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DE C FOBGB DIVINS » DANS L'iLIADE. 199
est expressément égalé : « Postdon à la sombre chevelure^ et l'éclatant Hector portaient secours, Tun aux Troyens, l'autre aux Achéens (1). » Hector, le pieux Hector, dit de lui-même : « Que ne suis-je le fils de Zeus, et le fruit des entraill^ de l'auguste Hèra; que ne suis-je honoré à l'égal d'Athènè et d'Apollon, comme il est vrai que ce jour va porter malheur aux Achéens (2). > Hector ne parle pas comme un fou; il n'est pas hors de lui; il n'y a pas l'ombre d'orgueil dans ses paroles. Nous voyons, en effet, que les Troyens l'honorent comme un dieu , que les dieux le défendent pendant sa vie, qu'ils le pleurent après sa mort et préservent son cadavre de la corruption.
Ces comparaisons des hommes avec les dieux sont-elles de pures hyperboles? Non, car elles ne seraient pas si fréquentes. Une exagération voulue et en quelque sorte continue, ne peut pas être le fait de la poésie primitive. Ce ne sont pas seulement les hommes extraordinaires qui sont amsi rehaussés par des surnoms divins on des comparaisons avec lesdieux : c'est tout le peuple des Achéens (3), tout celui des Pélasges (4), c'est, dans l'Odyssée, l'esclave Eumée, qu'Homère appelle « le divin gardeur de pourceaux (5) ; » c'est l'abominable Glytemnestre, qualifiée de divine {<Sla), dans le passage où il est question du meurtre médité et commis par elle sur la personne de son époux Agamemnon (6] . Il faut donc bien que tout homme, qaei qu'il soit, ait en lui quelque chose de divin (7), ce qui ne veut nullement dire, pour les Grecs d'Homère, quelque chose de parfait ou même de moral : la conception d'une cause inconnue et supérieure n'implique pas, en effet, celle d'une fin idéale et dernière.
Le premier indice d'une action divine, c'est le fait même delà naissance d'un enfant. Le rapprochement des sexes ne suffit aucunement à l'expliquer, puisqu'il n'est pas toujours suivi d'une grossesse. Les plus illustres des héros, même lorsque leurs parents mortels sont connus et nommés, passent pour des nourrissons des dieux (SioYcveTç, SioTpefsTç] (8). Ménesthios est aux yeux des hommes fils de Boros; mais le poète sait bien, qu'en réalité