‹ Critique de la raison pure (volume 4)Chapitre 27 sur 39 · C'est la fiiaUti des principe · texte numérisé non relu

C'est la fiiaUti des principe

398. L'eipreuion |)rtncipi est éqnivoqne ; elle oe signifie s qu'une proposition générale qui est employée comme principe.

309. Oa peut doDc a.^ei\eT catmaissmet fvr principe, celle dans Uqaelle on reconnaît le particnlier dans le général an mojeo de concepts, comme dans le raisonnement. Ainsi, na principe a priori â» l'entendement pent Ctre appelé nn principe, en tant qn'il[sart de roajenre dans nn raisonnement.

400. Hais ces prijitipa de l'entendement pur ne sont pas, quant à leur origine, des connaissances par concepts, et ne seraient pas posùblas sans intoition a priori, on lans être des conditions de la possibilité de l 'expérience.

401. Ventendement ne pent par conséqaent pu du toot procnrai des connaissances synthétiques par concepts, les senles qui méritent le nom de prinàpa absolus; les principes de l'entendement ne sont qne des principes relatifs.

403. Si donc on cherche nn principe de la ^^laKon et qnll s'agisse de savoir si la natare des choses est soumise à des principes, nne tells connaissance par principes repose sur la twqile pensée, tandis qaa la connaissance de l'entendement reçoit sa Talenr par des tn<w(tons.

403. L'entendement pent-ëtre nne facnlté de l'nnité des phénomènes par des règles, et alors la raison' est nne facalté des règles par d» principes. Ainsi elle ne s' adresse jamais ft l'expérience mais & l'entendement pour donner l'nnité rationnelle au connaissances Intel lectne Iles.

444. Qaelqne chose est on immédiatement connu on seulement conclu; ainsi, dons l'illosion des sens, oons tenons qnelqne chose pour immédiatement perçn, qne nons n'ayons cependant que conclu. Dans tant raisonnement est: 1* nne proposition qni sert de fondement; 2* une antre, qai est tirée de la première [concinsion} ; 3* nne troisième, d'après laquelle la Térilè de la seconde est liéelndissatnblement a la vérité de la première (la conséquence). Si la conséquence est daos la première proposition, de telle manière qn'il ne soit besoin d'ancnne représentation médiate pour l'en tirer, alors le raitomement s'appelle immédiat (raisonnement de l'entendement} ; mais, s'il font de pins 1 cet effet nn jugement intermédiaire, le rtiùonnnnent s'kppelle alors médiat (raisonnement de la raison),

40S, Dans tout raisonnement médiat: !* on connaît nner^le (major) par l'entendement; on subsurnsone connaissance i la conditioii de la règle (minor) par le jogement; 3* on détermine la connùssaoca par le prédicat de la règle (eonehaio), par conséqneat a priori par la raison. Par conséquent, le rapport a* 1 représenté entre nae 0

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SOHIUIBBS ANALYTIQUES. 478

sanc* et M eondition, donoe trvi» ttpicei de nlsonnemenit médiats: 1° des rabonnements catégorique!; 2* des hypothmqae» , 3* on d«S iHtjonctif», iDÎTBDt qae la majeare elle-même est catégoriqae, bjpothétiqne od disjonctive.

406. La raison cherche dans le raison nement à ramener an plai pe> tit nombre de principes possible la grande dlTersitë de la connaissance de l'entendemeat, c'est ce qa'apprend nn conrt traité sur la natnre dn raisonnement (<].

407. Qutttion. La raison pnre renferme-t-elle a priori des propodtioDs synthétiques et des rËgles, et en qnoi consistent ces principes! La raison est donc ici isolée.

408. Le procédé fonnet et logique de la raison dans le raisonnement niédiat nons donne déjà lA-dessns nn gnide suffisant.

409. 1) Le raisonnement concerne non pas les intuitions, mais tes concepts et les jagements. L'iaiiti ratiwntlle n'est donc pas l'nnité synthétique d'nne expérience possible.

410. 2) La raison dans son asage logiqne recherche la condition générale dam son jugement; elle en cherche ensuite la condition par nn épisjllogisme. Le principe propre de la raùon est donc ; dt trowar VinconàitiomtÉ de la cotmoûtance conditionnés de l'entendement.

