‹ Croix et swastika en ChineChapitre 115 sur 136 · V. LES CROIX OU X DE FER · texte numérisé non relu

V. LES CROIX OU X DE FER

tées en larges briques, dans la construction de laquelle il n'entre pas un morceau de bois. La ville de Sou-tcheou ^ j^ possède une construction analogue; mais le cas, assez rare en Chine, vaut la peine d'être signalé. (1).

Donc derrière ce Ou-liang tien, gisant dans l'herbe et les décombres, à deux pas d'un terrassement qui supportait jadis le tombeau d'un bonze fameux, nous vîmes un second fei-lai tsien. Au premier coup d'œil nous y reconnûmes le même instrument, sans qu'il y eût place pour le moindre doute. Nous en relevâmes soigneusement, comme pour Tautre, les mesures (2) et les profils (fig. 186), que nous soumettons à l'examen des archéologues.

C'est bien un instrument identique, fondu pour la même destination, sur le même plan, bien que d'un module un peu inférieur, et il a dû remplir la même fonction.

Des bonzes il ne fut possible, ni alors, ni plus tard, d'obtenir aucune information utilisable. Leurs réponses extravagantes n'indiquaient ni plus de bon sens ni plus d'érudition que celles du vulgaire au sujet de l'autre fei-lai isien. Les deux trous, partiellement oblitérés, se trouvent parfois remplis d'eau : les bonzes lui attribuent des vertus curatives exceptionnelles, affirmant que, malgré i'évaporation, jamais elle n'a besoin d'être renouvelée. D'après leurs dires, ces trous sont deux puits intarissables.

Comme plus haut, nous traduisons ici les rares documents empruntés aux sources chinoises :

«Dans l'ouvrage intitulé Lou^tch'ao che-tsi >\ ^ $ |^ ou Annales des six dynasties (220-585), on lit que sous la dynastie des Liang (502-557), la 13® année du règne de THen-kien ^ ^ (514 apr. J.-C), on acheta pour 200.000 sapèques la colline appelée Tou-long ^ ||, qui est devant la pagode Ting-lin se é ^ ^1 2ifîï^ ^'y ensevelir le bonze immortel (thaumaturge) Pao Tche-kong ilf |È ^- Sur celte colline on éleva une tour à cinq étages, sur l'ordre d'une princesse appelée Yong-ting

(1) Cette étude sur les X en fer a déjà ])aru dans le n° d'octobre ISD.*^ des Eludes Religieuses. Comme il s'y trouve; iiue'ques divergences de détails, c'est ici qu'il faut chercher notre idéa plus explicite.

(2) Notre dcfsin sommaire est au dixième de la grandeui réelle, à une échelle un peu plus forte, par conséquent, que celle de la gravure précé lente. Princiijales mesures :

.LiOngueur vOi;ai6i<M< •••• •••• «m* •••• •••• •••• •••• •••• • •• •••• •••• •••• -'•> t/o.

Plus grande largeur ~ 0, 78.

E)paisseur générale ~ 0, 23.

Epaisseur au milieu — 0, 30.

De la fourche à l'extrémité ~. 0, 45.

^tirgeur au cen tre. .... .w. • ••• •»• •••• • • •••• "< ^v/.

Distance entre deux rails » •••• —* •«• 0, 25.

x/iaro6i;T6 cies vious •... ..•• •... .... •••• .m. »•• m», «n. ••.. •••• «m. v/j v*/*

(3) Chronique du Chang-yuen hien et du Kiang-nwg hien. Livre II, p. 2.

CROIX BT 8WASTIKA. — II.

Ftç. 186.

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