Preuve pkysicothiologique
a) Peut donc bien donner du poids ani antres preuves s'il y en aj
b) Vais elle prépare plus l'entendemenl k la connaissance théolo* ^que qu'elle ne la procure.
773. Le procédé transcendanlat n'est d'aocun résultat par rapport à une théologie de la raison spéculative. Car tons les principes de l'entendement pnr se rapportent uniquement aui objets de la connaissance empirique (n'ont qu'une valeur immanente).
d=,GoogIe
SOmuURES UfALVnODBS. MB
774. Ibis «, platflt qae d« m priver des ar^ manu admit jasqa'iû en tKnar i» l'existence de Disn, an préférait révoquer ea doote lei pf«DTes de l'ADaljtiqne, qn'on fasse loir alors comment on entend dépasser tonte expérience possible par le mojeo des simples conospts.
775. Hais l'asage spéculatif de la raison a cependant ici la firaade Qtîlité de rectifier et parifler la connaissance de l'être primîtii, qaelle qa'en doive itre l'origine.
776. La tfaéolof^e transcendantale est donc d'nn usage négatif important, en^ce qu'elle exerce nne criliqae ferme et CMislante de notre raison, et se défait de tontes les assertions athées, déistes et anthropolosiqaes.
T77. Le concept purifié d'un être snpréme, si son aiistence est démontrée d'aillenrs, ne peut être tiré qne de la théologie transcendantale.
778. Les idées transcendaatales opèrent donc nne apparence irrési»tible, dont on pent A peine empêcher l'illnsion par la criliqoe la pins pénétrante.
779. Elles doivent néanmoins avoir leur bon usage, qui peut être tratttcendant ou imnuaient.
780. La raison n'a proprement que l'entendement pour objet et réunit te divers des concepts an moyen des idées, puisqu'elle pote pour but des opérations de l'entendement une certaine unité coIJective, opérations qui autrement ne portent que snr l'aDité (Utlribative.
781. Si maintenant l'on entend les idées trantcendantales d« telle sorte qu'elles soient d'un nsage eoiatitÊtif, c'est-à-dire qae det coocepis de certains objets soient donnés par li, ce ne sout plus aJore que des concepts purement sophistiques. Hais si au contraire elles n'unt qu'un usage régulateur, savoir, poar conduire l'entendement i un certain but (l'idée, ^ocus imaginarivt), il en est alors tout diiTéruament. Delà l'illusion résultant de ce que les lignes de conduite de l'entendement, qui tendent i. ce but, partiraient i» ce point.
782. I.a raison veut doue sj'stémaliser par les idées les connaissances de l'entendement.
783. Si la raison est la faculté de dériver le parlicnlier dn général, alors 00 le général est déji donué comme cerfatn, et le particnlier j estsuhsumé et nécessairement déterminé par le jugement, c'est ce qui pent s'appeler l'usags apocUetiqve de la ration; «u bien le général n'est pris que problématiquement, et plusieurs cas sont ensuite essayés an concept problématique, qui donne une règle, pour savoir s'ils en découlent, et dans ce cas, l'on eonolut à la généralité de la règle, et alors, c'est l'usage hypotUfujna de la raison.
D,q,i,i.:db,.GoogIe
M6 SOHHIIHKS AHALÏTIQUKS.
784. L'otBgB hypotbétiiiue de la raison ast rigviatair, aân de mettre par I&, autant que poasible, de rnoitâ daiu les coonaisiances particnllères.
785. Il a donc pour but l'onité syatématiqae des connaisMuicea iatellectnellei, naité qot est la ^erre de touche de la Tërité des règle*.
786. Cette UDÎti ntîODDelle systématiqae dea connaûunces iotellectaelles est purement logique, et a ponr but d'aider l'enteademeot par le moyen dei idées, dans le cas seolemeat oti il ne suffit pas poDT donner règles. Hais si la raison ponvait aussi postuler cette nnilé de la qnalité des objets, ce serait nn principe traoscendantal.
78T. Sxemplt. An nombre des concepts qni opèrent l'onité inlelleetnelle se trouve celni de la causalité d'une substance, qni s'appelle font. La raison donne l'idée d'nae /brc« f<mdamen,tale, ou d'nne force dont tontes les autres forces pensent être dëriTèes, comme n'en étant qne des expressions.
