CHAPITRE XXIX
Deux de plus — Le Gildersliene et la Justina — Aflairo du Jaha Snoto — La barque IM ma^ontan^ Débarrassé des prisonDiers— On mot — Le Talisman — Sous faux pavillon — Le Conrad — Dm plus noble destinée— Rebaptisé— Le Tuscaloosa est commissioQOÔ — A court de vivres.
Le 25 Mai nous amena la capture du navire le Gildersliene et de la barque Justina. La dernière, ayant un chargement neutre, fut rançonnée pour 7,000 dollars; mais le premier fut condamné et brûlé après un examen des papiers qui se termina par la décision suivante : —
AFFAIRE DU GILDERSLIENE.
Vaisseau sous pavillon et avec registre des Etats-Unis. Charte-partie avec MM. Halliday , Fox et C' , de Londres qui se déclarent marchands et afiFréteurs pour un voyage à Calcutta et ensuite à Londres ou à Liverpool. Chargement pris à Sunderland et consistant en charbon; on dit quMl est expédié pour le service de la Compagnie Péninsulaire et Orientale, mais on n'afGrme pas qu'il soit à son compte ni à ses risques et périls. Aucun certificat , aucune preuve de propriété ; vaisseau et cargaison condamnés. Le patron ne sait rien au sujet de la propriété, si ce n'est ce qui est inscrit sur les papiers.
Vendredi 29 Mai. — Nous avons fait une bonne petite lasse, la nuit dernière, vers 2 h. du matin, mais nous ^ons obtenu un meilleur succès que les deux nuits écédentes, puisqu'à 7 h, 30 du matin nous avons atlint et capturé le vaisseau Jabez Snow^ de Rocheport, iaine. Au point du jour ce navire était à quatre milles de ous environ, nous hissâmes nos couleurs et nous tirâmes HT coup de canon. Il ne montra aucune couleur et il faliit un second coup de canon pour le faire mettre en )aime : il montra enfin son pavillon. Nous enlevâmes de on bord une grande quantité de provisions et de cordages, ît nous transbordâmes l'équipage vers le coucher du soîilpour incendier aussitôt la prise. Nous avons trouvé hord une lettre dont Tauteur disait aux vaisseaux Amécains qu'ils étaient menacés du feu a par ces pirates (en termes plus polis on les appelle Corsaires), que nos bons amis les Anglais sont si disposés à laisser sortir clandestinement de leurs ports, pour qu'ils viennent fondre sur notre commerce, jl Celte lettre était datée de •ston, 23 Novembre 1862.