‹ Critique de la raison pure (volume 4)Chapitre 33 sur 39 · C.ooglc · texte numérisé non relu

C.ooglc

816 somuns jtNALTnQon.

qai serve d'intermédiaire, tl □'; a donc pas d'azioues en philoiopliie; il a'y en a qn'en mathématiques, où les concepts penvent 6tn liés imiaédiatement en iatnitioD as moyen de U constroction. Des principes dtseum'/k sont donc tont antre chose qne des aiiomes; car ils eii^nt toujoars nne déduction. Le principe des axiomes de l'intuition est loi-méme discanif, et n'est qne la raison de la possibilité des axiomes.

870. 3') Démotutratiora. Ce sont des preuves apodictiqnes, en tant qu'elles sont intuitives. L'expérience ne tous apprend jamais qne qaelqae chose ne puisse paa Gtre autrement qu'elle est; des preuves ex péri me a laies ne peuvent donc pas être apodicliques, ni par conséquent des démonstrations. Aucune certitude intuitive, c'est-A-dire ancune éuidenee ne pent résalter des concepts a priori, mais bien de concepts construits en mathématiques. La philosophie n'a donc qne des preuves aeroamaliques (discursives).

811. 11 résulte de tout cela qne la nature de la philosophie rend cette science impropre à dogmatiser. Cela ne réussit jamais. La raison ne pent donc pas avancer avec autant d'assnrance dans ses recherches transcendanlales qu'en mathématiqaes.

872. On peut diviser toutes les propositions apodictiques en dogmes et en mathémes. Les premiers sont des propositions directement sgnthétiquet par coacepla, les seconds des propositions synthétiques par U construction des concepts.

873. Toute la raison spéculative pure ne contient aacnn dogme, car elle n'est capable d'aucun jugement synthétique par des idées, et elle établit des principes par des catégories; ces principes n'ont de valeur qne par rapport & quelque chose de contingent, A savoir, l'expérience possible.

874. Toute méthode dogmatique dans l'nsage spéculatif de la raison est par conséquent inconvenable; car elle ne fait qne dîssimoler les fantes et les errenrs, éblouissant ainsi la philosophie. Néanmoins la méthode peut toujours être systématique.

875. La raison doit, dans tontes ses entreprises, se soomettre à la critique qui ne fait acception de personne, mais qui examine font, nonobstant l'importance et la sainteté.

876. La raison pure dans l'nsage dogmatique, doit redouter la critique <le juge) parce qu'elle n'observe pas asseï exactement ses lois ■nprdmes.

877. Hais si elle doit se défondre (contra le concitoyen), c'est ici, paisqne la partie agreaiive «st aasai 4ogia^iqDe, quoique une

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somuniBS analthoub. 9S7

joftiteailioD mt' bOpum» admissible dans la nêgatiTe, ne aoit pas

VK. L'osage pclémiqoe de la raison pare eat la défense de ses thèses contre tes négations dogmatiqnesdontelles peuvent Aire l'objet.

879. Il serait affligeant qu'il dOt j avoir nne antithëUqae réelle 'de la raison pure; la précédente n'était qu'apparente, parce qu'elle

tenait des phénomènes ponr des choses en soi.

880. L 'antithétique serait réelle si l'entendement aTait affaire aui choses en soi et non ani phénomènes.

881. Il n'y a pas de démonstration possible, il est vrai, des denx propositions: ilyawiIHett, il y aima vie avenir, mais lenr contraire ne peut pas non plus être démontré, car où prendre la connaissance pour afOrmer ces propositions synthétiques qui dépassent toute eipériencel Hais si ces propositions tiennent exactement & l'intérêt spéculatif de notre raison et si elles sont les seuls moyens de le concilier avec l'intérêt pratique de la raison, on peut très bien les admettre comme maiimes subjectives de la raison, sans que les preuves scolastiqnes soient nécessaires à cet effet.

8B2. II n'y a donc pas proprement d'antithétique (réelle) de la raison pure ; car le seul champ de bataille oh elle pourrait s'eiécnter serait la théologie et la psychologie pures, dans lesquelles il n'y a (>eis de connaissance objective.