788. Mais cette nnité rationnelle est purement h^pothttiqae. On n'afOrme pas qn'nne telle force doive être trouTéeen tait, maisqo'on doit la cbercher dans l'intérêt de la raison.
769. Hais l'idée d'nne force fondamentale présente nne réalité objective par laquelle Tonilé systématique de tonte espèce de force est postulée (7S6), et an principe rationnel apodictique atteint (783).
790. Un principe lo^qve de l'nsage de la raison ne peut pas non {dus avoir lieu sans nn principe (rontcnuIaiUal par leqnel nue unité systématique est admise comme inhérente aux olgels mêmes.
791. Emnqile. Que tontes les diversités des choses siognlières n'excluent pas l'identité de l'espèce, qne les espèces de tontes sortes ne soient qne différentes déterminations d'un petit nombre de genres, ceux-ci de genres plus élevés, et ainsi de suite, c'est U un principe
793. Continuation. Hais qn'ii y ait aussi dans la nature une telle harmonie, c'est ce qne supposent également les philosophes dans la règle snivante de l'école : qu'il ne faut pat (nuldpiter lei prtnctpss sons ii*;«m'M.
793. L'homogénéité est donc supposée dans le divers des azpérieneei données (de la nature), quoique nous ne puissions pas en déterminer le d^ré a priori, parce qu'aucune expérience ne serait possible sans elle.
794. Hais la raison tait voir ici deoiintérétsqnisontopposés l'un à rautre ; d'un cAté l'intérêt de l'enlenHon (de la généralité); de l'antre l'inlérM de la wnf>rAeNsloM (de la détarmînabilité).
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StnnUlIUK ANALmQDBS. IH7
795. Un prineipe logiqai lert aussi de base an dernier, sftToir, celui de la divenUi on de la ipMfleatioH, qui ponrront s'énoncer ùnù : qa'tl ne /tmt jtas réàwrt tan* néeestiti les divenitii (etpices) à m trop petit nombre.
796. Ce principe a aussi ponr fondement nne loi transcendantâle, qai n'exige sans donte pas des choses qai peuvent devenir nos objets, ane infinité réelle de différaoces, mais qni prescrit néanmoins à l'entendement de procéder dans ses rechercbet comme si cette infinité était réelle.
797. Cette loi n'est pas empruntée de reipérieuce;c«rl'eipérience ne peut donner des ouvertures qui s'étendent aussi loin. La spécification empirique s'arrêtera donc de bonne heure.
798. La raison prépare donc i l'entendement son ctiamp, par le moyen de trois principes, saToir :
a) Par le principe de l'homogài^té,
b) Par celai de la variété on tpéd^ation,
c) Par celni de t'afflnité on amtinuiti des fermée.
799. Senn'MHjteatton de cet troit prindpet logiques. Tout concept est un point qni a son horiïon (genre). En dedans de l'horizon il 7 a une multitude infinie de points, dont chacun d'eux a son horizon propre et étroit (espèces). Il y a pour différents horizons (genres] un point pins élevé qui a un horizon pins ét4nda (ordre, QetMedit) qni les circonscrit tons, en sorte qu'on peut les apercevoir tons de ce point, et ainsi de suite jusqu'au concept le plus élevé.
SOO. De la supposition de cet horizon général et de sa division universelle, résultent deux principes logiques :
a) Il n'y a pas difTérents genres primitifs et premiers, qui soient en quelque sorte isolés et comme séparés les uns des autres, mais tons les genres divers ne sont qne des divisions d'un genre nnique et suprême.
b) Tontes les différences des espèces se limitent les nues les antre* et ne permettent aucun passage de l'une 4 l'antre par on saut, mois seulement par tous les degrés de plus en plus petits de ta différence ; on peut arriver ainsi de l'une ft l'antre.
801. La loi de Vhomogénéiti prévient l'admission de plnsieurs genres fMiffllti/% et recommande l'aTutlogle; la loi de la variitê limite cette inclination à l'accord et prescrit la distinction; la loi de l'affinité las réunit toutes les deux, puisqu'elle pmduit par une tronstHon graâaée une espèce de parenté des différentes branches, en tant qu'elles sont sorties d'une seule Bouche.
