S II. LES CROIX DANS LE TEXTE
Outre la croix gravée au sommet de la pierre, le signe de la Croix est mentionné deux fois, avons-nous dit, dans le texte, c.à.d. dans la partie constituant l'exposé doctrinal, mais chaque fois dans des conditions fort différentes.
Tout d'abord, dans les premières lignes verticales et presque au début, on trouve une phrase assez obscure pour exercer la sagacité des traducteurs :^J+^jy^E3;;§'%â^SM^
Legge l'interprète ainsi : «Ayant déterminé les quatre points cardinaux dans l'espace, comme par les extrémités du caractère employé pour 10 -|-, Il (l'être suprême, un, immuable, vrai, incompréhensible, éternel et simple,) mit en action le souffle primordial et produisit le double éther.» Une note de Legge, qui y voit, à tort ou à raison, l'ancienne cosmogonie du taoïsme et la
(1) Il serait trop facile d'aligner ici, sans grands frais d'érudition, les références, par chapitres et versets, aux passages correspondants des quatre Ëvangélistes. Et •ponrtB.nt ces S e&ioTieiis ne possédaient pas V Evangile/ Veut-on dire qu'ils ne le comprenaient pas? Que cette intelligence était réservée au protestantisme futur? Williamson assure toutefois que la forme protestante du Christianisme était déjà en vigueur à cette époque 1 Inchoérences, contradictions, extravagances, qui fourniraient un nouveau paragraphe aux «Variations des Eglises réformées,» de Bossuet.
Plusieurs interprètes voient même le sacrifice de la n.esse, la Communion, la Confession, la prière pour les défunts, mentionnés dans ces passages : «Sept fois par jour ils assistent à l'office et ils prient pour soulager grandement les vivants et les morts. Une fois tous les sept jours ils ont un service public, purifiant leurs cœurs et recouvrant leur innocence».
Sans remonter à de Yisdelou, à Pauthier, à Dably, Legge est formel sur ce point, h la page 9, dans la traduction du texte et dans les explications en note. Pour Kircher, il y a trouvé matière aux plus riches développements d'histoire apologétique.