AFFAIRE DU JOHN PARKS
Navire avec un registre et sous pavillon des Etats-Unis.
Cargaison : vieux sapin blanc, chargé à bord dans le
?ort de New- York. Le chargement était expédié par Edward
P.David, qui semblerait être, d'après la déclaration du patron,
mi grand marchand de vieilleries; il est consigné à MM. Zim-
inwmann, Faris et Comp., à Montevideo ou Buenos- Ayres. On
4 trouvé annexé à ce bulletin de chargement un acte que l'on
^tètre un affidavit juré devant « Pierreponl Edwards; » cet
individu se décore du litre de vice-consul. Au-dessus de son
WoijOn lit : « Pour le consul ; » d'après ces termes, il semble
*Sirpour le consul et non pour lui comme a vice-consul (i). »
(1) Extrait d'une lettre prise sur la hsirqne VAmazonian. Cette lettre itait envoyée par M. Edward F. Davidson à MM. Zimmerman, Faris ^ C«, de Montevideo :
« Voï» apprendrez de Londres la perte du navire John S, Parka
• «t le payement de l'assurance de sa cargaison; le fret est assuré ici
• i la Compagnie du Great Western, qui a trente jours après Tattcs- « talion du Capitaine pour payer la perte. Le Capitaine Coopcr est « arrivé \ Portland et s'est reiiilu chez lui, k Hallowall. La Compa- « gnie exige une copie de l'attestation faite à Londres; cette copie doit « être certifiée par le Consul ; je l'ai fait demander. Mais j'ai prié le « Capitaine de venir ici pour cette affaire, et je ne crois pas devoir r attendre de Londres la réception de ce document. »
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accompagnait le certificat du consul, et en môme temps il écrit une autre lettre, dans laquelle il dit : « La cargaison du Joh a S,-Park8 sera certifiée par le ConsulBritannique comme étant « propriété de sujets Anglais. Vous verrez que c'est un Irès- « bon chargement, et je vous recommanderai les prix les plus « élevés. » Comment Davidson est-il intéressé dans le prix que ce chargement rapportera s'il appartient, comme on le prétend, à la maison de Londres? Si Davidson a vendu à Snyder, cl si Snyder est l'agent de la maison de Londres, Davidson a eu encore bien moins d'intérêt dans cette affaire. On Ut d'ailleurs dans la môme lettre la remarque suivante : — « MM. Harbeck « et Comp. ont une nouvelle barque à Portland, Y Amie Shef' a tt/ood, pour laquelle ils ont réuni en petits lots un charge* « ment de vieilleriet d'une valeur de 20,000 dollars. J'ai essayé « d'en faire un chargement pour vous les envoyer (au compte « John Pair et Comp. de Londres?); mais ils veulent vous « prendre vingt-cinq dollars d'intérêt et dix-huit de fret paja* « blés chez vous (au port? ), ce qui est trop. Si je puis arraaa ger cette affaire dans de bonnes conditions , je le ferai pour a continuer notre correspondance avec H. et Comp. »
Celte lettre semble indiquer que Zimmerman, Paris et Comp., sont les consignataires favoris de Davidson , et que non-seule^ ment il leur consigne ses propres rebuts (car il faut se souvenir qu'il est marchand de rebuts), mais encore qu'il cherche à lei favoriser en leur procurant d'autres consignations. Il se peut que Davidson de New- York , John Pair et Comp. de Londres, etZimmermann, Paris et Comp., de Buenos-Ayres, soient trèsintéressés dans cette affaire de rebuts, et qu'ils essayent de protéger leur commerce avec le nom de la maison de Londres. 11 se peut encore que Davidson soit le seul propriétaire ou un associé de Zimmermann, Paris et Comp. Dans l'un et l'autre cas, la marchandise est condamnable, puisqu'elle est expédiée par une maison de commerce d'un pays ennemi. Navire e* chargement condamnés.