D,q,i,i.:db,.GoogIe
B16 SOHMAlEtlG ANALIHQtlIS.
SOS. L& loi logiqae de la continoitA dea formes eo «Di^cne une tranKeadiBtsIe, sans laqnelle l'enlendâiUBnt prendrait paat-itre une *oie opposée à la oaton. On voit qoe ces lois upposant :
a) L'économie des causes fondamentales,
b) La dÎTersité des effets,
c) La proche pareoté des membres de la natare ea elle-mâme conforme à la raison et à la natare.
803. Hais cette continuité de formes est une simple idée, à laquelle i) est impossible d'indiquer an objet congru dans l'eipériâoce.
itOi. L'ordre des principes de l'unité systématique est celui-ci : a) diversité, b) affinité, c) unité; mais chacun d'eui, comme idée, est pris dans le plus haut degré de la perfection.
80b. Ce qa'il y a de remarquable dans ces principes, c'est qu'ils paraissent être Iran scendan tau i, et qu'ils ont néanmoins une valeur objective, sans cependant qu'on puisse en donner une déduction transcendantale.
806. Question. Si ces principes ne sont pas constitutifs, comment peuvent-ils avoir une valeur objective pour des objets de l'expérience, et quel peut être le sens de leur usage régulateur?
807. Réponse. L'entendement forme pour la raison un objet, comme la sensibilité pour l'entendement. Or, comme tout principe qui pose apriori à l'entendement l'unité universelle de son usage, vaut aussi indirectement touchant les objets de l'eipérience , tes principes de la raison pure ont aussi par rapport à l'eipérience une valeur objective, mais senlemeat pour le procédé suivant lequel l'usage empirique de l'entendement peut être universellement d'accord avec lui-même.
808. Tous les principes subjectifs de la raison, qui soot pris de nntërêt de la raison, par rapport à une certaine perfection possîUe de la connaissance de cet objet, doivent s'appeler des maximes de la raison.
809. Des principes régulateurs peuvent être contradictoires comme principes objectib, mais non comme maiimes; seulement c'est un intérêt de la raison parement divers, qui fait que la façon de pensée est différente.
810. PrenUer exemple. Chez no raisonoenr nntérftt de la divsnttA l'emporte, chet un antre c'est celui de l'nnilé. Chacun d'ent fonde, sans qn'il j pedsc, son jugement sur son attachement pins grand i l'un des denz principes.
811. Second «temple. L'échelle proportionnelle et continnedescréatares n'est que l'eiécntion dn principe de Valfiniti, fondé sur l'intérêt de la raison.
Dm,l,i.:d=,G00gIe
SOMIUHB ANALYTIQW6. 819
812. Le* idéa* de la nison pore doivent avoir leor destination ; elles ne pea vent jamais 6tre dialectiques en ellet-mdmas, mais timplement par le manyais usage qu'on en fait.
813. Une dédaction de ces idées doit fitre absolameat possible, si elles doivent avoir qoelqae valear objective qnoiqne dàterminie, et ne pas représenter simplement de vains êtres de raison.
614. La dàdnclion transcendaDtate de tontes les idéee de la raison spécnlalive, cunsbte à faire voir qne c'est nne maxime nécessaire de la raison, qne de procéder snivant les idées, parce qoe tontes les règles de l'nsege empirique de la raison sans la supposition d'un objet dans l'idée (d'an concept heuritttqM, mais non ostensif] conduisent k l'nnilé systématique et étendent tonjours ta conDaiasaace expérimentale, mais ne peuvent jamais loi être contraires.
815. Eelainitsement. a) Dans la pt^hologt'e nom devons done li»r des phénomènes internes en snivant le 01 de l'eipérience, comme si notre esprit était nne sabstance simple, b) Dans la eotmologie now devons suivre tontes les conditions des phénomènes dans nne recbe» che à faire complètement, comme si elle était inflaie, c) Dans la théologie nons devons conùdérer tont ce qoi appartient & l'eipérience, comme si l'expérience formait nnité abaolne, mais aussi comme si l'ensemble de toute l'expérience (le monde sensible) avait sa raison toprême en dehors de son commencement.
