he monde o'a ni commencemeot lû limite; il
est au contraire infini quant au temps et à l'espace.
PREUVE
SU. Car, sQi^osez qne le monde aitnn commencement: puisque le commencement est une existence précédéed'nn temps dans lequel la cbose n'est pas, on temps doit donc avoir précédé, dans lequel le monde n'était pas, c'est-à-dire un temps vide. Or rien ne pent commencer d'être dans un temps vide, parce qu'aucune partie d'un pareil temps ne renferme en soi, plutôt qu'on autre quelconque , une condition distinctive de l'existence , de préférence à la condition de la non-existence (tont en supposant du reste que cette condition existe par elle-même ou par une autre cause). Plusieurs séries de choses peuvent donc bien commencer dans le monde, mais le monde lui-même ne peut avoir aucun commencement. Il est donc infini par rapport au temps passé.
512. Quant an deuxième cas, celui de t'Ulimitation dans l'espace, supposons d'abord le contraire, à savoir que le monde est limité : il se trouve alors dans un espace vîde qui n'a point de
(1) L« concept de la totalité o'ett donc, en ce ca>, que la raprésenlatioa de la synthèse complète de ses parties, parce qne ne ponvant tirer le concept de l'intuition du tont (laquelle iatnitioD est impossible ici), noas ne ponvons saisir ce concept qne par la synthèse des parties jnsqn'à l'aceomfJissement de l'infini, an moins en idée.
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86 LOGIQUE TBANSCENDAm'JUJE.
bornes. Il n'y aurait par conséqnent pas seulement nn rapport des choses dam Vetpace, mais aussi an rapport des choses à l'espace. Et comnie le inonde est un tont absola hors duquel il n'y a pas d'objet d'intuîtiiHi, et par conséquent pas de corrélatif du monde, avec lequel le monde soit en rapport, alors le rapport du monde i l'espace vide serait un rapport du monde à awun objet. Mais un tel rapport, par conséquent la limitation du monde par l'espace vide, n'est rien. Le monde n'est donc point limité qaant à l'espace; c'est-à-dire qu'il est infini en étendue (i).
UHAkODu sm LÀ puadu AflturoHU.
!• Sur U thfae.
M3. Dans cette argumentation contradictoire, je n'ai pas che^ ché d'illusions, pour faire, comme on dit, une preuve d'avocat, par laquelle on tourne à son profit l'imprudence de son adversaire en faisant volontiers valoir son appel à une loi mal interprétée, afin de pouvoir édifier ensuite des prétentions injustes par la' réfutation qu'on se propose de faire de cette interprétation; ces deux preuves sont tirées de la nature des choses , sans songer à l'avanta^ que nons pouvions tirer des paralogismes opposés des dogmatiques.
(I) L'«space est la simple forme de l'iotaitioD eitérleara (intnitian formelle) ; ce n'est pas un objet réel qui puisse fitre eitërienrement perçu. L'espace, avant tontes les clioses qui le déterminent (le remplissent ou le circonscrivenl), ou platfit qui donnent une intuition empirique d'accord avec sa forme, et qa'on appelle espace ab- «ilo, n'est que la simple possibilité des phénomènes extérieurs en tant qu'ils peavent exister en soi, ou s'ajouter «Dcora à des phénomènes donnés. L'intuition empirique n'est donc pas composée de phénomènes et de l'espace (de la perception et de l'intuition vide). L'un n'est pas le corrélatif synthétique de l'autre, mais l'un est seulement uni & l'antre dans une seule et même intuition empirique, comme matière et forme de celte intuition. Veut-on placer un de ces éléments de la connaissance externe hors de l'autre (l'espace en dehors de tous les phénomènes), il en résultera toutes sortes de déterminations vainas de l'intuition externe, qui ne sont pas cependant des perceptions possibles; par exemple un mouvement 'on un repos du monde dans un espace vide inSui, détermination du rapport de deux choses entre ellea qui ne peut jamais être perfue, et qui est par conséquent le prédicat d'un pur ètn de raison.
