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Le Geour pes Lrrrnes 63
et si la “à Temerité » qu’on lui reproche «est autre chose que justesse de goût et indépendance d'opinion. (E24)
Rien de mieux, jusqu’ ici, Mais attendous.. D'abord, cette deuxième Partie fait défaut dans le manuscrit, et elle n’a sans doute jamais été rédigée. Puis, l'eût-elle été... Voici, en effet, que se révèle une fois encore cette «bizarrerie d'esprit» congénitale à Nicolas, à Pierre, à Claude, à Charles, à tous les Perrault. Pierre veut ‘dépouïller les deux Zphigénie de leurs « habits avanta
geux ». Il les réduira donc chacune à de la prose, — et à Ja prose de Pierre. Autrement, affirme-t-il avec sérieux, la versification de Racine, qui < touche 1 oreille si agréa- blement», aurait une injuste supériorité sur la versification d’Euripide qui, elle, « n’est pas connuë a tout le monde ». Et, en même temps, Perrault se réjouit d’enlever aux amateurs des Lettres anciennes l’occasion de nous rompre la tête avee « leur prétendue beauté de diction grecque. » (122) Ce stratagème de notre critique, on s’en aperçoit au rythme plus ape de son style, a dû pleine-
ment le satisfaire.
Sans trop regretter la comparaison promise, +<ontentons-nous de ce que Perrault nous tonne, à savoir la « tragédie » d’Euripide traduite « sur la Traduction Latine de mot a mot » (123), et, ensuite, la « Tragédie de Monsieur Racine mise en Prose » (124).
Buripide a été trahi, défiguré. Une ou deux citations le montreront. Voici comme au début de da tragédie Per-
(121) Critique des deux Tragédies d'Iphigénie, Avertissement, p. 8, verso.
(122) Ibid., p. 4, verso et p. 5, recto.
(123) Cette traduction de Pierre Perrault va, dans le manuscrit, de la page 37 à la page 92.
(1%) Va, dans le manuscrit, de la page 93 à la page 165, verso.
sA Vire ET SES OUvRAGES