ACTE TV. SCÈNE TU. 5G
Si notre amitié laisse en vos cœurs quelque trace, Roseberry, Sedley, Downie, écoutez-moi !
str willïam murray, avec impatience.
Diable!
Épargnez mon père !
SEDLEY
Épargna-t-il son roi !
Ah ! que me dites-vous ? ce fut sans doute un crime, Mais en suis-je coupable ? en dois-je être victime ? Amis, en le frappant, vous me frappez aussi î
grobtwell, à part.
Est-ce là ce Richard, parricide endurci ? Je n'y comprends plus rien.
lord roseberry, à Richard Cromwell.
Nous vous aimons en frère, Richard; mais au devoir on ne peut se soustraire.
Non, vous ne tûrez pas mon père !
cromwell, à part.
Il me défend î Ah! quel bonheur! j'avais mal jugé mon enfant.
richard cromwell, aux Cavalier s.
Est-ce pour en venir à ce but détestable Que vous faisiez asseoir Richard à votre table ? Que nous partagions tout, jeux, débauches, plaisirs? Que ma bourse toujours s'ouvrait à vos désirs ? Comparez maintenant, mes compagnons de fêtes, Ce que j'ai fait pour vous à ce que vous me faites !
lord roseberry, bas aux Cavaliers.
A-t-iltort°
jenkins, à Richard.
Bien, jeune homme! allons, ce n'est point mal! Mais faites donc valoir le vice radical
562 cno3îWELL.
De l'affaire. — Ils n'ont pas le droit. — Plaidez la cause Plaidez ! plaidez !
RICHARD CROMWELL, à Jenltins.
Monsieur!...
JENK1NS.
Avec vous je m'oppose....
richard CROWYiELi Joignant les mains, aux Cavaliers . Mes amis !
cromwell, à part.
Je vois tout d'un plus juste regard.
Mon fils ! combien j'étais injuste à son égard! Certe, il ne connaissait d'une trame si noire Que la part du complot qui consistait à boire.
lord ormond, à Richard.
Votre père avec nous, monsieur, tenait gros jeu ; Chacun jouait sa tète : il a perdu!
Grand Dieu !
Aux yeux même du fils assassiner le père !
Il crie avec force.
Au meurtre !
Aux Cavaliers.
Ce n'est plus qu'en moi seul que j'espère.
11 crie encore.
Au meurtre ! à moi, soldats !
sir William murray, l'interrompant.
Les soldats sont à nous.
Hé bien donc ! seul encor je vous fais face à tous !
Il porte la main à son côté pour y chercher son épée.
Mais quoi ! le fer vengeur manque à ma main trompée ! — Pourquoi m'as-tu, mon père, enlevé mon épée?
cromwell, à part.
Pauvre Richard!
lord ormond, à Richard.
Monsieur, je vous plains. Croyez -moi,