‹ Critique philosophiqueChapitre 76 sur 164 · tome, la bouche d'or de l'Orient, à Gonstantinople Ahl si un tel · texte numérisé non relu

tome, la bouche d'or de l'Orient, à Gonstantinople Ahl si un tel

livre était tombé sous les yeux d'un Platon, d'un Aristote, d'un Gicéron, de ces hommes qui savaient par expérience combien il est difficile d'atteindre à la vérité sur Dieu, et qui proclamaient impossible de la révéler au peuple 1 devant cette grande lumière soudainement levée sur eax; devant cet enchaînement admirable et cette exposition si populaire des plus hautes, des plus splendides vérités, quel saisissement, quelle admiration n'auraient pas éprouvés ces grands esprits ! » Je vais examiner brièvement ces assertions de Mgr Dupanloup.

Le catéchisme est un cours de philosophie et de métaphysique^ le plus profond et tout ensemble le plus simple que puisse consulter la sagesse humaine. — Les principaux dogmes enseignés par le catéchisme sont les dogmes de la trinité, de l'incarnation, de la rédemption, de l'eucharistie, du péché originel et de la grâce. Il faut avoir de la bonne volonté pour trouver de la profondeur à cette distinction en Dieu de la substance et de la personne; à cette trinité dé personnes dans une substance qui est simple, spirituelle, indivisible; à cet infini qui revêt la nature du fini, chose aussi absurde, disait Spinoza, qu'un cercle revêtant la nature du carré; à cette satisfaction non de l'offenseur à l'offensé, mais de l'offensé à soi-même, source nécessaire de pardon et d'espérance pour l'offenseur; à ce changement d'une substance en une autre, d'une substance matérielle en substance spirituelle, en substance divine; à cette présence simultanée d'un corps réel en plusieurs lieux ; à ce péché du père transmis avec le sang aux fils qui en portent la responsabilité et la peine sans l'avoir commis; à cette grâce][qui fait tout le mérite et toute la valeur des actes. En tout cas, cette profondeur est celle

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