‹ Critique dramatiqueChapitre 16 sur 25 · THEATRE DE PIRON · texte numérisé non relu

THEATRE DE PIRON

LA METROMANIE

A Métromanie est une belle œuvre , illustre entre tous les ouvrages qui ont signalé les premières années du XVI 11^ siècle; et lorsqu^on assiste à cet art excellent vingt ans après la mort de Louis XIV, on prend en pitié les déclamateurs qui disaient, en ce temps-là, que, le grand roi étant mort, les grandes œuvres étaient descendues avec lui dans la tombe. Hélas! c'était bien assez d'avoir perdu le grand prince qui savait les protéger et les entendre; et maintenant que ces grandes productions étaient réduites à leurs propres forces, il fallait tenir compte au poëte de son désintéressement. Plus d'aide et plus d'appui. Ils étaient disparus à jamais, les grands connaisseurs du palais de Versailles. Les poètes, jusqu'à présent, avaient

rencontré pour leur comédie, une double Juridiction : la Ville et la Cour, celle-ci brisant souvent Farrêt de celle-là : témoin les Plaideurs de Racine, tombés à Paris, glorieusement relevés à Versailles. Désormais les poètes n'auront plus, pour leur venir en aide ou pour les siffler, que les juges de la ville. Elle sera leur guide unique ; d'elle seule viendra la gloire ou Fabjection; et maintenant que la poésie a choisi Paris pour son domicile unique, un jour viendra où Paris arrachera de Versailles la royauté même, afin d'en finir avec la solitude et le désert.

La Métromanie est une œuvre exquise et charmante; elle est gaie avec beaucoup de bon sens ; elle est éloquente avec une grâce infinie. On y rencontre à chaque vers un de ces proverbes avec lesquels se compose la sagesse des nations, et qui restent soudain gravés dans la mémoire des plus honnêtes gens.

De ces vers bien faits, disant quelque chose et faciles à retenir, on en trouverait par vingtaines, et cependant l'auteur, sans courir les aventures du discours, reste obstinément dans le sujet de sa comédie. Il ne voit que son poëte ; il le suit à la trace ; il invente, à son intention (voulant définir une passion toute nouvelle) , même des mots tout nouveaux, celui-ci , par exemple : Fantastique,

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et Ton ne saurait nier que fantastique ait fait son chemin.

Où trouvez-vous, même en cherchant dans les meilleurs vers de nos poètes modernes, un portrait plus frappant du poëte?

C'est un homme isolé, qui vit en volontaire, Qui n'est bourgeois, abbé, robin ni militaire ; Qui va, vient, veille, sue, et, se tourmentant bien. Travaille nuit et jour et jamais ne fait rien; Du reste, rassemblant dans sa seule personne Tous les originaux qu'au théâtre on nous donne • Misanthrope, étourdi, complaisant, glorieux, Distrait... Ce dernier-ci le désigne le mieux.

Piron fut, de son temps, le vrai poëte, amoureux fou du bel esprit, des beaux vers, des vives et fécondes saillies. Mieux que personne, avant tous les poètes de Pheure présente, il a donné Taccent populaire à la nouvelle comédie, il Fa mise au niveau de nos passions, de nos instincts, de nos espérances. Il y a déjà du Figaro dans ce bonhomme, avec plus de justice et de bon sens. Il est hardi, mais dans les justes limites ; il descend de Molière en ligne courbe, et mieux que Molière on peut affirmer que Piron a soutenu Fhonneur des lettres. Rappelez-vous, dans les Femmes savantes, la honteuse et abominable rencontre entre ces deux écrivains de bas étage, Trissotin et

Vadius, et le mépris de Molière déversé sur ses confrères :

Il semble à trois gredins, dans leur petit cerveau, Que, pour être imprimés et reliés en veau...

Quoi de plus triste et déplus affligeant pour la profession des lettres? Au contraire, ici, dans cette histoire du poëte, Fauteur de la Métromanie arrive au secours de son art indignement insulté. « Non, non, dit-il, l'écrivain n'est point un lâche! on ne Finsulte pas impunément. Prenez garde à votre insulte, il vous la renvoie; et maintenant prenez garde à son épée î »

Louange au poëte honorable qui parle ainsi des poètes ses frères, et qui les traite en honnêtes gens. En ceci la louange est d'autant plus méritoire qu'elle est plus rare en ce XVI II® siècle si jaloux et si fier de son esprit. Il a insulté à ses plus beaux génies, il les a chargés de mépris et de ridicules. Eux-mêmes, entre eux, ces grands esprits qui aspiraient à la conquête du monde, ils s'outrageaient jusqu'aux morsures. La vie entière de Voltaire s'est passée à recevoir des insultes et à les rendre. Cest là, d'ailleurs, un spectacle bien digne de curiosité, la manie des écrivains de ce temps-là, qui les poussait à vivre avec les puissants et les riches, à solliciter leurs suffrages, à tendre

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la main à leurs bienfaits, tout en déclamant contre rinégalité des conditions! Ce siècle de philosophes et de parasites ne pardonnait pas à J. J. Rousseau d'avoir copié de la musique ^owr vivre.

