OBJET DE L'APOLOGÉTIQUE
appelons au témoignage des Livres saints, ce pas leur autorité divine d'écrits inspirés que nous iuv > quons, mais ce qu'ils peuvent avoi1 d'autorité hum une. Il est arrivé parfois à certains apologistes de mesurer cette autorité humaine à celle qu'ils -sont habitués, de par leur foi, à reconnaître au livre inspiré. C'est, chez eux, une erreur, non pas de principe, mais de pratique, que nous nous efforcerons soigneusement d'éviter. C'est pour cela que nous ne nous appuierons suraucune proposition exégétique qui ne soit facile à établir indépendamment de toute garantie du magistère de l'Église. Nous n'utiliserons même pas celles des données de l'exégèse catholique, dont la preuve rationnelle demanderait un exposé trop long ou trop technique. Ce procédé minimiste nous privera de quelques arguments valables, c'est vrai ; mais ces arguments n'étant point nécessaires à la conclusion, il y a bien quelque avantage à décharger de leur exposition encombrante, une démonstration qui veut être claire et brève.
3. La division strictement logique de notre étude devrait nous donner trois chapitres et une conclusion. Mais le fait catholique étant plus complexe que les deux autres, nou^ en partagerons l'examen en plusieurs chapitres. Après avoir dit comment le Christ s'est affirmé et manifesté Fils de Dieu, interprète autorisé de son Père, comment son œuvre avait été divinement annoncée et préparée par le judaïsme,
de rendre compte des fondements rationels de notre foi. Mais le recours à l'autorité divine de l'Écriture inspirée est tout à fait licite, et d'usage courant, quand il s'agit de défendre le dogme catholique, môme l'autorité de l'Église, contre des chrétiens dissidents qui admettent l'inspiration de l'Écriture.
nous dirons, au sujet du fait catholique, comment les premiers disciples de Jésus ont eu dès l'abord conscience d'être une Église catholique, voulue par Jésus, assurée pour toujours de son divin secours, et comment cette conviction des premiers chrétiens, qui est aussi la nôtre, se justifie, quant à sa première affirmation, parce que l'Évangile nous a gardé des paroles de Jésus, et quant à la seconde, par tous les phénomènes merveilleux qui accompagnent et assurent la vie et le développement de l'Église à travers les siècles. Nous conclurons par un examen de la légitimité et des conditions de l'acte de foi.