SUIT
Il n'est pas étonnant que l'éducateur quel qu'il soit, instituteur ou parent, doive connaître le bien et le pratiquer, pour être en état de l'enseigner utilemetit» Led vices des enfants, ceux du moins qui tiennent à leurs habitudes, et ce sont presque tous, ne sont que les vices des parents, des instituteurs et de l'entourage. Le véritable éducateur a donc une mission grande et difficile à remplir, envers lui-même d'abord^ envers les autres ensuite, car il doit prêcher d'exemple avant tout. Et aux qualités que sa profession exige il y en a encore une à ajouter, qu'un très-petit nombre de parents possèdent : c'est qu'il ne sache pas seulement ce qu'il convient de dire à Ténfant ou d'exiger de lui, dans chaque circonstance, mais qu'il m varie jamais sur le même sujet. L'invariabilité des règles et préceptes et la volonté ferme d'en maintenir l'application sont aussi indispensables, vis-àvis de l'élève, que le bon choix môme de ce qu'on prescrit. Utie personne Sujette à douter ou à varier, ou à se laisser fléchir contre ce qu'elle avait
décidé d'abordi est impropre à être uu éducateur. Ou fait le plus grand tort à l'enfant, quand on lui donne occasion de penser que le bien et le mal sont à la merci du caprice d'un maître et de Tinsistance ou des prières par lesquelles on parvient à fléchir sa déterminai! ou.
PRÉCEPTES
1nSTKUIS£Z vos ENFANTS A TOUT EXAMINER, A SE RENDRE COMPTE DES MOnFS DE LEUR CONDUITE, ET AUTANT QUE POSSIBLE DE LA VÔTRE MÊME EN CHAQUE CIR- CONSTANCE. Accoutumez-les a définir clairement ce que veut h\ raison, et a
AGIR sans hésitation EN CONSÉQUENCE.
Conduisez-les avec sérénité, avec bonté, avec la réalité et tous les
SIGNES extérieurs d'uNB VOLONTÉ FERME ET FONDÉE SUR DES RAISONS FIXES.
Donnez-leur le constant exemple d'une coNDurrs conforme aux réglés
QUE vous leur prescrivez.
Pour bien sentir la nécessité de ce dernier précepte, remarquez que l'exemple et la règle, l'action particulière, et la même action comme modèle à suivre, répondent presque à la même idée dans l'esprit de l'enfant> toujours prompt à généraliser sur ce qu'il voit, et à qui l'expérience n'a pas encore appris toute la différence qu'il y a entre une maxime appliquée et une maxime professée, entre un acte et une leçon.
(A suivre.)
THE FORTNIGHTLY REVJEW Edited by John Morley (Londoo, Chapman aad Hall^ 493, Piccadilly).
sommaire du numéro d'octobre 1876
La question d'Orient, par Edward A, Freeman. "-* L'influence anglaise au Japon, par Sir C. W, DUke, — William Godwin, par Leslie Stephen, — Le mormonisme considéré à un point de vue mormon^ par Sir D. Wadderbum, — L'architecture anglaise Dooderne, par H. H. StaJLham. — Le centenaire américain, par Horace White, — L'Angleterre et la Turquie, par Richard Congrève. — Affaires intérieures ei étrangères.
Le rédacteur-yériipt : K. i*lLLON
lAKIft. — :]I1'H)SIKK}K 1>K E. MARTI.NKT, H U U ÙIOKÔiX, 2
5"« ANNSB. 23 NOVEMBIUS 1876« N*» tS
POLITIQUE, SCIENTIFIQUE» LITTÉRAIRE