A ces écrivains, précurseurs d'une si grande révolution, il semblait qu'ils avaient le droit de s'asseoir à toutes les tables et d'y manger, de prendre toutes les vieilles robes des vieilles marquises et de s'y tailler une culotte ! Humbles et superbes tout ensemble, ils tendaient la main au baron d'Holbach, au prince de Soubise, à M™« Geoffrin, au financier Beaujon, à M"*" Hus, à M"^ Clairon, au roi de Prusse, à la grande Catherine, à l'archevêque de Paris, à M'"'^ d'Epinay, à tout le monde enfin, au roi lui-même, à M™^ de Pompadour, à M. de Marigny son frère, à M. de Choiseul, et même, ô honte î au cardinal de Rohan, à M"'*^ Dubarry !

Voilà donc justement pourquoi il faut estimer, et très-haut, les rares esprits de ce temps-là qui furent des poètes à la vieille mode, à l'ancienne marque, et sans trop s'inquiéter, la veille, du lendemain. Retranchés dans leur pauvreté même, et vivant uniquement de leur travail, ils rehaussaient par leur dédain et par leur courage la profession littéraire.

Ceux-là, certes, ne seront jamais riches ; il n'au-

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ront jamais de place à la cour, ni de clef d'or au pan de leur habit, ni de belles lettres du roi de Prusse, ni de beaux vers et de beaux diamants de la grande Catherine ; ils ne dîneront par chez le maréchal de Richelieu et chez M. le duc de Choiseul ; la marquise ne les enverra pas chercher à sa ruelle, le matin, pour leur dire, comme on disait au vieux Galand : « Dites-nous donc un de ces beaux contes que vous savez! » Disons tout, appelons ces braves gens par leur nom propre, ils seront les Cyniques ; on les montrera au doigt dans la foule des beaux esprits, rien n'est plus vrai ; en revanche ils seront populaires, leur mémoire sera durable ; on leur pardonnera beaucoup parce qu'il n'auront flatté personne ; on oubliera leur débraillé en faveur de leur sincérité ; on leur permettra d'être nus en faveur de leur innocence. Laissez-les faire, laissez-les dire, et que vous importe?

Or toutes ces malédictions sur les poètes mal vêtus du siècle passé, elles sont prononcées justement par les poètes riches, pensionnés et rentes :

Les mieux rentes parmi les beaux esprits.

Celui-ci, Voltaire, était un roi; Piron, son ennemi, était un pauvre. Pendant que le neveu de Rameau se vautre à la table du fermier général, qui l'accable de ses quolibets et de ses hoquets.

récrivain le plus éloquent de ce monde, en plein hiver, malade et sans ressources, est chassé de la masure qu'il occupe chez M""^ d'Épinay. Mourir entripaillé comme Trimalcion, ou mourir de faim... choisisez ! Voilà pourquoi, dans Tabîme et dans le mépris où tombaient les sincères écrivains, Fauteur de la Métromanîe a mieux fait qu'une belle œuvre ; il a fait une belle et légitime action en réhabilitant, dans sa comédie éloquente, la poésie et les poètes... Et pourtant il savait trèsbien qu'il touchait au paradoxe :

Un poète, à la cour, est de bien mince aloi.

Des superfluités il est la plus futile.

On court au nécessaire, on y songe à l'utile;

Ou si vers l'agréable on penche quelquefois,

Nous sommes éclipsés par le moindre minois;

Et là, comme autre part, les sens entraînant l'homme,

Minerve est éconduite et Vénus a la pomme.

Voilà comment, dans cette glorification", le poëte est juste envers lui-même en restant modeste. Il connaît son peu de crédit, il en convient; mais, ceci dit, il reste pour le moins l'égal du chevalier Dorante et du financier Francaleu. Le voilà si généreux qu'il donne tout.... même ses vers, à qui les veut prendre. Il a compté sur la renommée et sur la gloire : elles viendront plus tard, à leur bon plaisir; laissez-les faire, et, jusqu'à nouvel ordre, il suffit que Damis soit amoureux de sa belle incon-

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nue, amoureux non de sa beauté, mais des vers qu'elle envoie au Mercure. En effet, un certain poëte appelé Desforges s'était fait passer pour une muse: il advint que Voltaire se laissa prendre à ce vilain piège et répondit en poëte amoureux à la belle inconnue. Il fallait vraiment que le brillant poëte eût le cœur bien oisif en ce moment pour se laisser prendre à la glu de ces méchants vers.