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DIALECnOOB TRANSCXND&NTALE. 87
Mi.- J'aurais également pn prouver en apparence la thèse en avançant k la manière des dogmatiqoes un concept vicieux snr l'iafloité d'une quantité donnée. Une quantité in/lRie est celle aodessns de laqnelle il n'en peut exister de pins grande (c'est-à-dire qui dépasse d'une unité la multiplicité contenue dans la première). Or, aucune multiplicité n'est la plus grande possible, parce qu'on peut toujours y iyouter une on plusieurs unités. Une quantité infinie donnée, par conséquent encore un monde infini, tant par rapport à la série passée qu'à l'étendue, est donc impossible. n est donc borné dans les deux sens. J'aurais pu , je le répète, argumenter de la sorte; mais le concept d'une quantité donnée ne convient point à ce que l'on entend par un tout infini; on ne dit pas par là quelle est la grandeur du tout. Par conséquent son concept n'est pas le concept d'un maximum; tout ce que l'on conçoit par là, c'est le rapport de ce nombre à une certaine unité (nombre déterminé) , qu'on peut prendre arbitrairement, et à l'égard de laquelle ce même tout est plus grand, et d'une quantité inassignable en nombres. Suivant donc que l'unité ou le nombre comparatif serait pris ou plus grand ou {dus petit, l'infini réel serait lui-même plus grand ou plus petit ; mais l'infinité, ne cratsistant que dans le rapport à cette unité donnée, raterait toujours la même, quoique assurément la quantité absolue dn tout ne fât point connue par là; ce dont il n'est effectivement pas Ici question.
SIS. Le concept véritable (iranscendantal) de l'infinitéestque: la synthèse successive de l'unité dans l'énumération d'un quantum nepent jamais être complète (I). D'où il suit très certainement qu'une éternité réelle d'états qui se succèdent jusqu'à un moment donné (le moment présent), ne peut pas s'être écoulée, et que le monde doit avoir en un commencement.
5i6. Quant à la deuxième partie de la thèse, la difficulté d'une série infinie, et cependant écoulée, n'existe plus, il est vrai; car la diversité d'un monde infini en étendue est donnée gtmuUanément. Hais pour concevoir la totalité de cette multitude„comme
(0 Ce guontuiR renferme donc uae mnltitnde (relativemeat à l'aniU doonfe) qui est plu grands qoe toat nombre, lequel quantim est l« ooncapt nuthémstiqao ds l'infini.
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88 LOGIQUE TRAKSCBTfDAm'ALB.
nous ne pouvons pas nous porter aux bornes qui rendent d'ellesmêmes cette totalité percevable, nous devons rendre compte de notre concept, lequel, dans ce cas, ne peut point aller du tout à la multitude déterminée des parties, mais doit exposer la possibilité d'un tont par la synthèse successive des parties. Or, comme cette synthèse devrait former une série toujours incomplète , on ne peut concevoir une totalité avant cette synthèse ni par elle ; car le concept de la totalité est même dans ce cas la représentation d'une synthèse achevée des parties, et cet achèvement , ainsi que son concept par conséquent, est impossiUe.
lo Sur l'iDUthiM.
