DU 22 SEPTEMBRE
Une proposition relative à la fête républicaine du 22 septembre a été présentée, il y a quelques jours, par M. Asscline au conseil municipal de Paris. Bien qu'elle ait dû être retirée comme contraire à un texte de loi formel, nous croyons qu'il y a de l'intérêt à en reproduire, les considérants :
Les soussignés, considérant que les grandes fêtes nationales ont une influence salutaire sur l'esprit public ; que leur célébration, en arracliant pour quelques heures à la poursuite des intérêts privés et au pénible labeur de chaque jour, réveille les sentiments de solidarité et de concorde, fait revivre les grands souvenirs de notre histoire et tourne au profit de la popularité des gouvernements qui les instituent;
Que nos pères de la Révolution se gardaient bien de négliger cet élément de la vie civique, ces occabions de rapprochement et Je communion dans les mêmes idées et les mêmes sympathies, et que toutes les monarchies à leur tour ont su le mettre en œuvre dans un but dynastique ;
Que jusqu à présent notre jeune République n'a pas eu de ces fêtes nationales, régulièrement étabhes, et que l'opinion publique, à Paris du moins, les réclame avec instance ;
Que si le conseil municipal élu de Paris ne peut stipuler pour toute la France, il peut au moins, à Paris même, instituer une fête commémorative de quelque grande date de notre passé révolutionnaire ;
Que parmi ces dates, celle du 22 septembre 1792, jour où fut proclamée la République que nous avons reconquise et que nous saurons garder, est la plus générale, la plus éclatante, celle qui marque, avec le point culminant de notre histoire, le commencement de l'ère moderne,
Out rhonneur de présenter au conseil la proposition suivante :
1^ En 1876, au 22 septembre, sera célébrée une grande fêle municipale parisienne ; 2° une commission nommée par le conseil et composée tant de ses membres que de citoyens choisis parmi les artistes, les liltorateurs, etc., sera chargée
CBIT. PaiLOS. \ — • 30