‹ Critique de la raison pure (volume 4)Chapitre 28 sur 39 · De là. trois sortes d'idées trasscendaDlales · texte numérisé non relu

De là. trois sortes d'idées trasscendaDlales

La premtfrtf contient l'nnité absolue du snjet pensant;

La sscoiufe contient l'nnité absolue de la série des conditions des [riiénomènes;

La troitiéms contient l'onité absolue de tons les objets de la pensé» en général.

440. l*Le snjet pensant (l'flme) est l'objet de lapsy^logti; 2* l'ensemble de tous les phénomènes (le monde) est l'ol^et de la eoimolopis; 3* la condition suprême de tout ce qui peut être pensé (l'essence de tontes les essences] est l'objet de la théologie. Ce sont là autant de problèmes de la raison pure, et les idées de trois sciences traoscendantales.

441. On fera voir plus clairement par la suite ce que sont ces modn de concepts rationnels pnrs, contenus sous ces trois titres de toutes les idées transcendantales, et comment la raison n'arrive nécessairement é ces idées que par l'usage synthétique de ses fonctions.

442. Il n'y a proprement aucune déduction objective possible de ces idées transcendantales, parce qu'elles n'ont pas de rapport à un objet correspondant. Elles ne penventdonq être dénvées do )a nature de notre raison.

443. La raison n'a en vue que la totdité absolne du câté des conditions (de l'inhérence, de la dépendance et de la concurrence); la plénitude, du cOté du conditionné, est un être de ration, et par cons^ qnent pas une idée transcendantale.

444. On voit enfin que ja raison pure, au moyen des idées, réduit en système toutes ses connaissances.

441. n n'y a pas de concept intellecluti possible d'un objet d'une idée transcendantale; nous ne pouvons avoir aucune connaissanca d'un objet correspondant h nue idée, quoique nous en ayons an conespf froblématique.

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480 StHUUnBB iNALTnQOBS.

ut. La réalité transceadtatale (sobjectiTs) dea concapta ntioimeU pon tiBDt dODC i ce qoe noos y sommes conduite par no raiiomieratîonnel nécesMire. Il j aura donc des raisoDoemeoto dialectîqiiei on des sophisticatîoos de la nison pare, par lesquelles nous conclDons, an moyen d'noe apparence iaévitable, de qaelqne objet qoe Dons coonaissoDS, àqnelqne antre objet doat oous n'aToni cependant pas la moindre notion.

447. Le nombre de' ces raisonnements rationnels dialectiques est égal & celai des idées; c'est-i-dire qu'il y en tnii.

a) Le raisonnemeat qni cooclat dn concept transcendante dn «njet, concept qni oe contient rien de divers, & l'anité absoloe de ce snjeL U doit s'appeler pomlofr**»'' fronscendontaj.

b) Le raisonnement qni conclnt de la contradiction de l'nnité synthétique inconditionnée, à la justesse de son unité syntliètiqne coudilionnie, qoi cependant donne aussi nn concept. Il doit s'appeler l'oRtinonite ds la raiaon pure. ■

c) Le raisonnement qai conclnt des choses qne je ne connais pas qnaot à leur concept transcendauUl (des objets en général] 4 nn être de tons les êtres, qne je connais encore moins par nn concept transcendant. Il doit s'appeler VIdtal da la raison pure.

448. Le paralogisme logtqae consiste dans la fonsseté d'nn raisonnement rationnel quant à la forme. Le paralogisme tramcendaniai est an paralogisme logiqne en rertn d'an principe transcendantal, et emporte aussi avec lui une illaston inévitable, mais qni pent être déconTerte.

449. Le jagament jt pmae est le véhicale de tons les concepte en général, et n'a aucnn titre particnlier, parce qu'il sert à prendre conscience de toatt pensée. Hais il sert aussi & distinguer l'objet dn sens intime {l'Ame) de l'objet du sens extérieur [du corpej,

450. Lapi^cAoIogte ratiuimella a pour objet le : je pente, indépendamment de toute expérienijb, car autrement elle serait empirique. Vais le je petue n'est pas d'expérience, c'est seulement ce qui rend l'expérience possible.

451. Jspenseest donc le texte unique de 1& psychologie rationnelle, et ne peut, s'il est rapporté & un objet, avoir qne des prédicats tramcenâantœa, parce qu'autrement la science serait empirique.

4SS. La topique de la psychologit rationnelle en suivant d'une manière rétrograde le fil des catégories, et en partant de celle de snbtance par laquelle une chose en sol est représentée, puisqu'ici le^eest donné comme tubitance pensante, est donc la suivante : l'dnw est :

D,q,i,i.:db,.GoogIe

SOMMAIRES AIULTTIQDBS. 481

t* Quant i la ràation, tubttana; 2* Qaant à la quaUti, simjile; 3' Qaaat à )a quantité, imité (uDe seale choM). A' Quant à la modalité, existante, par rapport aai objets powibles (Ud9 l'espace (!)•

453. De ces éléments résnltent toni les concepts de la piyeholoçie pure-

1) La sobstance, simplement comme objet do Mni.intenu, donne Yimntatirialiti.

