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XXIV PREFACE

En Algérie, je devais rencontrer Georges Rochegrosse, beau-fils du poêle.

Un soir, dans sa maison d'El-Biar, sur l'autre rive de la Méditerranée, au balcon du Sahel d'où le regard plonge sur la ville en bas, sur la mer au loin, nous parlions de Théodore de Banville et de ses feuilletons.

« Quel beau livre ce serait, disions-nous, qu'un seul volume d'extraits choisis offrant en une fois le Banville de tant de semaines I »

Ce livre, nous l'avons voulu, sans trop nous attarder aux difficultés de sa sélection, aux objections des libraires et à tout ce que nous savions du goût moderne pour « les actualités de cinq minutes ». Il appartient maintenant à son lecteur. Écrit au feu des applaudissements et dans le sifflement des ironies meurtrières, nous souhaitons qu'on puisse entendre son air de tête et de bravoure, qu'on y trouve ce qu'il contient encore d'enthousiasme et de tristesse, d'espoir et d'héroïsme.

Témoin des plus beaux soirs de tragédie et d'opéra, de drame et de comédie, comme d'autres le furent des congrès et des batailles, Théodore de Banville, lui aussi, est un mémorialiste.

Paris, qui s'empresse au théâtre, et tous les jours, et dans tous les théâtres, ne veut peutêtre qu'y laisser ses soucis au vestiaire. De

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