparition des œuvres capitales d'un Comte, d'un Spencer, d'un Darwin, trouver en Allemagne autant d'hommes célèbres à des titres si divers, qui aient tenté de les comprendre, autant de travaux importants qui aient eu pour but de faire connaître, d'apprécier les doctrines nouvelles, de mettre même en relief la valeur du penseur dont les conclusions auraient été combattues comme inexactes. Et cependant les contemporains de ces trois penseurs n'ont pas été mêlés à des événements aussi terribles et aussi peu propices à la spéculation que ceux dont ont été témoins les hommes qui vécurent de 1789 à 1814 ' !

F. PiCAVKT.

Mai 1888.

Quelques, mots seulement de notre travail. Nous avions, à deux reprises déjà, traduit pour nous-môme la Critique de la Raison

* ^\ ^'*î*^'.^" ^ ^^8"^'^ (««'• P^- XXVI, p. 416) le Bombardier polonais et la Critique de la Raieon pure, publiés vers 1800 par Wronski à Marseille. ' '

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