‹ Croix et swastika en ChineChapitre 114 sur 136 · IL L'X DE FER DE NANKIN EXTRA MUROS · texte numérisé non relu

IL L'X DE FER DE NANKIN EXTRA MUROS

Traditions et littérature indigène. — Ces X viennent du ciel en volant. — Ponts et collines qui volent. — La fei-lai che^ ou pierre tombée des airs. — Cloches envolées.

Quelques mois après ma découverte du fei-lai fsiende Nankin, un Père jésuite chinois, mis au courant de mes recherches, me signala l'existence d'un instrument semblable, dans la pagode de Ling^kou se ^ ^ ^, à une lieue à Test de Nankin. Nous ne tardâmes pas à nous y rendre.

La pagode en ruines de Ling-kou se, bâtie au pied d'un des contreforts sud de la belle colline de Tse-kin chan ^ ^ |1] (1), était sans contredit parmi les plus curieuses de tout le Kiangnan. Elle occupait jadis, sous les Liang ^ et les Song 5^, l'emplacement où s'étendent aujourd'hui les ruines du tombeau de Hong-ou gt gjj, le fondateur de la dynastie des Ming B^ en 1368, mort en 1399. Le site ayant été déclaré favorable, par les géomanciens, pour les sépultures impériales, les bonzes furent expropriés et on leur fît construire sans retard, aux frais du trésor, un monastère d'une grande splendeur et d'une belle ordonnance, à deux kilomètres plus à l'Est. Cette bonzerie, d'un si haut renom pendant plusieurs siècles, est surtout célèbre pour son Ouliang tien ^ ^ ^, lourde bâtisse, composée de trois nefs, voû-

(1) Le pic central Tchongchan ® jlj , mont S. Michel, domine la ville de plus de 430 mètres.

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