‹ Critique philosophiqueChapitre 95 sur 164 · LE MANIFESTE DE L*E1TRÉHE GAUCHE · texte numérisé non relu

LE MANIFESTE DE L*E1TRÉHE GAUCHE

Qoit, et cela est, si les nombres ne sont que la série des possibles. Mais que la série des monades soit corrélativement sans fin, alors que la série des monades est une série des données, cela est absurde : des unités données forment un nombre et un tout, quelque immense qu'on le suppose. On se contredît, en niant Tapplication d'une loi de l'entendement, sur le terrain méme^ aux termes et aux idées mômes que cette loi seule est en possession de fournir. Quelles garanties le penseur qui se permet de semblables spéculations, hors des lois les plus impérieuses de la pensée, peut-il se flatter de conserver contre tous les écarts possibles d'un jugement une fois soustrait à ses conditions nécessaires?

Je crois avoir montré clairement la contradiction inhérente au nombre infini et au continu mathématique, chez les philosophes qui admettent Tun ou l'autre comme une réalité et non comme une simple possibilité idéale. La doctrine de Leibniz m'a servi de thème. D faudra voir une autre fois ce que Kant a pensé de la question. Rbnoutisr.

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