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ACTE V, SCÈNE XL

SYNDERCOHB, bcLS GU çToupe de cotijurés, li arrive!

Second coup de canon. Grande rumeur dans la place au dehors; vif murmure d'attention dans la salle.

OYERTON, bas aux conjurés.

 vos postes, fidèles I

Les conjurés s'échelonnent dans la foule. — Les coups de canon se suivent à intervalles égaux. On entend le bruit des fanfares et des acclamations. Le corps de ville sort pour aller au-devant du Protecteur.

VOIX DANS LA FOULE

Ah!levoilà!—C'estluiI— Voyons!— Lui-même!— Ahl—Ohl

— L'Achan des nations! — Pharaon Néchao!

— Il est seul en carrosse. — Il regarde à sa montre.

— Le maire et les shérifs marchent à sa rencontre.

— Monsieur, vous qui voyez, comment est-il vêtu?

— En velours noir. — Voisin, votre coude est pointu.

— Le maire Taborde. —Ah!... — La voiture s'arrête.

— On le harangue. — Il fait un signe de la tête.

— On lui donne un placet qu'il passe à lord Broghill.

— Le maire parle encor. — Toujours! — Finira-t-il? Il est presque à genoux. — Eunuque d'Holopherne ! Il harangue toujours n'importe qui gouverne.

— Le Protecteur réplique... Écoutez! —Écoulons!

— Dérision ! le loup sermonne les moulons. — Noll avait à Dunbar la barbe un peu plus sale.

— Il descend. . . — Où va-t-il ? — Prier Dieu dans la salle De la chancellerie. — Il va prier l'enfer!

— Comme il marche entouré de ses Côtes-de-fer !

— Vaine précaution 1 sa garde est mécontente

De garder un roi. . . — Chut ! — Allons ! nouvelle attente ! —Comment le trouvez-vous? — Il est sombre. — Il est gai. —Pesant...— Majestueux... — Vieilli Non, fatigué*

— Le soleil le gênait. — Je crois qu'il a la goutte» — Traîné par huit chevaux, ce monstre me dégoûte. C'est porter du fumier dans un char triomphal.

— Voilà qu'il nous revient. Bon I à Westminster-Hall !

— Voici le porte-épée, et puis le porte-queue.

— Le révérend ministre avec sa cape bleue.

374 CAOMWELL.

— N'est-ce pas Lockyw? — Oui. —Lescierog du palais, Les sergents de la cour, les pages, les valets. —

— Le lord-maire à cheval précède son carrosse, L'épée en l'air, nu-tète .. — Usurpateur féroce! Les airs des anciens roisi — Meure Olivier dernier!

— Laissez-moi voir un peu, seigneur pertuisanier !

— Le voici l —

Cromwell, entouré de son cortège, parait sur le seuil de la grande porte» — Long frémissement dam Uhfoule, Toute rassemblée se lève , et se tient découverte dans r attitude du respect. — Le Protecteur est tout en velours noir , sans épée et sans manteau. Son cortège forme un cercle étincelant d'or et d'acier à quelque distance derrière lui. Le plus près du Protecteur, en avant, se tient le lord-maire, Vépée haute ; en arrière, lord Carliste, Vépée haute. — On distingue dans le cortège les généraux Desborough et Fkiwood, Thurloë, Stoupe, fes secrétaires d'État et les secrétaires particuliers de cabinet, Richard Cromtvell, Hannibal Sesthead avec son luxe de brocart d'or, de pages et de chiens danois; une foule de généraux, de colonels, dont les uniformes éclatants et les resplendissantes cuirasses contrastent avec le mantexiu bleu et l'habit brun du prédicateur Lockger,mélé dans leurs rangs —-4 droite de la porte, un groupe de grands dignitaires qui doivent figurer dans la cérémonie, portant sur des coussins de velours rouge : lord Warivick, la robe de pourpre; lord Bro^ ghill, le sceptre; le général Lambert, la couronne; Whitelocke, les sceaux de l'État; un alderman pour le lord-maire , Vépée; un clerc des communes pour l'orateur du Parlement, la Bible.

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