517. La prenve de l'infinité de la série cosmique donnée et de l'idée du monde, repose snr ce que, dans le cas opposé, un temps vide et un espace vide devraient former les bornes du monde, - Je sais parfaitement que l'on cherche à se soustraire à cette conséquence, en prétendant qu'il est possible que le monde ait une fin quant au temps et à l'espace, sans qu'on ait précisément besoin d'admettre un temps absolu avant le commencement du monde, ou un espace absolu, étendu, hors du monde réel; ce qni est impossible. Je sais très satisfait de la dernière partie de cette opinion des philosophes de l'école de Leibniz. L'espace est simplement la forme de l'intuition extérieure; ce n'est pas un objet réd qui puisse être perçu extérieurement, ni rien de corrélatif aux phénomènes, mais la forme même des phénomènes. L'espace ne peut donc absolument (par lui seul) précéder comme quelque chose de déterminant dans l'existence des choses, parce qu'il n'est pas un objet, mais seulement la forme des objets possibles. Par conséquent les choses, comme phénomènes, déterminent bien l'espace ; c'est-à-dire que de tous ses prédicats possibles (grandeur et rapports), elles font que ceux-ci ou ceux-là appartiennent à la réalité ; mais l'espace ne peut pas réciproquement, comme quelque chose qui existe par soi, déterminer la réalité des objets par rapport à la grandeur ou à la figure, puisqu'on soi il n'est rien de réel. C'est pourquoi un espace, qu'il soit plein ou vide (i),
(t) On retnarqae facilument qae noas voalons dire par I& que l'eipaix vwfe, «n tant qu'il ett Hmti par da pMiKmAMf , par conaéqaea
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DIALECTIQUE TRANSCENDAnTALE. 09
peat bien être borné par des phénomènes, mais des phénomènes ne peovent pas être borné» par un espace vide es dehors d'enx. Il en est de infime du temps. Il est néanmoins incontestable, malgré tout cela, que l'on doit nécessairement admettre ces deux non-étres, à savoir, un espace hors du monde, et un temps vide avant le monde, si l'on suppose un terme au monde quant h l'espace et quant au temps.
S18. Car, pour ce qui est du subterfuge par lequel on vent éviter la conséquence qui conduit k dire que si le monde a des bcvnes (quant an temps etàl'espace), le vide infini doit déterminer l'existence des choses réeUes par rapport à leur quantité, ce subterfuge, dis-je, consiste, au fond, sans que l'on s'en doute, à concevoir, au lien d'un monde senMbk, je ne sais quel monde intelUgible; au lieu d'un premier commencement (une existence que précède tin temps de non-étre), une existence en général qui ne suppose aucuTM autre condition dan$ le monde; au lieu des bornes de l'étendue, des limites de l'univers, — et à sortir ainsi du temps et de l'espace. Hais il n'est ici pestion que du mundtu pkœnomenonetde sa grandeur, dans lequel on ne peut abscdnment pas faire abstraction de ces conditions de la sensibilité, sans faire disparaître l'essence de ce monda Le monde sensible, s'il est borné, est nécessairement dans le vide inflni ; néglige-l-on cette circonstance, et par conséquent fait-on abstraction de l'espace en général comme condition a priori de la possibilité des phénomènes, alors tout le monde sensible disparaît. Dans notre question, ce monde est cependant seul donné. Le mandm intelUgibUis n'est que le concept général d'un monde en général , concept dans lequel on fait abstraction de toute condition de ''intuition de ce monde, et par rapport auquel concept encore aocune propasitio» synthétique affirmative ou négative n'est par conséquent possible.
l'espace qui eit en dedam da monde, ne contredit pu do moina les principes transcttndants, et qn'il pent par conséquent être accordé pu rapport à ces principes, qooiqne sa possibilité ne soit pas afQrmée pour cela par le fiût.
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90 LOGIQUE TRAHSCEND&NTALE.
DBDXIÉHB OPF06ITI0R DBS WtSS IRANSCBNDAnTALES. THËSE.
519. Toute substance composée dans le monde l'est aussi de parties simples, et partout il n'existe rien que de simple ou qui ne soit composé du simple.
PBEirVE.
520. En effet, si l'on suppose que les substances composées ne le sont pas de parties simples, ali»% toate composition disparaissant dans l'esprit, aucune partie composée, et même (puisqu'il n'y a pas de parties simples) aucune partie simple, absolument rien par conséquent, ne resterait. Aucune substance, par conséquent encore, ne serait donnée. Ou bien donc il est impossible que (ont composé disparaisse par la pensée^ ou bien cette composition une fois anéantie par la pensée , quelque chose subsiste encore sans composition, c'est-à-dire quelque chose de simple. Mais, dans le premier cas, le composé ne se formerait pas de substances (parce que la composition n'est, dans ces substances , qn'une relation accidentelle des substance s, relation sans laquelle elles devraient exister, comme des êtres subsistant par eux-mêmes). Or, comme ce cas contredit la supposition, reste donc le dernier, à savoir, que le composé substantiel dans le monde se forme de parties simples.
