L CRITIQUE DU LIVRE
forts partisans du Livre de D.Q. Et pour abreger Je n’ay qu’un mot à leur dire qui est qu’ilz ne scauroient me faire voir un livre au monde où il y ait des fautes de conduitte et de jugement comme il y en a en celluy cy Je n’en exepte pas mesme les Romans les plus fabuleux ni
les contes de vieilles comme Peau d’asne et autres sembla-
bles, pourveu qu’on les regarde telz qu’ilz sont et qu’il leur est permis d’estre, Je veux dire dans un merveilleux exessif et outré, car enfin l’on n’en trouvera pas un qui soit contraire à luy mesme dans son dessein comme celluy
cy.
raison, mais avec tout cela Je ne laisse pas de prendre
plaisir à lire ce livre, et Je croys que pour prendre plai-
sir à lire quelque chose Il nest pas necessaire de sçavoir si ce qui plaist est dans les regles, Lon ne consulte que soy mesme, lon ne sent que l’emotion que nous cause [39 R‘“] ce qui nous plaist, sans qu’on se mette en peine s’il est dans les regles, Et s’il falloit que cela fust autrement, - Jon ne riroit point dans le monde, Les ignorans ne riroiïent point à cause qu’ilz ne scavent pas les regles, et les sçavans ne riroient guere puisqu'il est si difficile de garder ces regles en escrivant quelque plaisanterie. s Eu. — Ce que vous dites est spirituellement dit, Et quand vous dites que ce livre vous donne du plaisir à lire, quoy qu’il soit contre les regles, J’en demeure d’accord, Et Je ne dis pas qu’il n’y ait aussy .de bonnes choses et bien dittes, car Il n’y a point de si mauvais livres où il n'y ait quelque chose de bon (119), comme le dit en quelque endroit l’autheur dont nous parlons, mais ces bonnes choses là n’estant pas celles pour lesquelles le li-
(119) Don Quichotte, Il° Partie, chap. III : « No hay libro tan male — dijo el Bachiller — que no tenga algo bueno, »
Neo. — Vous me feriez à la fin croire que vous avez
DE Dom QuicHoTre DE LA MANCHE 127
vre est fait et n’estant qu’en tres petite quantité, elles ne sont pas capables de faire dire que ce livre est bon, et encore moins de le faire dire par des gens du mestier: Ne demeurez vous pas d’accord que la Musique [39 V“] la Peinture l’architecture vous plaisent, et que vous estes bien aise d'entendre et de voir des ouvrages que produisent ces beaux arts, mais ne demeurez vous pas d'accord aussy que vous ne vous y connoissez pas assez pour en pouvoir donner un Jugement certain, Vous direz bien, ce Tableau me plaist parce que les figures me semblent dans une belle disposition, La Carnation en est agreable, la drapperie me plaist extremement, et le paysage aussy, vous direz, cette Musique me semble bonne, Il y a de belles voix et les instrumens sont bien touchez ; Ce bastiment me semble beau, J'aime extremement a voir ces colonnes, ces chapiteaux, ces bas reliefz et ces ornemens de scuïipture, tout cela me rejouit, Mais si quelque connoisseux vous fait remarquer des defautz dans ce tableau, qu’il vous les rende visibles et qu’il vous en fasse demeurer d'accord, Et qu’il fasse la mesme chose pour cette Musique et pour cette Architecture qui vous ont semblé si belles persisterez vous à dire que ce tableau cette Musique et ce bastiment sont à estimer quoy qu’il vous reste encore (120) quelque plaisir a entendre [40 R‘] cette Musique et à voir cette peinture et ce bastiment. Il en est de mesme de ce livre, Il plaist à ceux qui ne s’y connoissent pas, qui le lisent sans application qui prennent les choses comme elles leur sont presentées sans faire de reflexion que sur le plaisant quon leur a promis qu’ilz y trouveroient, lequel ils prennent par pieces -et par morceaux sans liaison sans raport des uns aux autres,
‘ (120) Pierre Perrault, ou plutôt le copiste, a mis au-dessus du mot encore, et sans le rayer, cet autre mot : {oujours,
