RÉVOLUTIONNAIRE DE
On sait que, pour certains radicaux, la politique qui a donné la Constitution du 25 février n'a pas eu de plus clair résultat que de détruire le parti républicain.
Détruire ! le mot est un peu fort : c'est celui dont ils se servent. — Pauvre parti républicain ! disent-ils, il s'est dissous à force de s'étendre; il s'est défait, en prétendant faire la république. Il a perdu l'intense vitalité qui l'animait à l'état de parti d'opposition. Le voilà noyé dans le nombre immense de ceux qui sont venus plus ou moins sincèrement rallier son drapeau. Il n'a plus ni saveur ni couleur. Ce vin généreux s'est changé en eau tiède. Cet organisme, si vigoureux le 6 septembre 1870, est aujourd'hui atteint de chlorose. Ah! qu'ils ont payé cher le nom de la république, cnux qui l'ont acheté au prix do cette sagesse affadissante et décolorante qui a fait d'eux des hommes d'ordre et de gouvernement, des honnêtes gens !
— Allez jusqu'au bout de votre pensée et dites ouvertement à la France libérale qu'une restauration monarchique vous eût semblé préférable à la transaction du 25 février.
— Eh bien, ouil s'écrient-ils quand on les pousse, mieux eût valu un régime monarchique quelconque sous lequel les républicains, obligés à la lutte et à la concentration des forces, auraient gardé noblement la foi aux principes traditionnels, la fidélité à la Révolution,