SU. D'où il sait immédiatement que toutes les choses du monde soat des êtres simples; que la composition n'est que leur état extérieur, et que, bien que nous puissions iscder ces substances élémentaires et les soustraire à cet état d'union, cependant la raison doit les concevoir comme les premiers sujets de toute composition, et, par conséquent, comme des êtres simples avant la composition.
ANTITHESE.
522. Aucune chose composée dans le monde ne l'est de parties simples, et nulle part U n'existe rien de simple.
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DIALBCnOUE TRAHSCENIIÂHTALB. 9i
PREUVE
583. Snwwsons d'abord qu'une chose composée (comme sabstance) le soit de parties simples. Comme tout rapport extérieur, parconséquent aussi toute composition de substances n'est possible que dans l'espace, il s'ensuit que le nombre des parties du composé est égal aa nombre des parties de l'espace qu'il occupe. Or, l'espace ne se compose pas de parties simples, mais d'espaces; par conséquent chaque partie d'un composé doit occuper un espace. Hais les parties absolument premières d'un composé sont simples, par conséquent le simple occupe un espace. Or, puisque tont réel qui occupe un espace comprend en lui une dtrersité dont les éléments sont eu dehors les uns des antres, il est par le fait composé; et même en tant que composé réel, il ne se compose pas d'accidents (car les accidents ne peuvent £tre extérieurs entre eux sans substances), mais bien de substances. Le simple serait donc alors un composé substantiel ; ce qui est contradictoire.
S24. La seconde proposition de l'antithèse : dans le monde il n'existe rien de simple, doit s'entendre ici en ce sens seolement, qne l'existence de l'absolument simple ne peut 6(re prouvée par ancnne expérience ou perception ni externe ni interne, mais que ce n'est qu'une pare idée, dont la réalité objective ne peut jamais être présentée dans une expérience possible, par conséquent dans l'exposition des phénomènes, sans application et sans objet. Car, si nous voulons supposer qu'il puisse y avoir pour cette idée transcendantale un objet de l'expérience, l'intuition empirique d'un objet devrait donc alors être comme une intnilioa qui ne renfermerait absolument ancune diversité, et dont les parties extérieures les unes aux autres seraient rédoites k l'nnit*. Or, comme on ne peut pas conclure de la non-conscience d'une telli diversité à son impossibilité absolue dans l'intuition d'un objet, et comme cette conclusion est cependant nécessaire pour pouvoir affirmer la simplicité absolue, il suit qne cette simplicité ne peut £tre conclue d'aucune observation, quelle qu'elle soit. Et puisque alors quelque chose ne peut jamais être donné comme un ol^et absolument simple dans nne expérience possible, mais que le mcnde sensible doit être considéré comme l'ensemble de toutes
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92 LOGIQUE TRANSCENDASTALE.
les expériences possibles, rieo de simple n'est donc 'donné en Ini. S38. Cette seconde proposition de l'antitbèse va beaucoup plus loin que la première; celle-ci ne bannit le simple que de l'intultioD du composé, celle-là l'exclut de toute la nature. C'est pourquoi elle n'a pu être démontrée par l'idée d'un objet donné de l'intuition extérieure (dn composé), mais par son rapport à une expérience possible en général.
inuiQun an u Dicutn uttroih.
1* Sur 11 thèM.