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sans vraysemblance, se contentans de dire cela auroit esté bien plaisant s’ilavoit esté ainsy : Mais que des choses en cet estat soient estimées par des sçavants et par des gens d'esprit C’est ce qui ne se peut a moins qu’ilz veuillent soustenir que les défautz que nous avons remarquez et que nous remarquerons encore ne soient, pas des deffautz, Mais ilz doivent soustenir leur proposition par d’autres raisons que par celle du plus bel esprit qui ait jamais esté, Car ce n’en est pas une et c’est le procez qui est à juger. Mais si vous le trouvez bon nous continuerons d'examiner les autres avantures ; Nous avons parlé de l'Histoire de Marcelle, Nous en avons remarqué [40 V*] la longueur veu le peu de sujet qu’elle contient, Ce beau discours qu’elle fait sur un rocher (Je voudrois bien sçavoin comment il estoit fait ce rocher, et comment, estant haut élevé (121) comme il est dit qu’il estoit, elle pouvoit en plaine campagne parler assez hautement pour estre entendue) C’estoit un vray sermon qu’on devoit escouter avec pareille attention patience et ennuy qu’on fait en semblable rencontres (sic), ceux qui luy reéssemblent, et qui ne sont pas meilleurs ; Vous remarquerez aussy si vous voulez les hyperboles avec lesquelles il descrit les passions des amans de Marcelle et les tesmoignages qu’ilz en donnoïent (122). Ilz estoient plus fous que D. Q. Ces expressions ne se trouvent que dans des ouvrages
(121) Don Quichotte, Ire Partie, chap. XIV. Cervantes nous donne une idée de ce rocher « haut élevé » à l’aide de l'expression : « esa altura»,
(122) Ibid, chap. XIN : « .….Aqui sospira un pastor, écrit Cervantes, alli se queja otro ; aculla sé oyen amorosas canciones, acä desesperadas endechas. Cuél hay que pasa todas las horas de la noche sentado al pie de alguna encina o peñasco, y alli, sin plegar los lorosos ojos, embebetido y transportado en sus pensamientos, le hallé el sol a la mañana, y cul hay que, sin dar vado ni tregua a sus suspiros, en mitad del ardor de la mâs enfa-
>. 135 en marge]
en marge]
).. 152 en marge]
en marge)
DE Dow Quicuorre DE LA Mancue 129
Poetiques encore faut-il que ce soient des plus outrez, mais Jamais dans des Comiques. L’Enterrement de Chrysostome au pied de ce rocher est il probable (123) ? Est ce qu’en Espagne on est si peu Catholique que d’enterrer un Chrestien dans un champ comme l’on feroit un Chien, L’Inquisition voudroit connoistre de ce fait et le Testament du deffunct ne serviroit qu’à faire jetter son corps à la voirye, et Cette [41 R°} ceremonie et pompe funebre ressemble t’elle à un enterrement de Chrestien, n’est elle pas Poetique et payenne ? D.Q. dans sa plus grande follie ne s’imagine rien de semblable, et il voit des gens plus fous que luy.
Aprez cette avanture vient celle des Muletiers yangois (124), Je voudrois pouvoir passer par dessus. Elle est si malhonneste qu’une personne un peu modeste ne la peut lire sans rougir, Elle ne fera rire que des laquais et des pages, Il en est de mesme de celle de Maritornes et du Muletier (125), De celle de Sancho quand il fit son ordure prez de son Maistre, dont 1a description est faite avec grand soing (126). Du vomissement que D.Q. fit au visage de Sancho, et de celluy que Sancho fit reciproquement et en mesme temps au visage et en la bouche de D.Q. à cause du baulme que D.Q. avoit composé dont il dosa siesta del verano, tendido sobre. la ardiente arena, envia sus quejas al piadoso cielo. » — « … Ici soupire un berger, là se plaint un autre ; par ici l’on entend d’amoureuses chansons ; par là des complaintes désespérées. Tel passe toutes les heures de la nuit assis au pied d’un chêne ou d’un rocher, et là, sans qu'il ait fermé ses yeux en pleurs, le soleil le trouve au matin, absorbé et perdu dans ses rêveries ; tel autre, sans donner paix ni trêve à ses soupirs, dans la pleine ardeur de la plus accablante sieste de l'été, étendu sur le sable brûlant, adresse ses plaintes au ciel compatissant. »
(123) Ibid, chap. XIV.
