Elle ne peot être autorisée
1) Parce que la raison n'est absolument pas conduite pîns loin par là, mais qu'elle met au contraire obstacle i tout progrès de 50d nsï^e;
2) Parce que cette licence pourrait à la Su compromettre tous las frnits de l'expérience.
916. La seconde chose reqnise pour l'admissibilité d'une hypothèse, c'est sa tttffisanie ; s'il fant, pour soutenir une hypothèse, en faire une
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SOMMAIRES ANALTTIQUBS. 684
nonvelle, toat n'est pins qo'aDe Action. C'est ainsi que l'hypothèse d'ane c&nse infiniment parfaite da monde a besoin d'aoe antre hypothèse ponr expliquer les désordres et le mal.
019. II n'est pas pennis iofiner dans le champ de la raison pnre; ce serait jouer avec sa pensée qne d'avoir simplement l'opïnion qu'on troQvera penl-etre la vérité sur la roate incertaine do jugement.
020. Dans l'usage polémiqué de la raison pore, au contraire, des hypothèses sont admissibles pour se défendre, c'est-à-dire ponr éluder les Tuea spëcientes de l'adversaire qui pourraient porter atteinte à la thèse qne nous arons arancée.
921.' Cet adrersaire dans le champ de la raison pure est en nousmêmes, car la raison spéculative dans son usage transcendantal est dialectique en soi.' Le repos intérieur n'est qu'apparent.
922. I" eeemple. Des hypothèses font donc aussi partie d'ane annnre complète contre cet adver^re. Par exemple contre cette difiîcalté, qne nos facultés intellectuelles semblent dépendre des organes, l'hypothèse qne le corps est le phénomène fondamental, par conséquent pas la canse, mais simplement la condition restrictive de la pensée; que la séparation du corps est la fin de cet usage sensible de notre intelUgence et le commencement de son nsage intellectnel.
023. 2* exemple. On se sert, ponr répondre à l'objection prise de la contingence des créations contre l'éternelle dnrée, de l'hypothèse transcendantale que toute vie n'est proprement qu'intelligible et n'est absolument pas soumise aux changements de temps.
024. Ces hypothèses ne peureat s'aiflrmer sérieusement. Toot ceci n'est pas mSme une idée de raison; mais il est cependant conforme i, la raison de procéder ainsi ponr faire voir A l'adversaire qne l'on peut toujours opposer de pures possibilités à d'antres possibilités.
025. Ces hypothèses n'ont de valeur que contre des prétentions transcendantales. Ce qa'afflrme la raison pure doit être nécessaire, ou ce n'est rien. Dans le fait, elle ne contient donc pas d'opinions. Ces hyotfaèses ne sont que des jugements problématiques qui ne peuvent être ni pronvés ni réfutés, et qn'il faut retenir eu cette qualité.
92S. Les preuves de propositions transcendantales et synthétiques ont cela de propre, que la raison ne doit pas s'y appliquer directement par le moyen de ses concepts & l'objet, mab que la validité des concepts et la possibilité de leur sjnthëse doit être recherchée afmori. Cette règle concerne l'essence et la possibilité des preuves mâmes. La preuve fait toujours voir qoe l'expérience ne serait pas possible sans cette liaison.
027. Mais si la proposition est nue affirmation de la raison pure en
S3Z SOMMAIRES ANALmOUES.
dehors de tonte expérience, la possibilité en doit être justifiée; étalon il est nécessaire, pour s'épargner une peine inntite, de se damaDder aaparBTantde quelle manière et par quel moyen on pent attendre une semblable eitension par raison pure, et d'oh l'on prétend tirer en pareil cas ces aperçus.
928. Première régh. Oo ne doit chercher aucune preuve transcendantale, sans avoir auparavant réfléchi et s'être rendu raison d'oh l'on veut prendre des principes à cet effet.
929. Deuxième régie. Toute proposition transcendastale ne pent avoir qu'une seule preuve.
930. Frniue. Toute proposition transcendantale ne part qne d'on concept et énonce la condition synthétique de la possibilité de l'objet d'après ce concept. Or, il n'y a rien de plus que ce concept par quoi l'objet puisse être déterminé; la preuve ne peut donc rien contenir que la détermination d'un objet en général d'après ce concept, qui n'est non plus qu'an concept unique, et par conséquent fa preuve ne peut être qu'unique.
931. La critique des affirmations rationnelles est ainsi réduite k très peu de chose.
933. Troisième régie. Ues preuves transcendantales ce doivent jamais être apagogiques, mais toujoors ostensivet.
933. La cause propre de l'usage des preuves apagogiques dans différentes sciences tient à ce que, si les fondements d'une connaissance sont trop profondément cachés, on essaie si l'oD ne pourrait pas les atteindre par les conséquences. Si toutes les conséquences possibles d'une connais^Dce sont vraies, elle est elle-même vraie. Mais s'il n'est pas possible de rechercher toutes les conséquences possibles, on ne pent cependant jamais convertir snr cette voie une hypothèse en vérité démontrée. Hab si l'on peut faire voir du contraire qn'nne seule conséquence est fansse, alors le contraire luL-même est faux.
034. Hais la preuve apagogiqoe n'est permise que dans les sciences oh il est impossible de substituer le subjectif de nos représentations h l'objectif; quand au contraire la chose est possible, alors la thèse et son antithèse peuvent facilement être fausses, sons nne condition tubjective que Ton réputé faussement objective.
93S. En mathématiques, ob cette subreption est impossible, la preuve apagogique est permise; en physique cette snbreption peo être évitée par plusieurs observations comparées, mais la preuve apagogique y est de nulle valeur. Dans la philosophie transcendantale cette subreption est ordinaire et inévitable ; la preuve apagogiqne ne peut donc y être permise.
D,q,i,i.:db,.GoogIe
SOHHAIKBS ANALYTIQUES. S83
936. Le mode de preave apagogique est anssl l'illuBioa propre dei
937. L'otililé de toute philosophie de 'a raison p^re est négativo, parce que cette philosophie oe découvre pai la vérîtâ, mais gai^tit seulement de l'erreur.
938. 11 doit cependant j avoir quelque part une source de conukissances positives, probablement sur la voie de son nsa^e pratique.
939. Tin canan est l'ensemble des principes a priori du légitime usage de certaines facultés de counaitre en général. Hais il n'y a aucun canon de l'usage spéculatif de la raison pure, si tontes les connaissaaces syutbétiqaes sont impossibles pour cet usage.
940. Question, La tendance de la raison à s'élever au-dessus de l'usage empirique, a-t-îl d'autre fondement que son intérêt spéculatif, ou repose- t-il uniquement sur son intérêt pratique T
941. Cette tendance concerne les problèmes dont la solution est la fin dernière de la raison, qu'elle puisse ou non atteindre cette fin.