S16. Quand je parle d'un tout qui se compose nécessairement de parties simples , j'entends seulement un tout substantiel , comme le composé propre, c'est-à-dire l'unité accidentelle de la diversité, laquelle diversité donnée isolément (au moins en pensée), est constituée en liaison mutuelle, et forme ainsi une chose unique. A proprement parler, où ne doit donc pas dire que l'espace est un composé, c'est un tout; ses parties ne sont possibles que dans le tout, et non le tout par les parties. En tout cas, il ne pourrait 6tre qu'un composé idéal, mais non un compote réel. Cependant ce n'est là qu'une subtilité. Puisque l'espace n'est point un composé de substances (ni mfimed'accidentsréels),si l'on supprime en lui toute composition, il ne doit rien rester, pas même le point; carie point n'est possible que comme limite d'un espace (par conséquent d'un composé). L'espace et le temps ne se composent donc pas de parties simples. Ce qai n'appartient qu'à l'état d'une substance, quoiqu'il ait grandeur ou quantité (par exemple, le changement), ne se compose pas du simple; c'est-àdire qu'un certain degré de changement n'a pas lieu par une addiUon de beaucoup de changements simples. Plotre conclusion du composé simple n'est valable que pour des choses subsistant par elles-mfimes. Or, des accidents de l'état n'existent pas par eux-mêmes. On peut donc facilement compromettre l'argument en faveur de la nécessité du simple, comme de parties constitutives de tout composé substantiel , et par là aussi l'objet de cet argument en général, si on lai donne trop de portée, et si l'on veut le faire valoir, sans distinction pour tout composé, comme on l'a déjà tenté plusieurs fois.
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BIALECTIOOE TRAHSCENDAltTALE. 03
S97. Du reste je ne parie ici du simple qa'en tant qu'il est nécessairement donne dans le composé, puisque celui-ci peut élre résoin en celni-ià, comme en ses parties constituantes. La signification propre du mot monade (suivant l'usage de Leibniz), devrait n'appartenir qn'au simple qui est immédiatement donné comme substance simple (par exemple, dans la conscience de soimême), et non comme élémeutdu composé, élément qu'il vaudrait mien appeler atome (!)■ Etcommejene veux prouver les substances simples que par rapport an composé dont elles sont des éléments, je pourrais appeler l'antithèse de la deuxième antinomie, Yatomittique transcendantale. Hais ce mot étant déjà employé depuis longtemps pour désigner un mode particulier d'explication des phénomènes corporels {molecularum), et supposant par conséquent des concepts empiriques, il vaut mienx l'appeler prindpe dialectique de la monadolagie.
••SorrintithèH.
538. Cette proposition de la division de la matière à l'infini, dont la démonstration est purement mathématique, est attaquée par les nunuH&lef . Hais leurs objections sont déjà suspectes, en ce qu'ils ne veulent point des preuves mathématiques les pins claires, dans l'appréciation de la propriété de l'espace, en tant qu'il est, en fait, la condition formelle de la possibilité de toute matière, n ne les considèrent que comme des raisonnements formés d'idées abstraites, mais arbitraires, et qui ne peuvent être apphquées aux choses réelles ; comme s'il était seulement possible d'imaginer une autre espèce d'intuition que celle qui est donnée dans l'intuition originelle de l'espace, et comme si ses déterminations a priori n'atteignaient pas en même temps tout ce qui n'est possible que parce qu'il remplit cet espace! Si l'on était de leur avis, fl faudrait concevoir, outre le point mathématique, qui est simple et n'est pas une partie, mais simplement la limite d'un
(]) AUmtia, maaCDlin imaginé par Eant, an lieu do neatre ordinaire, atomon, tradait dans la philosophie scolastiqne par iiueparabiU, ùiditeermbilt, timpleas, etc. Rant a Toain manifeitrâiieiit faire nae (^pontioD k Honas, qoi lai a fait rascootrer cet ôicaÇ >iyi(Myov. Danv Démocrite Arofiof, et atornuB dans Ciciron, sont do fteore féminia, — H.