(124) Ibid., chap. XV.
(125) Ibid., chap. XVI. e (126) ‘Ibid., chap. XX. ce! ”
p. 28 fnote en marge)
p. 125 {note en marge]
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avoit fait boire à Sancho et dont il avoit bu aussy (127).
Toutes ces ordures ne scauroient comme j’ay dit faire rire que des laquais et des pages, aussy l’autheur fait dire au Licentié Carasco en la seconde partie que ceux qui [41 V*] se sont le plus appliquez à lire cette histoire ce sont les pages (128). Avez vous remarqué que Sancho ayant mené sur son asne D. Q. tout moulu des coups de baston que les yangois luy avoient donné (sic), Rossinante estant en trop mauvais estat pour le porter, respondant à Maritornes qui luy demandoit combien il y avoit qu’il estoit ecuyer de D.Q. dit qu’il n’y avoit qu’un mois (129) Et cependant le jour auquel il luy parloit estoit seulement le quatriesme qu’il estoit avec luy, Car au premier Jour ce fut l’avanture des Moulins à vent, au second celle du Biscayn, et le soir il coucha dans la forest avec Les Chevriers, au troisieme il vit lenterrement de Chrysostome, et au quatriesme s’estant trouvé dans un pré sur l’herbe, les yangois y arriverent qui le battirent, Et Sancho mena son Maistre comme J'ay dit sur son asne à l’hostellerie, et Je ne sçays pas pourquoy il se portoit mieux que son Maistre car les coups furent égale-
(127) Don Quichotte, l'e Partie, chap. XVIII,
(128) Ibid; Ile Partie, chap. I. :
(129) Ibid., Ire Partie, chap. XVI. — Perrault commet ici une double erreur. C’est à l’hôtesse et non à Maritornes, que répond Sancho, et la question posée n’est pas du tout celle qu'indique Eudoxe : « Pues 4 como vos, siéndolo deste tan buen señor, dijo la ventera, no lenéis, a lo que parece, siquiera algun condado ? — Aün es temprano, respondio Sancho, porque no ha sido un mes que. andamos buscando las aventuras, y hasta ahora no hemos topado con ninguna que lo sea, » — « Comment alors, répondit l'hôtesse, puisque vous êtes celui [l'écuyer] d'un si bon seigneur, n'avez-vous pas, d’après ce qu’on voit, au moins quelque comté ? — C'est encore trop tôt, répondit Sancho, car il n'y a pas un mois que nous marchons à la recherche des aventures, et, jusqu’à présent, nous n'en avons rencontré aucune qui le soit vraiment. »
en marge]
p. 153 > en marge)
ment partagez entr eux deux et D.Q. avoit des armes
qui l’avoient garanty Il n’y avoit donc que quatre Jours qu’il estoit avec luy. 4 ;
DE Dom Quicxorre pr 14 Mancte
Ce que je trouve à considerer dans l’avanture des deux troupeaux de moutons (130), Ce sont les deux coups [42 R°°] de pierre que receut D.Q,. l’un dans le costé- qui luy enfonça deux costes, L'autre dans la bouteille de son baulme qui la cassa et en mesme temps luy cacsa aussy trois ou quatre dens et luy escrasa deux doigtz, Et cependant avec ces deux costes enfoncées ces quatre dentz arra-
__ chées de la bouche, ces deux doigtz escachez, couché qu’il
estoit par terre acablé de tant de maux, Il se leve pour: tant, monte sur son cheval (131), et aprenant que son escuyer à perdu sa besace où estoit la provision de bouche, Il dit qu’il mangeroit a cette heure là, plus volontiers un quarteron de pain où (sic) une fouasse ou deux testes de sardines ou harans soretz (132) que toutes les herbes dont parle Dioscoride, d’où luy pouvoit venir cet apetit en un si pitoyable estat ? Et un quart d'heure aprez Il rencon-
tre les Ecclesiastiques qui conduisoient un mort dans une
littiere (133), Il les attaque et renverse par terre avec une dexterité et vitesse non pareille (134), Est il possible qu’un homme en lestat quon le depeint puisse monter a cheval ait si bon apetit et si envie de manger avec quatre dens qu’on vient de luy oster de la bouche, qu’il [42
(130) Don Quichotte, Ire Partie, chap. XVIII. es
(131) Cervantes dit seulement : asié.… las riendas de Rocinante. — il saisit... la bride de Rocinante.