816. Ces idées ne peuvent pas être prises objectivement (quoiqu'il n'y ait & cela ancan tmpi(^»ement pmitt'f), parce que nous conceT<Hu simplement par elles qnelqne chose dont nous n'avons aucun concept, en ce qui regarde sa natare en soi. Hais nous concevons cependant par 1& nu rapport à l'ensemble des phénomènes, rapport qni est analogue à celui des phénomènes entre eoi.
817. Si donc nous admettons de tels êtres idèanx , nous étendons senlement l'anité empirique de l'expérience par l'nnité systématique, dont l'idée nous donne le schème; idée qni ne vaut par coaséqoent qoe comme principe régulateur.
818. Ainsi le concept transceodantal de i>teii est dtitU; c'est^dire qne la raison noos donne par 1& l'idée de quelque chose sur qnoi tonte réalité empirique fonde son unité suprême et nécessaire.
819. L'intérêt tpécuiatif de la raison nous autorise donc, il est vrai, à sortir do concept de Dieu, mais pas l'aperçu de la raison.
820. Nous avons nne raison d'admettre Dien nlativem*nt, mais son absolument, c'est-à-dire seulement de faire de l'idée de Dieu (comme un «tre qai est canse de l'univers par les idées de l'hanaonie et di
D,q,i,i.:db,.GoogIe
SSO SOHHiURBS U«ÀLVT1QDBS.
l'nDÎté k la pins grande] le achème dn principe régnlstenr du plus grand asag« possible de la raison.
8SI. C'est on simple qnelqae chose 'en idée dont nous n'avims aocon concept concernant sa natore en soi ; ce qni fait qaa nous ne pouvons jamais avoir le moindre concept de la nécessité abtobte d'an être primitif.
8SS. JUtidtat de toute la dialectique transoenâantale. La rûson pnre t'occupe simplement de réduire les connaissances intellectudles i t'anitéde l'enchalnemeot en on principe nniqne (dn concept rationnel) ; et le principe àt cette anilé systématique est aussi objectif, mais i'espice ind^temitlnée, comme principe régulateur pour procurer l'usage empiriqne de la raison à l'inHni.
823. L'objet d'une idée àe la raison est nn être de raison et ne sert par conséquent qne de raison problématique pour regarder toute liaison des choses du mondp sensible comme si elles avaient leur fondement dans nn pareil être de raison.
' 624. Ces choses transceodantales sont les schëmes des principes régnlaleurs par lesquels la raison, entant qu'il est en elle, étend l'onité systématique an-deU de toute expérience.
825. Le premier objet d'une telle idée est ; Je sais le même, considéré comme nature pensante (Ame). La raison prend le concept de l'unité empirique de tonte pensée, et concevant cette unité inconditionnellement et primitivement, elle forme par là nnetfbtquine vaut ainsi qn'en considération de l'usage systématique de la raison par rapport A notre Ame. De cette maoifere, toutes les vaines hypothèses sont prérenaes, mais aussi aacune prétendue connaissance d'une nature spirituelle de l'Ame n'est rendue possible.
826. Le deuxième objet d'une telle idée est la oatnre en général (le monde] et l'intégralité des conditions dans le monde. La raison conçoit cette intégralité et s'en fait une idée qui n'est par conséquent qu'un principe régulateur,
827. Le troisième objet d'une telle idée est la cause universellement suffisante de toutes les séries cosmologiques (Dieu). La raison se fait cette idée ponr considérer tonte liaison du monde comme si elle était résultée d'une cause unique. Elle a donc ici ponr but nnique M propre règle formelle dans l'eitension de son usage Nnpiriqne.
828. L'unité suprême des choses, qni repose uniquement sur des concepts rationnels, est son unité finak. Mais c'est un priocipe purement régnlateor suivant leqnel nous attendons partout un eneftolne-
SOHMAIRBS AMLTnOUBS. SSl
ment Wéotogiqae, nain soBTeot ut» poaToir trouver antre choM qa'on enctialiieiDent mécanique ou phytiqM.
