DE LA BAI80N PUBE CXXIX
le désordre et le mal qai s'y rencontrent anssi. Si Ton admet la spiritualité de Tâme pour expliquer Tunité de ses phénomènes, il hnt invoquer d'autres hypothèses pour expliquer comment les * mêmes phénomènes, ceux par exemple de l'intelligence, peuvent croître ou décroître avec le corps.
Kant n'admet donc pas que, dans les questions purement Uuge pnttspéculatives de la raison pure, il y ait lieu de faire des hypo- ^^' thèses pour s'en servir éomme de principes d'explication ; mais, s'il exclut les hypothèses de l'usage dogmatique, il les croit parfaitement admissibles dans l'usage pratique, c'est-à-dire quand il ne s'agit que. de se défendre contre les négations du dogmatisme matérialiste. On peut alors les employer utilement comme des armes de guerre, armes de plomb, il est vrai, car elles ne sont point trempées par l'expérience, mais armes toujours aussi bonnes que celles dont peut se servir l'adversaire Eant s'applique ici (p. 343) à montrer par des exemples tout le parti qu'on en peut tirer en ce sens; mais il a bien soin de rappeler qu'en mettant en avant des hypothèses de ce genre, il ne s'agit que de rabattre la présomption dogmatique d'un adversaire audacieusement négatif, et nullement de démontrer quoi que ce soit dans un ordre de choses absolument inaccessible à la raison spéculative. Il s'agit seulement de montrer à l'adversaire qu'il n'a pas le droit d'étendre les principes de l'expérience possible à la possibilité des choses en général, et que sa prétention n'est pas moins transcendante que celle du dogmatisme contraire. A ce point de vue, les hypothèses transcendantes peuvent être utiles ; mais elles ne sauraient avoir, dans l'ordre spéculatif, d'autre mérite, et ce serait vouloir étouffer la raison sous des chimères que de leur attnbner une autre valeur.
Telle est la discipline de la raison pure par rapport aux Rè^^ies de u hypothèses; il resté maintenant à voir quelle est celle qu'elle ^^"JJîJfy*' doit suivre par' rapport aux démonstrations, U y a ici trois règles à suivre.
La première est de ne tenter aucune preuve transcendentale Première rèsans sfétre demandé à quelle source on en puisera les principes ^^ et de qael droit on en peut attendre un bon résultat (p. 349). S'agit-il des principes de l'entendement, par exemple du principe de eaasaiité, il faut alors bien savoir que ces principes n'ont de valenr qoe pour l'expérience f^ossible, et qu'il est inutile de
CXIX AXALTSE DE. UL CUTDCE
obenber à i'cAerer ]aar leur bojcb aoz c^kOBS ie lanôson fare. S'êàresKnA'-'jB diredteaeiit abx icincâpes de la rasMot pure eUe-séne, il se iuit pas OBblier q^e ea pnocâpa s'oift 4e Taicar qce ccouBe principes régalaievn d'aa msMgt gpttftilâyg de rexpériecee. et qae. oosae frîndpes ot^^ectîlB. âk soni ton diaiiadtiqaec. Gt4ee à cette règle, on ae Uissen {araer me— e de ces préUsdaes prevTes qal. par Teffet d*u Basqae de léflejdon, obtiexuoeiit si aisément ane iansse eoniictioa, bui^ igà ce somienncDt pas 2'examen d'an jugement KdèckL !<>. La seconde règle e^t qoe, pocr cLaqoe proposilion tnasoen- ^ dentale, o£ ne doit dierdier qn'one senk preare. Cesl qa''ea eiet toate proposition traascendenuk partant d^'aa eoacept Mon daqnel il o'j a plas rien par qaoi l'objet pai^e être détenaîné, et la prrave ne pondant contenir rien de pins qae la déteran nation d'an objet en général d'aprîs ce concept, cette preave doit être oniqae coaune ce concept lai-mêiae. Ainsi cette proposition : toat ce qai arrive a ane caase, ne comporte qa'ane seale prenre, celle qai se tire de la seale condition qai constitae la possibilité objective d'an concept de ce qai arrive ea gjanésràL Celle qae Ton a prétenda tirer de la contingence revient en définitive à celle'li. Il en est de même des propositions traaseea* dentales qai concernent la simplicité de rame on Texistence de CKeo; il ne pent y en avoir qa'ane seale preuve, si tant est qa*il y en ait une possible, au point de vue spéeulatiL « Aussi, dit Kant (p. 352), lorsqu'on voit le dogmatique mettre dix preavei en avant, peut-on être sûr qu'il n'en a pas une. Car, s'il en avait une qui démontrât apodictiquement (comme cela doit ^re dana les choses de la raison pure), aurait-il besoin des autres? Son bat est seulement d'avoir, comme cet avocat au parlement, un argument pour celui-ci, un autre pour celui-là, c'est-à-dire de tourner à son profit la faiblesse de ses juges, qui, sans beaacoap approfondir la caase et poar se débarrasser de leur besogne, saisissent la première raison qui leur parait bonne et décident ea conséquence. »
titme ré- La troisième règle prescrit de n'employer que des preuvei
directes ou ostensives^ et non des preuves indirectes on apago* î" giques. Le propre de ces dernières est de conclure, soit suivant - , le modus panens, la vérité d'une connaissance de celle de ses conséquences, soit suivant le modus iaOens, la basseté d^Uk.