(132) un cuartal de pan, o una hogaza y dos cabezas de sardinas arenques…. | :
(133) Don Quichotte, Ire Partie, chap. XIX. .
(134) Cervantes dit seulement : era cosa de ver con la presteza que los acometia y desbarataba… il fallait voir avec quelle prestesse il les attaquait et les culbutait.…. :
p. 123 [note en marge]
trotes declarados.
{note en marge]
132 | Critique pu Livre
V®] attaque des gens avec la vigueur qu’on le depeint ayant deux doigtz escachez et que Rossinante qui eut sa bonne .part des coups de pierres fust si leger qu’il sembloit qu’il eust des asles (135), Et qu’en fin dans la suitte, et ce fut dez le lendemain Il n’est non plus parlé de tous ces maux qui estoient pourtant chacun tres considerables que s’il ne les avoit point eus, c’est un merveiileux poetique qui pourtant n’arriveroit point sans quelque onguent ou baulme pretieux, ou sans le secours de quelque enchanteur, Ces plaisanteries sont à mon sens bien froides, et lon y remarque un grand manque de Jugement, Cela se pardonneroït à un homme qui feroit le conte en une compagnie, comme J’ay dit, sans l’avoir premedité, Mais on ne le pardonne point à un autheur qui escrit a loisir dans son cabinet, Et encore une fois Il n’y a que des jaquais et des pages ou des gens d’esprit turbulent qui puissent rire de telles choses disposées et digerées comme elles sont. Vous venez de voir que Rossinante estoit si leger et couroit avec une telle vistesse qu’il sembloit qu'il luy fust venu [43 R°°] des aisles, Et neantmoins dans la seconde Partie Il est dit au Combat de D.Q. avec le Chevalier des miroirs que cette fois là qui fut en ce combat, fut la seule où lon connut que Rossinante avoit aucunement couru parce que toutes les autres fois, il n'avoit assurement fait que trotter (136), accordez l’un avec l’autre si vous pouvez ces aisles avec ce trot manifeste. Je voudrois bien sçavoir comment il blessa cet Ecclesiastique qui en suitte
(135) Don Quicholle, Ire Partie, chap. XIX : « … que no parecia sino que en aquel instante le habian nacido alas a Rocinante, ssauR andaba de ligero y orgulloso. »
(36) Ibid. Ile Partie, chap. XIV : « ..cuenta la historia que esta sola vez se conocié haber corrido algo ; porque todas las demäs siempre fueron trotes declarados. »
en marge]
DE Dom Quicnorre px LA Mancnr 133
tomba par terre, Car un homme sans armes blessé d’un coup de lance qui luy est porté par un autre monté sur un cheval qui court avec la vistesse qu’il nous decrit, et qui tombe par terre, doit estre percé de part en part et mourir sur le champ, Il dit aussy qu ’1l battit les gens vestus de deuil, Je voudroïs sçavoir avec quoy il les battoit, si c’estoit qu’il les perçoit de sa lance comme l’autre, ou si c’estoit avec son espée. %
Nso. — Il dit dans l'Espagnol qu’il leur donna des coups de baston, los apalleé.