829. Si noas regardons l'idée de Diea comme on priDcipo constitotif, il en résulte plasiears rices.
83^, Le prmuer est la roùon paraïaae. On pent appeler aioaî tont principe qni fait qae l'on regarde nae recherche physiqae comme absoloinent accomplie.
831 . Le Keond est la raiton nnvenée. On pent appeler de ce nom toat principe qni fait que l'on réalise des êtres de raison et qne l'on délniit par là l'unité natorelle qni doit être le froit des idées.
832. Prendre le principe régalatenr de l'unité systématique de la raison pour un principe constitutif, c'est donc corrompre la raison, car l 'investigation physique va son chemin, en suivant Odëlement la chaîne des causes naturelles.
833. L'idée d'une unité finale parfaite (perfection) est néceasaiNment liée à l'essence de notre raison. Elle est donc législatrice pour nous, et c'est ainsi qu'il est très naturel à'admettre une raiton légitlatrice qui lui corresponde.
834. Nous pouvons donc confirmer l'asserlion téméraire an premier ahord : qne tontes les questions qne soulève la raison pure peuvent être résolues par rapport ani deux questions à l'égard desquelles la raison a le plus grand intérêt.
S3S. La question sur l'auteur du monde peut maintenant servir d'exemple, car celle sur l'àoie est traitée de même. Il y a un «uteor du monde, car le monde est une somme de phénomènes, et par cooséqnent il doit avoir pour lui un principe concevable à l'entendement pur. Noos ne savons rien de cet être, de ce qu'il est en lui-même, car il n'apparatt pas comme nue chose en soi, et les catégories ne conviennent qu'aux phénomènes et n'ont aucune valeur sans l'intuition. Nous pouvons concevoir cet être par une analogie avec t« objets de l'expérience (même par anthropomorphisme), mais seulement comme idée relativement i l'usage systématique de la raison par rapport aux choses dans le monde.
836. Noos devons supposer quelque créateur sage , tout-puissant. Celte idée est fondée relativement sur l'usage cosmique de notre
637. Cette idée d'un être suprême a été posée en principe par la ' raison pour en faire usage dans la contemplation rationnelle dn
monde, et c'est par conséquent la même chose de dire : Dieu l'a voulu ainsi dans sa sagesse, on la nature l'a ainsi ordonné sagement.
638. Je ne pose donc pas en principe l'existence et la connaissance
Dmiliz.id^vGoOgk"'
su somuaBs Mwamms.
d'un tel Mre, mus senlemeat soa idëe, et je ne d^riro |
rien, saivant une telle idée, de cet être, mais aimplement de son idAe,
c'est-à-dire de la natare des choses du raoDde.
839. Ainsi la raison pore, si DOns l'enteodons bien, ne contient que des principes régotateurs qni, si on les entend mal et s'ils soot pris poar des principes constitotifs, prodnisent des contradiclioiu et des combats éternels.
840. Ainsi, toute conoaissance humaine commença avec des intnitioQs, s'élève de là à des concepts et finit avec des idées; et sa critique nous a fattsavoir qu'en dehors de l'expérience il n'eiiste rien ponr nons qn'nn espace Tide, et que tons les concepts purs, tontes les idées n'ont nne valeur objective que pour le champ de l'eipérience; ainsi est décodverte la canse de l'apparence qni abase les pins sensés.
MÉTHODOLOGIE TRANSCENDANTALË.
841. Les matériam ayant été déterminés dans la théorie élémentaire, il s'agit maintenant d'esquisser le plansnivant lequel ils doivent être travaillés.
m. La méthodologit traïucmdantate est la détermination des conditions formelles d'an sjstëme complet de la raison pure. Elle se compose de quatre parties ;
1* De la di'sctplttu, ]
2° Dn canon,
3* De Vanhitactottique,
i* De VMstoire, 1
843. Le jvqeiiKnt négatif a presque besoin, quant & U matière, d'une apologie qni lui donne estime et Eavenr.
$44. Sa tdche prof^e est de garantir de l'errenr; c'est pourqnoides propositions négatives relativement A une connaissance oh l'ftrrear n'est pas possible, sont vraies sans donte, mais votnes (conlr«ires k leur destination).