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94 LOOIQDB TRANSCENDAMTALB.
espaee, il faudrait concevoir, dis-je, des points physiques qni 1 la vérité seraient simples aussi , mais qai auraient le privU^e , comme parties de l'espace, de remplir l'espace par leur seule agrégation. .Sans répéter ici les réfutations ordinaires et claires de cette absnntité, réfutations gue l'on trouve en foule, comme il est tout à fait inutile d'ailleurs de vouloir ofl^squer subtilement par des concepts purement discursifs l'évidence mathémathique ; j'observe seulement qne si la philosophie chicane ici avec les mathématiques, c'est uniquement parce qu'elle ouUie qu'il ne s'agît dans cette question que des phénomènes et de leurs conditions. Mais il ne suffit pas ici de trouver pour nn concept mUlUctuel pur du composé, le concept du simple ; il s'agit de trouver, pour l'intuition dn composé (de la matière), Tintuition da simple; ce qui est tout â fait tnpossîbte d'après les lois de la sensibilité, par conséquent aussi dans les objets des sens. On peut donc toujours accorder que, relativement à un tout composé de substances, qui est simplement conçu par l'entendement pur, il est nécessaire d'avoir te simple avant toute composition de ce tout. Cependant ceci n'a pas lieu dans le totum substantiale pkœnomenon, qui, comme intuition empirique dans l'espace, emporte la propriété nécessaire de n'avoir aucune partie simple, parce qu'aucune partie de l'espace n'est simple. Cependant les monadistes ont été assez subtils pour vouloir éluder cette difficulté, ne supposant pas l'espace comme une condition de la possibilité des objets de l'intuition extérieure (des corps) ; ils supposent, an contraire, cette intuition, et le rapport dynamique des substances en général, comme la condition de la possibilité de l'espace. Or, nous n'avons un concei^t des corps qu'autant que jnous les considérons comme phénomènes ; mais, à ce titre, ils supposent nécessairement l'espace comme condition de la possibilité de .tout phénomène extérieur. Le subterfuge est donc vain , et U a déjà été suffisamment prévenu antérieurement dans Testhéthique Iranscendantale. Si les phénomènes étaient des choses en soi, alors la preuve des monadistes serait absolument valable.
SIS. La deuxième affirmation dialectique présente cela de particulier, qu'elle a contre elle une assertion dogmatique» de toutes les subtilités la seule qui tente de démontrer péremptoire-
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DULBCTIQUe THAKaCBNDANTÀLE. 96
nient, dans nn objet de l'expérience, la réalité â« ce ifue nous avons compté précédemment parmi les idées transcendantales pores, k savoir, la simplicité absolue de la substasee , — on que l'ol^t dn soBS intime, le moi qui pense, est une substance absolument simple. Sans m'en^ager maintenaot dans cette question {poisqnll en a été suffisammait parlé plus haut), j'observe seulement que, si qoclque riiose est simplement conçu oontB» objet, sans qu'en ^onte ane détermuiation sy&thétique ài sob intiôtioii (précisément comme il arrive daus la pure idée : mol), rien de divers> aucune composition ne peut assurément <tre perçue dans une t^ représentation. De plns^ comme les prédicats par lesquels je pense cet objet sont sinplemeni des intuitioR& du sens intime, ils ne peuvent rien ottrir qui prouve use diversité dont les élâaients soient en debtws les uns des autres, par conséquent une compoM^cm rédle. C'est poBrquoi. la conscience de soi-même exige, par le fait que le sajel qoi pense est en mime tcsips son otiiet propre, qu'il ne piisse se diviser lui^aème, quoiqu'U divise les déterminations qui lui sont inhérentes ; car, par rapport à loiméme ou en soi, tout objet est abs(dument ub. Néanmoins, si ce sujet est considéré extérieurement comme an otijet de riatoilioD, il laisse cependant voir en lui composition dans le f^énomëoe. Et il doit toujours être considéré ainsi, quand on veut savoir s'il y a on non en loi une diversité dont les éléments soient extàneurs les uns aox autres.
ISOBdK OPPOSntOS BBS JDÈB3 TRANSUBHSJQnKUS.