‹ Critique et catholique (volume 2)Chapitre 2 sur 66 · OBJET, DIVISION ET METHODE · texte numérisé non relu

OBJET, DIVISION ET METHODE

et raisonnable qu'en restant ou en devenant croyant.

Dans une première partie, nous parlerons des témoignages par lesquels la révélation arrive jusqu'à notre esprit : Magistère de l'Église, Tradition, Ecriture sainte, et des origines de cette révélation, du Créateur qui en est l'auteur, de la créature spirituelle qui est capable de la recevoir, de la bonlé avec laquelle Dieu gouverne sa créature et enfin de l'ineffable témoignage qu'il a donné de cette bonté en appelant, dès rorigine, Adam, le père du genre humain, à Tordre surnaturel, et en ne l'abandonnant pas après son péché.

La seconde partie sera consacrée à Texamen des mystères qui sont l'objet propre de la révélation chrétienne confiée par le Christ à ses apôtres et à son Église : Trinité, Incarnation, Maternité divine de la très sainte Vierge, Rédemption, Sacrements, Fins dernières des individus et du monde.

' 2. L'exposé de toutes ces questions aurait pu constituer un cours de théologie développé en plusieurs in-octavo. Nous avons tenu à ne pas dépasser les limites de deux petits volumes, à la portée des bourses modestes et des modestes loisirs des jeunes prêtres absorbés par le ministère aussi bien que des jeunes étudiants non moins occupés j)Our lesquels nous éciivons. Ce sont les besoins particuliers de cette jeunesse cléricale et laïque qui nous ont dirigé dans le développement de questions sur lesquelles il nous était impossible de tout dire. Rappelant sommairement les objections et explications anciennes (juenous supposions connues de nos lecteurs et qu'on trouve dans tous les manuels d'apologétitiue, nous avons insisté sur les formes nouvelles des difficultés

I CRITIQUE BT CATHOLIQUE

soulevées par les écrits modernisles. C'est pour ce motir que nous avons fait large part à Ihisloire des dogmes et du développement de nos rites.

En tête de chaque chapitre nous avons généralement groupé les quelques propositions de toi qui s'imposent à notre croyance, puis les dil'licultés qu'elles soulèvent. L'histoire des points de loi contredits et leur exposé théologique donnent la réponse aux objections. On reprochera peut-être à ce procédé, emprunté à notre maître saint Thomas, de mettre la difîiculté trop en évidence. L'inconvénient serait réel dans un sermon dont les auditeurs ne suivent pas avec une égale attention le commencement et la fin ; il n'existe pas pour un livre qui ne peut être lu que par des e-^prits sérieux el réfléchis. Tout en supposant nos lecteurs attentifs et réfléchis, nous n'oublions pas qu'ils sont jeunes, el croyons, à ce titre, pouvoir nous permettre de leur rappeler qu'ils n^ doivent pas chercher dans la réponse à une objection la preuve de la vérité attaquée. Elle s'y trouve quelquefois, mais ce n'est pas le cas le plus fréquent. Cette seconde élude est de l'apologétique défensive ; qu'on ne lui demande pas des raisons de croire, mais seulement, avec une meilleure intelligence du dogme et de son histoire, la conviction qu'il n'y a aucune raison valable de ne pas croire.

Page 1