L'anecdote était de bonne guerre, et Tauteur de la Métromanie en profita, très- content de se moquer de Voltaire, à la même heure où il prenait le parti du jeune et beau Damis, le poëte ingénu, trahi par son ami, abandonné par sa maîtresse. Avec un pareil sujet, nous autres qui ne savons plus rire et tourner gaiement autour des plus difficiles questions, nous composerions un drame échevelé. Piron, qui certes n'était pas embarrassé d'écrire un drame, a voulu rester dans la comédie, dans le beau rire et dans la jeunesse. Il a fait son poëte aimable : absolument il faut qu'on aime l'enthousiaste Damis. Il a voulu démontrer la toute-puissance de la poésie : il faudra, par tous les moyens, que cette irrésistible autorité se manifeste en toute chose. A peine Damis le poëte a-t-il mis le pied dans cette maison bourgeoise, aussitôt la poésie éclate de toutes parts. Lucile demande des vers à Dorante, le père de Lucile improvise une

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comédie; ami, parents, voisins, ils sont tous mis à contribution pour entendre, apprendre, répéter des vers. Il n^est question que de cela dans toute la pièce. Loin de nous les intrigues vulgaires, ou ces amours qui ressemblent à tous les amours!

Le poëte (écoutez Piron) est riche; il est roi, il est maître, il est Dieu. Tout ce qui Papproche et tout ce qui Pentoure, et jusqu^àson valet Mondor, un drôle de la famille des Sganarelle et des Grispin, s^inclinera devant le favorisé du ciel. Que disonsnous? Francaleu, le fermier général, qui donne un million de dot à sa fille, n^est pas très-éloigné de donner sa fille à Damis, gai, vif, aimant à rire. O digne et bon Francaleu, soyez béni pour cet aimable penchant!

Maîtresse, amis, parents, puisque tout est pour vous. Aimez donc bien Lucile, et soyez son époux.

Quant à Poncle, au rabat-joie, après avoir bien tempêté dans Pancien style, il pardonnerait volontiers la poésie à son poëte s'il finissait par épouser la douce et belle Lucile. « Oh ! dirait-il à son tour, que c'est beau la poésie ! Oh ! Padmirable invention qui donne une si belle fortune à ce mauvais sujet que j'aurais fait enfermer si volontiers dans le même donjon que le jeune Riquetti de Mirabeau ! »

Cependant quelle heureuse idée, infliger à Toncle Baliveau un rôle à jouer dans la comédie de M. Francaleu!

C'est encore une louange à donner à cette aimable comédie : on y retrouve à chaque instant le poëte qui l'écrivit dans un ton si parfait de bonne grâce et de bonne humeur, Piron et Damis ne sont qu'un seul et même personnage ; ils obéissent aux mêmes passions ; ils sont pris du même enthousiasme ; ils poursuivent de la même haine les faux poètes et les faux lettrés; et quand l'homme sensé, le Baliveau, le raisonneur de la pièce, a déclamé tout à son aise contre l'état du poëte dans la société moderne, écoutez Piron, écoutez Damis, répondre à ce bourgeois^ comme on dirait aujourd'hui. Leur plaidoyer est tout semblable à quelque véhémente sortie des grands orateurs de nos jours, un Berryer, un Chaix d'Est-Ange, un Paillet. L'oncle, il est vrai, pour obéir à de vieilles traditions, lève sa canne sur son neveu (hélas! en ce temps-là, voilà donc où en étaient les poètes maîtres du monde, et Voltaire lui-même n'avait pas été à l'abri de pareils outrages!); Damis, d'un seul regard, fait tomber le bâton des mains de son oncle, puis, après l'avoir quelque peu plaisanté, il lui parle de sang-froid, expliquant à la façon d'un homme de cœur qu'il

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est temps enfin que le poëte prenne dans le monde la place qui lui est due, et sorte de Thumiliante condition qu^on lui a faite : « Oui, mon oncle, l'intelligence poussée au degré qui fait les grands écrivains rend un homme Pégal, pour le moins, des plus grands capitaines, des plus grands orateurs, des plus vertueux magistrats. »