883. Hais la raison investigatrice et examinatrice doit avoir liberté de prendre soin de son intérêt propre, tant dans la limitation qne dans l'extension de ses connaissances.

884. llnonssuflit toujours, s'il faut renoncer ansovoiV, de conserver nne /%t ferme, qui pentsejustiûer aux yeux delà raison la pins pénétrante.

885. Une faut condamner ni Hume, ni Priestley, de ce qa,'il8 ont voulu, le premier, faire avancer Fa raison dans la connaissance d'ellemême (sa faiblesse], et le second, soumettre tous les objets aui lois de la nature matérielle.

886. On peut, au contraire, quand on rencontre un adversaire de ces thèses qui ont le plus grand intérêt ponr la raison, an lien de le frapper brutalement du glaive, assister tranquillement an combat, du point de vue sûr de la critique.

887. La raison a besoin d'un tel combat, car s'il avait en lien plus tôt, une critique mûre aurait aussi existé plus tOt.

888. Il y a une certaine impureté dans la nature humaine, à savoir, nne inclination à dissimuler ses véritables sentiments, et & faire parade de cens qu'on n'a pas.

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328 SOHHAtBBS ANALYnQUBS.

889. Cetta imporeU se rencontre aussi dans le champ de la tpécu- UUod; elle y est eitrémement prâjadiciable ani connaissances.

81K). Avec la pureté de sentiment contraire, il ne doit pas 7 avoir de polémique de la raison pare, parce qne les deni adversaires dispnteraient snr des objets dont on ne peut avoir aacnne connaissance objective.

S9I. On pent regarder la critique de la raison pnre comme le véritable tribunal ob ressoriissent toutes ses dispotes, cor elle est destinée i juger les droits de la r^son.

892. La raison doit porter son différend par procédare, et non par guerre, devant ce tribunal.

893. Le défenseor dogmatique de la bonne cause ne mérite pas d'être lu, parce qu'il ne pent présenter qne des arguments d'apparence, et qu'one apparence de tous les jours ne fournit pas matière à de nouvelles observations. Hais l'adversaire dogmatique de la bonne cause mérite d'être lu, parce qn'il donne de l'occupation àla critique et lui fournit l'occasion de faire des rectiflcatious, et qa'on ne doit pas apprébender ses raisons, qui ne sont qae des apparences d'arguments.

S9i. Objection. Hais la jeunesse qui est confiée i l'enseignement académique ne doit pas être initiée aux doctrines opposées & la bonne cause tant que celle dont elle doit %tre imbue n'a pas encore pris racine.

SUS. Réponse. Hais si dans la suite la cariositâ on la mode met entre les moins de la jeunesse de pareils ouvrages, alors cette persuasion du jeune Age résistera-t-eJle au chocï

896. Le contraire de ce qu'on dit (894) doit avoir lieu, mais à la condition qu'une instruction fondamentale dans la critique de la raison pure ait précédé.

897. 11 n'y a donc aucune polémique propre dans le champ de la raison pnre; les deux adversaires ne combattent jamais que des ombres.

598. Hais il n'y a aucun principe de neutralité dans fe champ de la raison pure, suivant lequel on puisse se tenir dans le doute sans vider la querelle.

599. La conscience de notre ignorance est la cause propre qui nous fait faire des recherches pour la dissiper ou pour en découvrir les sources a&n de s'assurer si elle est absolument nécessaire ou si elle est contingente.

900. L'ensemble de tons les objets possibles pour notre connaissance semble être pour nous nue plaine qui a-son horizon apparent. Il est

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aOHIUItlES ANALTIIQUeS. tStH

impossible d'atteindre empiriqaement cet horizon ; tontes les tentatives ponr le déterminer a priori avaient ëté vaines, et cependant les questions de la raison ont toujours pour hut ce qai est en dehors de cet horizon ou qui peut se troaver sur ses tonflas.

901. David Bume fat un géographe de la raison bumaiae; il rejeta tontes les questions qni tendent à sortir de cet horizoa, qo'il ne pat cependant pas déterminer.

