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la grâce, le visage imberbe et la longue chevelure. taudis qu'ils gardaient pour Héra aux vêtements bleus, pour Alhéné tueuse de Gorgô, pour Aphrodite, louve, porte-sceptre des dieux, les divins signes de la force indomptée et de la mâle bravoure. Ce que les Hellènes avaient fait dans leur adoration pour la beauté qu'ils voulaient multiplier, étendre au delà des limites possibles, le moyen Age le fit à son tour dans son mépris de la vie et de la matière ; ses saints, ses martyrs, avides du ciel, émnciés parle jeune, extasiés par la prière, n'ont plus de sexe ; hommes et femmes, ils se ressemblent parla maigreur du visage, par le regard contemplatif, par la coupe uniforme de la chevelure. Puis vient la Renaissance, qui, née du flot retrouvé de la poésie antique, donne la même taille élancée du héros, la même vaillance à ses Persées victorieux et à ses princesses qui portent le croissant de Diane sur leurs cheveux touffus relevés par des liens de perles. Ainsi, comme en témoignent la poésie et l'art, qui sont l'immortelle voix de l'humanité, les deux: moitiés de l'être double qui jadis exista aspirent sans cesse à se réunir, à retrouver l'existence complète.
'). t janvier i 878
Israël. Orphée attendrissait les lions, les
rochers el les tigres : mais après même qu'il fui déchiré par les bacchantes H que, roulée par les