2} La simplicCti donne Vincomtptibilité.

3) L'uniM comme întel lige Dce, donne la penomtalité. Ces trois choses réanies donnent la tpirituaUti.

4) L'existence par rapport anx corps dans l'espace donne le eomtnem'uin avec dea corps et fait de cette substance nne dme, comme le principe de l'animaltM, qni, circonscrite par la spiritnalité, donne l'immortaKté.

454. A cela se rapportent donc aussi quatre paralogiimet dtaiê ftychologie tranaeendantale, qni a ponr rondement unique la simple reprêseatation, entièrement dépoarrne de matière, moi, {il, ce, la chose qai pense) représente nniqnement nn n^e( (ranscendantol de la pensée ^ X.

455. Tout ce qui pense doit donc être tel que le dit l'expression de la conscience en moi , parce que nous sommes forcés d'attribuer ani choses tontes les propriétés a priori qot forment les conditions sons

(1) Bki eipow cette putie d'une mtaiire eiplîdla.

1* Ce qui, daaa taule peniée, ett lonjoun cooja comme ftget, juuii conDM prédiut, exiite uni camme sujet, et par ums^iaeat est ntttinut.

Or, moi, comme principe peniul, je niB tonjoun, dans tonte pente, le njet paDHot.

Donc j'eiiete comme sobstaoce.

3* Une ebose dont l'action ne peut jamais être regirdie comme l'efltt de ^taews duMes, a0nuit coDCuminmeot, eal n'sqrit (pas comporte}.

Dr le moi est nue cboae de cette espèce.

Donc le moi eiisle comme subatanee limplt.

S* Ce qui ne peut être coaçn qne comme nnmériqnement Uentiqiu, n'existe non plni qne comme nne seale et mSoH choie.

Or, je me conçois moi-même comoK nn lenl el mtme être dans 1m diflirenli temps de mon eiiatence.

DoDcjenrisnaratriqnemeat ideal^vc,' donc je nli nne ptfHane.

4> Ce qui pensa eiisle.

Or je peaie.

Donc j'eiiile.

(S. Beek, Grandrin, etc., p. 1S9) . — T.

48S SOHHAIRES ANALYTIQUES.

lesquelles senlea nons les cancevons. La proposition : je p«nM, n'est

prise ici que problématiqMemeiit, non emptriquanent.

458. Si, pour coDnait.re l'Être pensant, nous reconrions aussi ani lois de la nature, que nous tirons de l'observation du jeu de dos pensées, la psychologie serait empirique (I).

457. Nous ferons donc passer à l'épreuve critiqne tous les prédicaments de la psydwlogie pare la proposition : je peme (prise problématique ment).

4;i8. Observation générale. Je ne connais pas on objet par U siinple pensée sans inluitiou. Je ne me connais pas non pins moi-même par la conscience que j'ai de moi-mCme comme être pensant; il hot pour cela une intuition déterminée par ta pensée (336-338, 34X, 358).

459. a] Dans tous les jugements, je suis donc tonjours le snjet déterminant du rapport qui constitue le jugement (156), ou le t^et jugeant. Mais ce qui fait partie de la qualité de la pensée ne peot autoriser encore à dire que le moi, comme objet, soit sabstance; l'intuition est nécessaire pour celte affirmation.

4G0 b] Dans toute pensée, le moi est quelque chose de singniier: il appartient à la qualité de la pensée, mais cela ne veut point dire que le moi soit une substance simple, car il faudrait nne Intuition pour jiouïoir l'afQrmer.

4ei. c) Dans toute pensée le moi' est une seule et mâme chose, il est identique ; cela fait partie de la qualité de ta pensée, mais ce n'est pas à dire que le moi soit identique comme ji^rsonne, car il faudrait pour cela une intnitiOD.

462. d) Dans toute pensée je distingue le moi qui pense de ce qni est pensé, par conséquent aussi de mon corps; maia cela fait partie de la qualité de la pensée, et ne signifie point que moi, comme être pensant, je puisse exister sans 4(re homme; car, pour l'affîrmer, fl faudrait une intuition.

463. Ce sont donc là quatre conditions de la pensée, qui sont

(1) HsIUd omet id nu alinéa qni n'est mtelligiUe qn'h li cooditioa d« M n 1er la théorie deKant sur le rélede ïspferccptimtiitKa nnitédani Puisque l'unité sfnthétii]ue de l'apperception représentée par le tMi on le ;( r< est la condition snpréme de ton! usage «te l'enteodeinent et qu'il «st comme la ytbiente des calégunes a]e[ne>,ileit évident que s'en Qeraui cati^oriei tur la natoreda moi, lorsqu'elles l'atOraieot sabslanci, un, idenliçue, etc., c'eit faire nn ceiUe liciBui, pois:{ue les catégOTiea n'ont de valeur que par l'unité d'appsrception, qui bit la ut» logique. Voili, si nous ne nons trompons, le raimmemenl de Kaat. — T.

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