Sis. Hais li on l'erreur est possible, elles servent k la dtsetplàie de la raison. Cette discipline est la contrainte par laquelle l'inclination constante à s'écarter de certaines règles est réprimée et enfin étouffée.
844. Que U raison ait besoin d'une discipline, c'est ce qui étonu, et, dans le fait, elle s'est soustraite jusqu'ici à cette humiliation, par* ceqna, à voir sa démarche solennelle, personne ne soupçonnait qu'elle prit des mots ponr des choses.
\ de la raison pure.
D,q,l,i.:dbvG00gIe
9(HaumK uuLTnQDis. sis
847. Dans l'nuge empirique, il n'ett pas même baaoiii d'une critiqne de k raison, parce qa'elle a s& pierre de touche dans l'eipérieace; mais dans l'asage traDsceadtmtal de la raison, d'après le senl concept, une discipline est nécessaire.
8tS. Mats il ne doit fitre ici question qae de la discipline de là raison pure par rapport à la méthode de la connaissance par raisoD pure; car, par rapport an contenu, cette discipline te trooTe déjà dans la théorie élémentaire.
a9. Quation. La méthode poar arriver à one certitnde apodictiqae, méthode que l'on nomme mathématique, est-elle la mSme que celle qn'on suit en philosophie pour arriver à ta même certitude (la méthode dogmatique)!
850. La connaissance mathématique e>t la connaissance rationnelle par la constmction des concepts, mtûs la connaissance philoiopMque est la connaissance rationnelle par simples concepts (sans aucune cons~ traction).
851. La différence entre les deni espèces de connaissances consiste en ce qoe la philox^hique ne considère le particnlier que dans le général, la mathéntatique, que le général dans le particulier et même dans te eingnlier.
855. La différence admise jusqu'ici entre les mathématiques et la philosophie est fausse, car on peat aussi philosopher sur les quantités; mais la manière philosophique de les traiter est très différente de la manière mathématique.
853. Exemple pris de la géométrie. Qn'on donne au philosophe le concept d'un triangle, il ne pourra en tirer le rapport de la somme des trois angles i un angle droit.
854. Exemple pri» de l'aritlmttique. Hais les mathématiques construisent anssi la simple quantité, comme dans l'algèbre, ob l'on fait complètement abstraction de la propriété do l'objet.
6BS. La raison de la différence entre la philosophie et les mathématiques tient donc à ce qu'il s'agit, dansles mathématiques, de propositions synthétiques a priort.
856. Hais, à l'exception de la synthèse transcendantale par concepts, qui rend l'expérience possible, tonte synthèse a priori dépasse les forces de la philosophie.
SB7. Question. Qnelle est donc la casse qni rend nécessaire le donMe usage de la raison, et à quelle condition reconnalt-on que I'jid ou l'antre a lien 7
8S8. Répotut. Toute notre connaissance se rapporte &rietnitîon [MM*
au SOMIUIRBS ANALtTlQDES.
sibla, car l'objet ut donné par cette intoitifin. Or, i contient déjà a priori noe intuition para, et aton il peatètre construit; on bien il ne contient que la synthèM d'intoitioiu possibles qui ne soat pas données a priori, et alors on peot jager par ce conc«pt sjntétfaiqaement et a priori, snÏTant des concepts, mais non par la coDstraction àa concept même.
899. Continuation. Or, de tontes les inlnitiona aucnne n'est donnée a priori, si ce n'est la simple forme des phénomènes, l'espace et le temps, en sorte qn'nn concept de l'an et de l'autre, comme grandeurs, pent 6tre constmil. Hais la matière des phénomènes ne peut être représentée qu'a posteriori; seulement, le concept de la chose en général représente a priori la forme empiriqne des phénomënes, maïs sa connaissance s;ntbétiqae a priori est anssi simplement la rè^ de la synthèse de tant ce qui est empirique.
860. Des propositions transceodantales ne peuvent être constnûles, mab seulement représentées a priori suivant des concepts. Elles contiennent simplement des règles pour les perceptions.
