II., XIII, 322; XXI, 76; XI
(5) Lobeek, Agi., p. 294. — Al. Bertrand, Essai sur les dieux protecteurs, ete. (Thèse de itetorai, 1858.)
(6) U est donc diffleile d*accorder à M. Bergk (out. cité), qu*Homère et Hésiode marquent le tctme de TéToluUon antropomorphiste. Sur le culte tardif des éléments personnifiés, voir PSetet, ouv. dté, t. III, p. 443. — L'étymologie généralement admise (Ai{ = p^) n'est nul* Icflieit certaine.
CO a, II, 319.
(8}Xin, 140-143. Cf. Od., X, 484,
Aussi la flèche partage-t-elle tous ses sentiments ; comme un guerrier retenu malgré lui à son rang, c elle brûle de se jeter au milieu de la mêlée (i). » — De même, la lance entre en fureur; le javelot planté en terre souffre de n'avoir pu rassasier sa faim de chair humaine (2). — Dans bien des passages, Axés ne représente pas autre chose que le numen physique des armes offensives. Il y a un vers où le poète décrit un trait fiché en terre par la pointe, lequel, après avoir vibré de part et d'autre de son point d'appui, finit par perdre sa force d'impulsion et par s'arrêter, là encore, nous retrouvons un phénomène de vitesse acquise, puis de transformation, et enfin de cessation de mouvement. Mais dans ce cas, le principe, Vagent si Ton préfère, est nommé : c'est le robuste Ares que ses forces abandonnent. Il n'est pas exact qu'Ares soit pris dans la pure et simple acception de « la flèche » : ce nom signifie « la force divine de la flèche. > Doit-on rapprocher "Apv)c et dfop, l'épée? Le point est douteux. Mais un fait certain, c'est le culte de Tépée chez les Latins, chez les Germains, chez les Scythes, etc. Nous ne le rencontrons ni dans l'Iliade, ni dans l'Odyssée, mais beaucoup d'indices semblent ou s'y rapporter, ou du moins le rappeler (4). Un certain nombre d'armes sont qualifiées divines à cause de leur grandeur ou de leurs propriétés merveilleuses. Telles sont la pique monstrueuse d'Ares lui-même (5), l'égide de Zeus, de Pallas, d'Eris (6) ; tel est encore le bouclier d'Achille. L'expression « iftlftw 6(ùv ^Apn« > qu^ l'on traduit « éveiller, exciter le rapide Ares, > ne signifie-t-elle pas au fond : porter en avant la pointe d'une épée ? L'épithète de Ooûpoç ne s'applique jamais qu'à Ares : la forme féminime OoSpK est joiote à Vaspis et à l'égide (7). La Thrace, patrie d'Ares, est aussi le pays où se fabriquent les meilleurs glaives (8). Dans le vingtième chant de l'Iliade, Ares, sous sa forme humaine, combat pour les Troyens contre les Achéens : cependant le poète le déclare avide du sang d*Hector (9) ; cette contradiction flagrante ne peut se résoudre que si Ares désigne la force divine du glaive d'Achille.
(1) De Teacer, le poète dit : « poX^atv,.. tero (II., VIII, 301, 310); et de la flèche : « c'iorTOc... — xaO' djjLiXov éntirrtaOai {icvsaCvcov. » Cf.'lei navires animéa des Phéaeiens (Od., VUl, 556, sq.).
(2) n., XI, 574, et VIIl, 111; XI,2aO;XVl, 75. Cf. Dœderlein, Hom. Clos., n« 2013, sur le mot 6i^((arc). D*après ees principes, il n'y a nullement lieu de corriger le passage « oapjuuta fXTlTi&vra » (Od., IV, 228).
(3) II., XVll, 529.
(4) Cf. 11. V, 831 : luxT^ xax^v. Voir Jac. Grîmm, ouv. cité, p. 169. — G. Curtius, oqt. cité, n* 488. — Decharme, ou?, cité, p. 179.