Ev. — Je le veux mais où avoit il pris ce baston ?
>. Neo. — Cestoit du bois de sa lance.
[43 V®] Ev. — Il le devoit donc dire de mesme qu’il a dit que les valletz (137) des marchands de soye battirent D.Q. avec sa lance qu’il: mirent en pieces (138). Cette avanture est suivie de celle des Moulins à foulon (139) D.Q. fut veritablement surpris du bruit n’en pouvant connoistre la cause, Maïs quand il eut veu ces moulins, il cessa d’estre estonné et il ne les prit point pour autre chose que ce qu’ilz estoient : Je vous en ay fait ia remarque, Et l'induction que je veux tirer de celle cy contre celle des moulins à vent, est que D.Q. qui se fasche contre Sancho qui se mocquoit de luy et de l’estonnement où il avoit esté luy disant que n’ayant Jamais veu de moulins à foulon il a pu estre surpris du bruit qu’il avoit oùy, fait voir qu’il ne prenoit pas les choses pour autres que ce qu’elles estoient, et qu'ayant veu plusieur (sc) fois des moulins a vent il ne pouvoit pas les prendre pour
‘137) Ce pluriel est une erreur. Cervantes dit : un garçon muletier, de la suite des marchands. — Un mozo de mulas de los que alli venian.….
(138) Don Quicholte, 1'° Partie, chap. IV.
(139) Ibid., chap. XX.
134 2 CRITIQUE nv Iuvre
des geantz, et que de mesme aussy il ne pouvoit pas prendre ce bassin de barbier pour un armet (140) luy qui avoit
Pour amy un barbier qui lui faisoit souvent la barbe dans
p. 48 note en marge]
un bassin comme celluy qu’il prenoit pour un Casque. [44 R‘°] C’est en cet endroit où Sancho fait son ordure
-prez de son Maistre : L’autheur s’est tellement plu à faire
la description de cet incident qu’il y a employé quarante six lignes de son livre, et Je crois que s’il eust pu il eust fait sentir à son lecteur ce qui obligea D.Q. de se serrer le nez avec les doigts (141). Vous riez, Je serois bien fasché que ce fust de la mauvaise plaisanterie de cette avanture. I] me semble que Sancho sort de son caractere quand: aprez que son Maistre et luy eurent veu les moulins à foulon Il se mocque. de luy, Ce qu’il fait d’une maniere fine et adroïitte,.en redisant de certaines parolles que D.Q. luy avoit dittes quand il prenoit resolution d’esprouver cette estonnante avanture, Un homme simple et de peu d’esprit comme nous le donne Cervantes, avec peu de sel en sa Caboche (142) (C’est le. proverbe espagnol) n’a point cette finesse, et encore moins la memoire pour redire les mesmes parolles qu’il a oüyes, qui sont assez longues, les” voicy. 11 faut qu tu sçaches amy Sancho, que je suis né par le vouloir du Ciel en cet age de fer, pour y faire ressussiter celluy d or ou doré : Je suis celluy pour qui sont réservez les [44 V*°] perils les grandes choses et les valeureux exploitz (143), Et Cervantes adjouste que Sancho
(140) Don Quichotte, 1'e Partie, chap. XXI.
(141) Tbid., « .…….apretândolas (sus narices) entre los dos dedos. »
(142) Ibid., Ch. VII : « ..de muy poca sal en la mollera. »
(143) Ibid, chap. XX : « Has de saber ÿ oh Sancho amigo ! que yo naci por querer del cielo en esta nuestra edad de hierro para resucitar en ella la dorada, o de oro. Yo soy aquel para quien estân guardados los peligros, las hazañas gran-
des, los valerosos fechos.… »
en marge]