8ft|. ExWHpIe : On peut donner en intuition a priori le concept mathématique d'un triangle, et acquérir ainsi une connaissance ^nthitique, mais one connaissance raftonnelle (mathématique]. On pent décomposer le concept empirique de l'or eC obtenir ainsi une connaissance analytique, mais rationnelle (logique, philosophique). Hais on peut aussi établir avec la matière de l'or de* perceptions, et obtenir de cette manière une connaissance s^tUti^ue, mais empirique (mécanique). On peut enfin cooceToir le concept transcendante! de la réalité par concepts, et obtenir de cette manière une connaissance tf/nthitiqM, mais rationnelle par concepts (connaissance transcendanlate maléridlement philosophique). Le concept transcen dan ta! d'une réalité indique proprement la lyntUss des intuitions empiriques; il n'en pent donc sortir non plus qn'nn principe de ta synthèse de rintnitioaempiriqiie possible.
862. Il 7 a donc au double nsage de la raison : 1* D'après des concepts [usage philosophique), usage par lequel nous n'avons a priori que des concepts indéterminés de la synthèse des sensations possibles; 2* par construction det concepts [l'usage mathématique), nsoga par lequel nous nous créons les objets mSme dans l'espace et le temps au moyen d'une synthèse uniforme.
S*3. On a conclu mal & propos des progrès des mathématiques qne l'on réassirait également hors du champ des quantités en suivant la méthode des mathématiques, parce qu'on ne bisait pas attention A la
D,q,i,i.:db,.GoogIe
SOUHAIRBS AN&LYTIQUKS. OZS
diOèniiM ipéciflqne de l'usage de la raison dsiu an cas et d&as Vautra.
864. I) font doDC faira voir qu'en snivant la métbode mithématiqne «D philo90[^e on ae peut retirar le pins petit STantage.
SU. La fosdameDtalité des matbématiqaes rapose sur des définitiont, des axtomes et des dénunutratitmt. Il hot faira Toir par l'étude de toalesces parties qae la philosophie n'en peut avoir ancane, que par conséquent la méthode mathématiqne n'est pas possible en philosophie, ni la méthode philosophique en mathématiques.
866. 1") Déflnitiotu. Déjbitr, c'est exposer d'une manière détaillée et fimdamentalemenl le concept d'une chose dans ses limites. Un concept empirique ne peut donc pas être dèGui, mais seulement expliqué. Car t* il ne peut pas être exposé avec détail; 2* ni dans ses limites; 3* cela n'est pas nécessaire, parce ^u'il sufllt de l'indiquer et de déterminer ainsi le mot qui l'exprime. Un concept donné a prïori ne pent pas non pins être défini, mais seulement espoté. Car il ne peut pas être exposé avec détail ; le critique ne fait jamais valoir l'exposition qae jusqu'à an certain degré. Je puis, A la vérité, définir des concepts arbitrairement pensa, mais comme je ne sais pas s'ils ont un ohjet réel, il vaut mieux appeler cette opération déclaration. Il n'; a donc de définissables que des concepts qui contiennent une synthèse arbitraire, susceptible d'être construite a priori. La langue allemande n'ayant que le mot déltnition pour les quatre opérations, fe mot expositim peat valoir pour tontes les déflnitioos philotopftiquti. D'oti il suit:
867. a) Que l'on ne doit pas donner en philosophie les définitions pour autra chose qae de simples essais; car le concept est donné en philosophie, et l'on ne pent arriver qu'insensiblement i une empotition parfaite; mais en mathématiques le concept est donné par la définition.
865. b} Que des déûnitions mathématiques ne trompent jamais, quoiqu'elles puissent être défectueuses dans la forme, parce que le concept n'est donné que par la définition, quoique quelquefois pas d'nne manière assez précise. Des définitions analytiques peuvent au contraire pécher d'un grand nombre de manières, v. g., si elles renferment des signes qui ne sont pas dans le concept, etc. Ce qoL bit qu'on ne pent iniiter qu'approiimativement la méthode mathématiqne dans les définitions.
869. 2*) Axiamet. Ce sont des principes synthétiques a priori, en tant qu'ils sont immidiatetntnt certains. Hais un concept ne peut être uni & an antre immidiatement ou sans une connaissance troisième