‹ Critique et catholique (volume 2)Chapitre 30 sur 66 · Non moins explicites seraient les multiples at · texte numérisé non relu

Non moins explicites seraient les multiples at

• Op. cit., I, X, 1; II, xxviii, 6; xxx,9; 111, vi, 1 et2, etc., P. G., t. VII. col. 549, 809,823, 860 sq.

» V, XII, 2, col. 1152.

• IV. VII, 4, col. 99.}.

• Ibid. Le Saint-Esprit, toujours mis en parallèle avec le Fils, n'est cepemlant jamais nommé Dien, conformément À Ifilcriture qui n»^ lui donne jamais explicitement ce titre.

•111, xvi-xix, col. 919-941. Le saint docteur expliiiue aussi, dans ces chapitres sur l'incarnation, comment et pourquoi le Fils de Dieu, devenu Ois de l'homme, a pu recevoir le Saint-Fsprit, XVII, col. 929 sq. Nous n'avons pas cité tous les témoignages d'irénée au sujet de ia Trinité et de I Intarnalion; la liste en eû^ été trop longue.

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loslalions de la foi Irinilaire quo nous pourrions demander aux docteurs du conimencenieut du Iroisièinc siècle, Terlullien, Clément d'Alexandrie, Origène, llippolyle, Novalien ^ Nous citerons seulement le texle fameux du début du traité contre Praxéas où Tertullien nous donne le schéma de ses idées sur la Trinité et crée, j)ourles exprimer, le mot latin Ti-initas. Dans ce texle, le docteur africain reproche au modaliste Praxéas de prétendre « qu'on ne peut croire à l'unité de Dieu sans identifier le Père, le Fils et l'Espril-Saint, comme si Tunité de substance ne suffisait pas pour qu'aussi bien tout soit Un en tant que tout vient de l'Un, sans que pour cela on doive abandonner le mystère de Vëconomie (de l'organisation) qui dispose l'unité en irinite, distinguant trois termes, le Père, le Fils et l'Esprit-Saint, trois, non point par le fond de l'être, mais par le degré, non par la substance, mais par la forme, non par la puissance, mais par l'espèce, car ils sont bien d'une seule substance et d'un seul être foncier et d'une seule puissance, puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu de qui sont ces degrés, ces formes et ces espèces que nous désignons sous le nom de Père et de l'^ils et de Saint-Espiit. Gomment peut-on avoir le nombre sans division? c'est ce que d'ultérieurs développements montreront'-. » Nous ne pou-

* Tertullien écrivait ù Carlhage, de 213-225; Clément d'Alexandrie en f'^'vptc. d«' 190-213; Drigrne en ftgypteclon Palestine, de 228-250; ilippolyte :i l{(»me, de 210-235; Novalien aussi à Uonie vers 250. Cf. Geschicitte der allhirchlichen Lilteratur d'Olto Bar denhewer, vol. ii.

■ ... Dum uniiuui Jh'inn non alias putat credendum quùm si ipsum eumdemqiie cl l'direm et Fillutn et Spirilu/n Sanctutn dic(tl : quasi non sir qnuqne un m; sit ontnia, dum ex unu otnnui,

LA TRINITE ET I. INC \ RNATION ", I.A VIERGE M1:RE oJ

vons rapportor ici tous ces développements qui abouli^^seiit à celle conclusion que la toi chrétienne renouvelle la foi juive en ce que, s'adressanl au même Dieu un par le Fils et TEsprit, elle nous manifeste ce Dieu un sous la distinction de ^^5 tioms et de ses personnes ' .

Une substance et trois personnes: il semblerait qu'une formule aussi nicéenne pourrait nous permettre d'assurer que Tertullien a une théologie définitive et correcte de la Trinité. Il n'en est rien. Tertullien, aussi bien que Clément d'Alexandrie et les autres docteurs précités, a plus d'expressions incorrectes qu'lrénée dans les développements théologiques (ju'il consacre au mystère de la sainte Trinité. Tous ces docteurs ne sont pas encore assez libérés de la conception plalonicienne et philonienne du logos. Ils ne disent plus, il est vrai, comme les apologistes, que le \'erbe n'a été distingué du Père que pour et par la création, mais Terlullien et Novatien disent encore que l'éternelle génération du Verbe a reçu, au moment de la création, un achèvement qu'elle n'avait pas auparavant. Tous insistent plus qu'il ne convient sur la

per snbstajilisp scilicet unilatem ; et nlhilominns cxii^lod'mtur œcunomiœ sactameitfum, quœ. iinitaletn in trinilalem clispunit, très (iirigens, Palvemel Filium et SpirUmn Sanclum. Très aulem non statu, sed gradn ; nec suttstantia, sed forma ; nec potestale, sed sjiecie : unius autem suftstaittiw., et unius status et uniuspotestatis, quia unus Deiis, ex quo et gradus isti et formœ et apecies, in noiiiine l'atris et Filii et Sj)iritiis Sancti deputanfur. Quomodo autem numermn sine divisionepatiuntur,procedentesrefractatus devxonstrabunt. Cap. lidu Traité contre Praxéas, I*. L.,i- ii.col. 157. * Sic iJeus voluit novare sacramentum, xit nove nnuscrederetiir per Filium et Sjjiritum, ut coram Jam Deus in suis propriis nominibus et personis co'jnosceretur Cap. x\xi, l*. L., t. ii,(ol. 19C.

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suborclinalioii du Fils et tlii Saint-Espril au Père, et seniblenl parfois urger la dislinclion du Fils cl du Père jusqu'à la présenter comme une séparation qui faisait accuser leurs théories de ditheisme. Enfin, à l'exception de Tertullien, ils ne donnent pas toujours assez de relici' à la personnalité du Saint-Esprit, ils sont au contraire presque toujours corrects quand ils parlent du mystère de l'Incarnation, de l'union de la divinité et de l'humanité en Noire-Seigneur. M. Guignebert nous avait dit que le dogme catholique était né « de la formule baptismale nourrie de la métaphysique des philosophes païens venus à la foi ». Nous sommes bien obligés de constater que la théologie de rincarnation, qui n'avait pas d'analogie dans la philosophie du temps, n'a point passé par tous les tâtonnements de la théologie trinitaire et que celle-ci, au contraire, n'a pu devenir catholique et être acceptée de toute TÉ^lise, qu'après avoir été complètement vidée de l'élément étranger qu'y avait mêlé la métaphysi(jue des philosophes. C'est aux pontifes romains qu'il appartenait d'achever cette œuvre d'épuration et de tracer définitivement les limiles entre lesquelles devait se mouvoir l'exposé théologique, pour rester l'expression fidèle de la foi *.

141. M. Ilarnack, dont toutes les prédilections vont à l'adoptianisme (jui fait de Jésus un homme divinisé ù son baptême par un influx tout spécial de l'Esprit- Saint, vou(h'ait bien f)Ouvoir affirmer que telle fut la

• Le lecteur, qui voudra se rendre romple par lui-môme de la ▼érité de ces remarques, n'aura qu'à consulter la Théologie anténicéenne do. .M. Tixeront et à lire dans une patrolugie de Migne les nombreux teilct justificatifs auxquels M. Tixeront renvoie.

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