41 1 . Hais cette maxime logique n'est nn principe possible de la raison pnre qn'antant qne l'on admet qne, si Vinconditionné est donné, la série entière de tel cimditions subordonna entre elles, série qui n'est plu* alors conditionnée, est aussi donnfe.

412. Hais ce principe est éridemment synthétique, car le conditionné se rapporte analytiqnement à la condition et noni l'inconditionné. Hais d'autres principes synthétiques doiTent aussi résulter de ce même principe.

413. Hais les principes qui résultent de ce principe suprême de la raison pure, sont transcendants par rapport aui phénomènes. La dialectique transcendautale recherche donc l'oubli de la nature de ce principe suprême, et les malentendus qui en résultent.

414. Les concepts proTenant de la raison pure ne sont pas simplement des concepts TilUchis, ou qui contiennent (comme les concepts de l'entendement) l'unité de la réflexion [359 s.) sur les phénomènes ; ce sont de plus des concepts conclus.

415. Des conct^ts rationnels seirent & comprendre, commes les eoiteepts intellectuels & entente ; si les premiers ont ane latear objectire,

(1] Y. IdfifM d« Xoat, S* étit., p. IM et ■.} UT et s.

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476 somums iNALmotns.

ib pooTsnt s'ai^sr coaeeptiu ratioeinati; t'ils n'en on{ pu, i raitocmamit$, et ea géairal, idia (rowcendontato.

iI6. LepenMar M troaTs soaTeat embsrrusê dans le choix d'un* ezprenioD qni conTienne à ses concepts. On rftassit rarement dans In prétention de forger des mots nooTeani. Avant de le tenter, ïl est prudent de tirer d'nne langue morte on larante le mot dont on a besoin, et d'en affermir la signification propre.

417. S'il ne se tronve dans nne langue qn'nn seni motijni conTienne parbitoment pour rendre nn concept, entendu dans nn sens qn'il a d^& en, il est convenable de l'employer et de Ini conserver sa signification propre.

418. Platon s'est serri dn mot idê», entendant par là qnelqne chose qni n'est jamais pris des sens et qui dépasse ainsi les concepts de l'en- lendement.

419. 11 obserre qne notre raison s'étëfe i des connaissances qni s'étendent beaaconp trop loin ponr qn'nn objet de l'expérience puisse jamais lenr convenir.

4S0. Il trouve ses idées principalement dans tout ce qni pratique, c'est-à-dire dans tont ce qoi se fonde sur la liberté, laquelle est de son cdté soomise i des conaaissances qui sont le prodoit propre de la raison, V. g., les concepts de la vertu.

421. La Réjpabliqve de Platon, qnaod on l'entend bien, n'est pu si manvaise qu'on pense ; elle est fondén sarl'idée nécessaire d'nne constitution de la pins grande liberté d'après des lois qni font que toute liberté pent subsister avec toute aotre ; c'est donc un idéal d'aprto 1»qoel on pent examiner seulement la valeor de tonte constitution réelle.

422. Hais par rapport à la nature, Platon es voit avec ralwn lu pieaves dairu de son origine dans les idées {aut Idem], ou d'après des Sna.

423. L'usage trauscendantal de la raison, de ses principes, de ses idées, doit donc être recherché. Hais le mot idée ne devrait être employé que ponr désigner des concepts rationnels, on des concepts tirés de notions qui dépassant la possibilité de l'eipérience.

SOMMAIRES ANALYTIQUBS.

Sclielle det repréientation

Repréwntation, repr(Bsentatio

avec conscieace,

Perctptton

[perceptio]

sabjecUve objective

s«n«ttton cORDoitsance

(senaatio) (cognitto)

immédiate médiate

mtvitvm concept

(intoitio) (conceptni)

la sensibililé pare, l'éntendemeat , la ralton notùm. idée.

454. Nons poQTons présamer qoe la forme de roisaonements codtieadra l'origine de concepU particuliers a prton, que noos ponrODs appeler eoneepti rotûnneb fnnn on idéei iraiiKendantalet.

455. La fonctioD de la raison dans sas raisonnements consiste daos la géniiralité de la cooaaissaQce d'après des concepts; et la concJunon est m6me nn jagemeot qui est déterminé a priori dans toaie Vétenàue de M amiktion.

