‹ Croix et swastika en ChineChapitre 121 sur 136 · V. LES CROIX OU X DR PER · texte numérisé non relu

V. LES CROIX OU X DR PER

Avec une extrême et intelligente complaisance, les nxissionnaires lazaristes du Kiang-si méridional s'employèrent à me fournir les explications précises que je me permis de leur demander, et dont je ferai profiter le lecteur. Avant tout, un plan exact accompagné de mesures cotées, facilitera la triple comparaison de0 trois instruments. (1). (fîg. 189).

Longueur totale

Plus grande largeur

Epaisseur générale

Largeur au centre

Distance entre les rails

Largeur des rails et leur hauteur.

Diamètre des trous

Largeur des branches

«La croix de Ki-ngan fou ^ $ /^, disent les missionnaires lazaristes, est placée sur un piédestal maçonné en briques, haut de quatre pieds, dans une armoire en bois. Un grillage, également de bois, sert de porte à cette armoire. Un voile entrouvert laisse apercevoir une partie de la croix. On voit mieux les extrémités, parce que le grillage ne ferme l'armoire que jusqu'à hauteur d'homme. La croix porte deux arêtes en saillie, avec deux trous; je ne sais pas s'il y a des restes de plomb dans les anfractuosités. L'obscurité du lieu empêche peut-être de les apercevoir, si elles sont peu visibles. La croix ne porte pas de caractères sur sa face antérieure; s'il y en a, ils sont cachés par derrière, et il est difficile de mouvoir une pareille masse pour s'en assurer.

«Il faut noter que la croix n'occupe pas le milieu de la pagode : il semble que ce n'est pas sa pagode et qu'elle n'y est que réfugiée, depuis que sa première pagode a été démolie. Elle est placée dans un coin, sur ce qu'on pourrait appeler un autel latéral, à droite en entrant, à gauche de l'idole principale, qui

tient le milieu.

«Il y atout près d'ici, également sur le bord de la rivière(2), une très ancienne tour qui, d'après les Chroniques de Ki-ngan fou, date de Tch'e-ou ^ J^, le même empereur {qui aurait fondu ou) sous lequel on aurait fondu la croix de Ki^^gan. Peut-être y at-il une relation entre la vieille tour, encore assez haute, la

(1) M. l'abbé Ausault (Le Correspondant, 1889. p.. 309^, visait probablement cette dernière X dans cette phrase, trop résolument affirmative ; «La croix est en honneur au Japon; on Tadore en Chine.» Son excuse est qu'il renvoie à la lettre de W^ Rouger, à la page 13 de sa Réponse aux justes critiques de M«nf de Harlez.

(2) Rapprocher ce dernier passage de la phrase sur la piste éventuelle indiquée à la page 199.

CROIX BT SWA8TIKA. — II.

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