‹ Critique et politiqueChapitre 9 sur 48 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

de l'infortune humaine dans un avenir tout de science et de liberté, plus tard, étant revenu de bien des choses, il constata le peu que donne la science pour la paix de Pâme, et la liberté politique et extérieure pour la liberté intérieure qui seule lui confère un sens; il chercha en Gilaad un baume plus efficace : il voulait doter le peuple de France d'un idéal et d'une discipline.

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Une grande partie de la jeunesse pensante de France, née sous l'éclat fiévreux de Tétoile de 48, a cru, pendant une saison plus ou moins longue, plus ou moins fervente, à la toute-puissance de la science. La raison s'est révoltée contre les croyances des ancêtres. Les jeunes gens ont lutté pour conquérir leur liberté de douter. En réalité, ils ne faisaient guère que changer de foi ; car la science les attirait par mille prestiges — la belle science qui, à elle seule, allait dissoudre tout énigme, explorer l'avenir, diriger la vie, trouver Dieu, et faire la carte de l'inconnaissable. Puis une fois la liberté conquise, un double travail

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