‹ Critique philosophiqueChapitre 104 sur 164 · Devoirs envers les enfants, V éducation · texte numérisé non relu

Devoirs envers les enfants, V éducation

Élever un enfant, un jeune homme, lui donner réducation, c'est favoriser et diriger le développement de sa nature physique et morale.

C'est grâce à l'éducation que nous devenons des êtres raisonnables et d'une moralité ferme.

L'éducateur, pour bien s'acquitter de sa tàche^ a besoin d*instruction, d'expérience et de dévouement.

L'homme ne possède pas immédiatement et par nature les idées, les jugements, les sentiments que nous lui voyons dans nos contrées. Il naît seulement avec les dispositions voulues pour y parvenir. C'est à l'éducation que l'esprit humain, pris dans son ensemble, doit ses progrès. Il y ades nations anciennes qui ont donné, pour ainsi dire, des leçons aux autres nations, et ces leçons se sont transmises jusqu'à nous : on peut en observer des effets dans presque tout ce que nous sommes. Les Grecs et les Romains, par leurs exemples, par leurs traditions qui n'ont pas entièrement péri, sont ainsi pour nous des éducateurs. Ces nations elles-mêmes ont été principalement instruites par des hommes nés dans leur sein, qui, grâce à leurs sentiments élevés, à leurs vues étendues, à leurs travaux, à leurs découvertes, à leur science acquise à force de réflexion, d'expérience et d'étude, enfin à leur énergie et à leur vertu, ont donné à leurs patries des institutions, des lois, des moeurs meilleures que celles du reste du monde. L'éducation que nous donnons â nos enfants les mieux élevés est destinée en grande partie à leur communiquer les résultats de cette sagesse acquise.

(A suivre.)

Erratum. — Dans le numéro précédent, p. 101, hg. 6, au lieu de les plus lisez plus.

Le rédacteur'gérant : F. i'iLLON

iAii:s. — ;urii)M£Hii£ d£ k. martimkt^ rue MiaKOK, 3

5"* ANNF.E. 28 SEPTEMBRE J876. N« 35

LA CRITIQUE PHILOSOPHiaUE

POLITIQUE, SCIENTIFIQUE, LITTÉRAIRE

Page 1