ÉPILOGUE
par delà la mort. 11 dirait comme ilsctail reposé dans la foi chrétienne, comme il v avait trouvé d'heureuses promesses, comme il s'en était détaché et comme, depuis lors, il avait erré sur les chemins du doute, sans parvenir, dans son amour pour le divin, à rencontrer nulle part une certitude qui satisfit également son imagination et sa raison; il interrogeait et il pressait, voulant savoir si, à nos cœurs, nous portions la même blessure. Et lors(pie Coppée, qui, jusque-là, dans le petit cabinet de travail si étoulïé, s'clVorcait en gaieté pour remonter Sully et le distraire, devenu tout à coup très grave, répondit, dans une affirmation convaincue: ^< Moi, je crois », lui, tourné, le regardant de ses beaux yeux où passait une admiration jalouse et levant ses pauvres mains, dit seulrmenl : M Ah ! (.oppée, vous ne savez pas comme vous êtes « heureux I »
« El quand, sortis de la maison, du jardin, sans nous être dit un mot, tant nous étions remués par ce double martyre, nousnous relrouvAmessurlc Chemindes-Princes, (loppée, allumant une cigarette et d'un regard prenant possession des arbres, des fleurs, de lazur du ciel, de la félicité vivante de la nalure prinlanière, lit comme s'il continuait la conversation; « Et puis, c'est bien \)\u> .simple. »
« El peut-êlre(iu'aussi, à Sully-l*rudhomme, «piand vint l'heure du suprême départ, cela parut plus simple '. »
Oui. plus simple, mais à la condition que, répondant à l'appel d'une grâce dernière, le sympalhi(pie poète phih)Sophe ait joint à son désir de Dieu le sentiment
* Questions actuelles, I. C. p. 211.
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(le noire iiiipuissaïue à trouver seuls la pleine vérité el du besoin <[uc nous avons de Dieu pour le pain de l'Ame comme pour le pain du corps, à la condition (ju'il ail entin redit avec une âme d'enfant : Noire Père qui êtes aux deux.
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