426. Un ixncffpt rationnel est le concept de l'tncont&h'imn^, en tant qa'il contient nn principe de la sjntbise dn conditionné; car dans la majeure d'un ijllt^isme nons conceTons le prédicat, que noos restraignons dans la conctasion & nn certain objet, dans tonte sa spfaire (unÎTersolitÉ). A cette sphère correspond la totalité {omnitudo) des conditions; mais cette totalité est toujours inconditionnée et n'est possible qne par l'inconditionné.

427. Autant donc il y a d'espèces de rapport, snivant les cat^oriet, autant aussi il j a de sortes de raisonnements jmrt, savoir :

1) Un inconditionné de la synthèse catégorique d'un sm'et;

2] Un inconditionné de la synthèse hypothétique d'une série;

3) Un inconditionné de la synthèse di^onctive da partiet tfun iiptéme.

4S8. 11 y a en effet autaTti d'espèces de raisonnements, dont chacnn s'élère par prosyllogismes à l'inconditionné :

1) A un sujet qui n'est plus prédicat;

2) A une sapposilion qui ne snppose pins rien;

3) A nn agrégat des membres de la division qui n'exige pins aucun membre pour l'achèvement de la diiition.

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478 SnOUlBlS ANALTTItfnS.

Les concepts pnn de la raiscD toacbant I& ttUMU dam la lynfUM dn condîtioR*, sont donc, an moins comme probUnut, fondés snr la raison humaine.

4S9. Le mot a(toIu est sonvent employé maintenant pour iodiqoer simplemeat ce qui se dit i l'occasion d'nne diose sons eon^araiion (iatrinsèquement) ; mais il signifie anssi qaelqnefois ce qoi s'afflnne sous tout la rapports (sans limite}.

430. Ce mot doit être employé ici dans ce sens étendu, par oppoùtion & ce qui a nne Tslenr relative.

431. Le concept rationnel tratucendantal ne confient donc jamais qn'ft la totalité a6salu« dans la syntliËse des conditions et ne s'arrête qn 'il 'absolument inconditionné. Il sert ft systématiser, c'est-à-dire k rédnire i l'anilé rationnelle en un tout a&solu les op^attons tntel- Iseluelles (c'est-i-dire & réduire l'nnité intellectnelle en intuitions).

Or comme rien dans l'eipérience n'est inconditionné, l'application des concepts rationnels purs aux intoitions (on leur nsage objectil) est tODJonrs transcendant.

432. Une idée est un concept rationnel nécessaire, aaqael nnl objet correspondant ne pent être donné par les sens {t. g., la SofFCSS^; les concepts rationnels pars dont il s'agit ici (4S7) sont donc des itUu transcendantala.

433. Elles peuvent servir à conduire mienx et pins loin l'entendement dans les connaissances des objets, et rendent pent-4tre posdble une transition des concepts natarels aux concepts pratiques.

434. H s'agit donc de considérer maintenant la forme logique de la connaissance rationnelle, poar voir si la raison ne devient pas par li nne source de concepts d'objet en général, et si par là nne série d'objets n'est pas considérée comme par rapport i l'ane on i l'autre fonction de la raison, par exemple, le monde (145).

435. La raison est la bculté de raisonner. La conclusion est le jugement qui est porté an moyen de la mineitre par le fait de la snbsomption de la condition dans la mineure i. la condition de la règle (condition dont on énonce la règle dans la majeure). Dans le raisonnement rationnel on parvient donc par une série de conditions (prtoiisses) i nue connaissance (concinaion) qui peut être tonjonn poussée pins loin par la rattoctnati'opoiys^IIogtRttca.pcrprosylIogùmoi, ou epityllogitnu».

436. Hais il en est tout autrement de la série des proiyllogismtt qne de celle des éptsyllogismes ; car dn cAté des conditions, on demande la totalité, tandis qne dn cOté da conditionné on conçoit seulement une progression lacaltatire.

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suilunBs wALnwss. 479

437. Mont n'tvop* pu à nom occuper ici de VappannM Içgique (3U), mais d'une dialectique traaiceoâaiitale qui doit contenir parbitemeat a priori l'origine de certaines connaissances par raison pnra et de coocepb conclus. Hais il ; a trois sortes da raisonnements dia- Isctiqnes d'ob ces concepts procèdent (428),

438. Nos représentations penrent en effet se rappOTter : 1* An sojet;

S* A l'objet, mais i larérité :

a) Comme phénqmène ou

b) Comme objet de la peDsâe en général.

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