II., V
(5) Od., XYII, 183; Cf. XIV, 48, 401, 413. - XVI, 1. XXI, 240. Voir les réflexions de Nitzeh lar ces passages : ErklSrende Anmerk. Za Homer's Odyssée, HI, p. 265 et p. 188 sq.
(6) 04., m, 226. Le prétendant Ântinoos est aussi appelé ôeo€iSi)ç par Ulysse (Od., XXI, 277), mais on peut voir dans le passage une ironie ou une précaution de la part d'Ulysse.
(7) Un seul vers de Tlliade (XII, 23) appelle demi-dieu, le rejeton d*un dieu et d'une mor- Ulle, ou d'un mortel et d'une déessse.
(8) Cf. à ces mots : Ebeling, Lexieon homericum. —On sait tout le développement que cette idée a pris dans le mythe des amours d'Alcmène, femme d'Ampliytrion, et de Zeus sous la figure d'Ampbytrion.
[ . il est fils du fleuve Sperchios (1). Enfin, dans TOdyssée, le prudent Télé-
[ maque, interrogé sur son origine, répond qu'il pense avoir Ulysse pour
' père, mais que nul mortel ne sait qui est vraiment son père (2). Il faudrait
bien peu connaître Homère pour voir dans cette restriction une raillerie ['' ■■ facile à l'égard de la fidélité des femmes : car il s'a^t d'un fils qui parle de
i sa mère, et cette mère est Pénélope. De qui Télémaque pourrait-il donc être
le fils? De quelque dieu, apparemment, qui aurait pris la figure d'Ulysse. 1^ Les Ilithyes interviennent dans tout accouchement. Elles ne figurent pas
l les douleurs de l'enfantement (3) , mais bien les mouvements spasmodiques
l qui l'annoncent. Elles sont les causes de ces mouvements. Aussi dépendent-
^V elles d'Hèra, considérée comme le prototype du sexe féminin : dans le
l ' mythe de la naissance d'Héraclès (4), elles désobéissent à Zeus et exécutent
l les ordres d'Hèra. Leur puissance propre consiste à retarder ou avancer, à
leur gré, la parturition.
D'un autre cdté, quelles que soient l'occasion, la conjoncture, la cause
seconde de la mort d'un héros, c'est toujours un dieu qui en est le véritable
i. auteur, la cause première. On n*a pour s'en convaincre qu'à se reporter
aux paroles suprêmes de Patrocle et d'Hector.
Voilà donc un dieu, nommé ou innommé, connu ou inconnu, au cornmencement et à la fin de toute vie humaine. Il est vraisemblable que cette action divine embrasse toute la vie elle-même, détermine la pensée, dirige la volonté. Presque toujours ce dieu intérieur est confondu avec le principe animique, de sorte que les mêmes résultats mentaux sont attribués indifféremment soit au Oe^c ou au $a((Aiov, soit au 6u(x(S<ou aux f p^e< (5). 11 est faux en effet que le poète dise d'une façon absolue « le dieu » ou c le démon » pour dégi^er Zeus : cela peut se rencontrer sans doute (6) mais il arrive aussi que Zeus et (surtout dans l'Odyssée) Pallas, tiennent la place et jouent le rôle du génie intérieur. Si le Zeus antique a quelques traits qui s'accordent avec le monothéisme, il les emprunte au numen psychique, véritable principe de cette forme du sentiment religieux que M. MûUer appelle ingénieusement le cathénothéisme. Mais l'esprit humain est tel, qu'il peut se regarder tour à tour comme double ou comme simple. C'est pourquoi, le nom de MiAse, désignant la mémoire et l'invention poétiques, facultés essentiellement