902. Le premier pas dans les affaires de la raison est dogmaHque (dans renfance de la raison) ; le second est tceptigue (le pas de Hume, dans la jeunesse de la raison); le troisième est critique {dans l'Age mûr).

903. Notre raison n'est pot une plaine d'une étendue iadéterminément grande, doat oq ne coQuaisse les limites que d'nne manière générale ; elle ressemble pluldt à une sphère dont le rayon se troure en partant de la coorbe de la surface du sol (de la nature des proposillons synthétiques a {Hnort), d'ob l'on conclut ensuite avec certitude la solidité et la limitation.

90t. Nous sommes en possession d'nne connaissance synthétique a pnori. Si l'on ne peut pas en comprendre la possibilité, on peut d'abord douter; mais il n'est pas permis de s'en tenir là, car on doit ponvoir rendre compte de la manière dont la raison parvient an concept factice d'une semblable connaissance.

909. Toute polémique sceptique ne lonrne, à proprement parler, qne contre le dogmatiste pour le conduire & la connaissance de Inimême. Hais par le iait qu'on soumet les faits de la raison à l'eïamen et à la critique, ce qui peut s'appeler la censure de la raison, l'on ne met pas fin aux contestations sur ses droits.

906. On est bien récompensé de la peine qn'on prend à chercher la trace des raisonnements de fluin«, puisqu'il est peut-être lepUu spirituel de tons les tcepHques.

907. Hume pensait peut-étreque dans des jugements d'une certaine espèce (synthétiques), nous dépassons notre concept d'objet. Il ne distingua pas des jugements purs de l'entendement par des catégories & l'usage de l'eipérience, et des jugements de raison par idées d'un Qsage immanent et transcendant. 11 rejeta par conséquent tous les jngements synthétiques a priori comme impossibles, comme des propositions poremeut imaginaires, qui seraient recueillies de ce qn'on rencontre ordinairement dans les propositions empiriques et auxquelles on attribue en conséquence une nécessité et une nnifersalité imaginaires, v. g-, le principe de la raison sofOsonte.

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SaO SOMHAIRKS ANALYTIQUES.

908. Les parements sceptiqnes de cet homme si pénétrant pro- Ylenneatde ce qu'il ne fit pas une revue sTstémaUqae a priori de tontes les espèces de sjnthëses de l'eateudemeot; aatrement, il aiuait pa prescrire des limites détermiaées k i'eQtendemeat et à la raison s'élandant a priori.

&09. Ne recoanaiisantdonc eatre les prétentions justement fondées de l'entendement et les prétentions dialectiques de la raison aacuae différence, l 'entendement, chez lui, ne peut jamais détourner la raison de ses tentatives.

SIO. Le scepticisme n'est pas senlement dangerenz ponr le dogmatisme-sans critiqne, il lui est même mortel.

911. On ne défend donc point ici le scepticisme, mais uniquement la méthode sceptiqne, parce qu'elle force la raison à penser à un moyen fondamental de s'assurer sa légitime possession.

912. Question. La raison ne devrait-elle peut-être pas noas onviir un vaste champ ponr des hj/pothéses, lorsqu'il est du moins permis de poétiser et d'opiner, quoique pas d'afSrmerT

913. Une l^otkéte est une opinion qui est employée comme principe d'explication en nnion avec ce qui est réellement donné, et par conséquent certain. Hais la première chose requise ponr qu'une hypothèse soit admissible, c'est la possibilité de l'objet.

914. Il n'est pas permis de créer en quelque sorte la possibilité d'une chose, parce que de semblables concepts seraient sans objet, v. g,, une substance sans impénétrabilité dans l'espace.

915. 11 faut partir de là : que les idées sont simplement conçues froblématiquement; que ce sont de purs êtres de raison, dont la possibilité n'est pas démontrable, et qui ne penvent par conséqaent pas Être mis en principe par une hypothèse pour servir d'explication aux phénomènes réels.

916. Une hypothèse transcendantak est nn principe de la raison paresseuse (S30) pour se répéter dans une simple idée, qui est très commode & la raison j elle ne servirait pas fl procurer l'usage de l'entendement par rapport aux objets.

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