Tout ce mouvement oratoire est admirable. Piron parle à cette heure comme Mirabeau parlera plus tard. Ce Damis, parlant ainsi de son art, qui est divin, et pleurant sur la gloire de Corneille et de Racine, comme pleurait Alexandre sur les conquêtes de Philippe son père, est le plus touchant du monde. J'aime son enthousiasme, et sa conviction m'enchante. Honneur à cet esprit qui ne doute de rien ! Surtout je loue et j'honore le poëte honorant les poètes, en présence de ce parterre du café Procope, jaloux, mesquin, odieux, ingrat, divisé par tant de sottes cabales. Ah ! s'il avait pu voir dans Favenir, ce brave Piron, s'il avait pu deviner qu'un jour, je ne dis pas la société de France, mais la société européenne tout entière serait sauvée, agrandie, éclairée, sanctifiée par ses poètes ; que Gœthe en Allemagne, Béranger, Lamartine et Victor Hugo chez nous, lord Byron et Walter Scott en Angleterre, Chateaubriand partout, tiendraient toutes les âmes de ce siècle

soumises à leur parole ! S'il avait pu deviner à quel point du côté de la poésie iraient un jour la gloire, la puissance, la liberté, la force et la création, combien, je vous prie, n'eùt-il pas encore agrandi ce magnifique plaidoyer en faveur des poètes, que personne en ce temps-là, pas même Voltaire, n'a compris mieux que Piron !

Si toute la Métromanie était ainsi faite, avec cette verve incomparable, on ne comprendrait point qu'elle eût jamais quitté ce théâtre, qui la refusa tout net, et qui ne Ta jamais aimée... Ici nous voulons parler de la jeune et belle Lucile; elle se trompe, on la trompe ; elle n'est pas naïve, elle est niaise. Elle épouse, au dénoûment, non pas le poëte et le charmant esprit dont elle était enchantée, mais un vulgaire amoureux qui bientôt, du ciel qu'elle habite, ramènera la sensitive aux émotions les plus vulgaires. Elle touchait aux étoiles, elle vivra sur la terre. Elle rêvait un poëte, elle sera madame la baronne. Hélas ! la pauvre enfant, que de tristesses inavouées à toutes les batailles gagnées ou perdues de son poëte, et comme elle va maudire la soubrette infidèle qui cache à ses yeux l'âme et le cœur de Damis!

Damis, en ce moment, n'est plus un poëte; il est fou ! il est aveugle. Il ne voit pas que la douce Lucile, une muse, une grâce (Hésiode les confond

Pune et l'autre), est là sous ses yeux, rêveuse et charmante, et toute prête à reconnaître à son accent, à son sourire, à son premier regard, le poëte qui Ta charmée. Hélas! lestupide, ilne comprend pas qu'on l'aime; en ce moment suprême, 011 sa première comédie apparaît dans les fureurs du parterre, il soupire encore pour la rnuse anonyme du Mercure... Heureusement, voilà de quoi le réveiller :

Je ne suis plus le même enfin, depuis deux heures. Ma pièce, auparavant, me semblait des meilleures ; Je n'y vois maintenant que d'horribles défauts, Du faible, du clinquant, de l'obscur et du faux. De là, plus d'une image annonçant l'infamie : La critique éveillée, une loge endormie; Le reste, de fatigue et d'ennui harassé; Le souffleur étourdi, l'acteur embarrassé, Le théâtre distrait; le parterre en balance, Tantôt bruyant, tantôt dans un profond silence; Mille autres visions, qui toutes dans mon cœur Font naître également le trouble et la terreur.

De toute la comédie, voilà le seul passage où le drame et la pitié se fassent jour. Eh bien, même en cet instant, le courage de Damis ne se dément pas : battu de tous les flots du parterre, il sera plus grand que sa fortune; il comprend qu'il faut combattre encore, et, généreux jusqu'à la fin, il marie Lucile à cet ingrat Dorante, qui a fait tomber sa pièce. Il est calme, il est fier; il ne regrette ni la

fortune ni l'amour; à peine s'il regrette un instant sa comédie, en proie aux sauvages... Il finit comme il a commencé, en appelant la poésie à son aide :

. Vous à qui cependant je consacre mes jours, Muses, tenez-moi lieu de fortune et d'amours!

Telle est cette comédie, une des plus belles du théâtre. L'esprit, le style, la verve, la force, Tentraînement, la popularité de ces bons vers, ne sauraient se dire, et vraiment il faut que le siècle passé ait été bien sourd et bien aveugle pour n'avoir pas accepté avec plus de reconnaissance ce bienfait d'un poëte pour les poètes, cette réhabilitation complète, enivrante, de la poésie, ce'plaidoyer d'une éloquence sans égale !

Refusée, il y a près d'un siècle et demi, par des comédiens qui n'y pouvaient rien comprendre; acceptée avec une certaine froideur par les poètes et les écrivains, qui ne voulaient pas convenir du génie et de la valeur de Piron, la Métromanie a rencontré chez nous, cette fois encore, un accueil trop sérieux pour être durable. On écoute, on regarde, on s'en va, tout est dit, tant la chose lettrée est en médiocre souci parmi nous.

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