‹ Critique philosophique (volume 2)Chapitre 68 sur 144 · LA NOTION ABSTRAITS DE « FORGJS DIVINE » DANS L^ILIADB · texte numérisé non relu

LA NOTION ABSTRAITS DE « FORGJS DIVINE » DANS L^ILIADB

mique ; » « le muscle, instrument au moyen duquel se métamorphose la force, » etc., etc. Mais du moins Mayer, lui, le premier auteur de l'extension féconde du principe de la conservation de la force à la biologie, aux phénomènes de la calorification animale et de la nutrition, a maintenu la distinction philosophique de l'ordre physique et de Tordre mental et n'a compris ni la sensation ni la volonté, comme telles, dans la force dont il décrivait les métamorphoses. II était réservé à M. S. de pousser la transformation des forces physiques jusqu'aux forces mentales et aux forces socialeSf et même, à ces dernières, par voie directe, et non pas seulement indirecte. Ce philosophe n'a pas pour cela laissé de penser que l'esprit, la conscience, conservaient dans son système, et grâce à l'ultime refuge de l'Inconnaissable, une place.propre, un asile inviolé. Et cependant, si les sensations et les émotions sont des forces, les mouvements des forces, si ces manifestations d'un seul et même principe sont toutes mesurées sur celle d'entre elles qui est directement évaluable comme quantité, qui est métamorphosable en toutes les autres, et dont Texistence objective est regardée comme donnée en soi, indépendante de toute représentation mentale, située avec la matière à Torigine de l'évolution, il est impossible de voir dans l'univers autre chose qu*un produit de la matière et du mouvement.

On a vu ce que vaut cette doctrine en ses fondements soi-disant scienti* fiques. Il faudra examiner maintenant les ressources que la théorie de l'évolution peut y trouver pour écrire Thistoire de l'univers. Ce sera une autre étude. Mais celle-ci suffit, je crois, pour montrer le pied d'argile du colosse, supposé que le système soit réellement un colosse.

Renouvier.

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