‹ Cromwell: drameChapitre 200 sur 253 · WILDMAN · texte numérisé non relu

WILDMAN

OVERTON

Cet honneur m'est dû.

GARLAPID.

Je le réclame !

Pour ne pas manquer Noll j'ai béni cette lame.

HARRISON

J'entamerai ! --' Ma dague au vieil empoisonneur Doit un coup pour chacun des cent noms du Seigneur ; Et depuis quinze jours, mon bras, je puis le dire, S*exerGe à bien frapper sur un Gromweli de cire. .

LUDLOW

La gloire d'un tel coup est grande, et je conçoi Que chacun d'entre nous la veuille ici pour soi. Moi-même, si jamais ma prière constante Sollicita du ciel quelque grâce éclatante, C'est l'honneur d'immoler Cromwell à moi tout seul. Je voulais que mes fils dissent de leur aïeul : « Des Stuarts, de Cromwell il vainquit le génie ; » Et Ludiow a deux fois tué la tyrannie I »

Mais ce même Ludiow, dévoué citoyen, Fait passer le bonheur du peuple avant le sien. — Lambert est parmi nous le plus haut par le grade. Porteur de la couronne, il sera sur l'estrade Le mieux placé de tous pour frapper sûrement. LAMBERT, ahrmé à part.

Que veut-il dirc'^

LUDLOW, continuant.

Il sied qu'en un pareil moment, A l'intérêt public chacun se sacrifie.

Imitez-moi. — Ludiow abandonne et confie L'honneur du premier coup au général Lambert!

LAMBERT, à part.

Hé, qui le lui demande? Il me tue 1 il me perd 1

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