LE COUPÉ
H. DE vERGEiLLBs. — Jc ne sals pas si Gallois aura l'esprit d'envoyer au-devant de nous la berline.
ERNBSTINE. — Jc pCttSC qUCOUl.
M. DB VERCEILLE8. — J*al OUbllé dC IC lUi PC-
commander.
BRNBSTiNE. — Nous avoDs si pcu dc temps à rester en voiture.
H. DB VERCBiLLBS. — Mais eucorc, je ne vois
pas que ce soit une raison, parce que nous avons peu de temps à rester en voiture, pour que nous soyons exposés à tous les vents, comme dans le char à bancs, par exemple.
MARiB. —J'en vols un là-bas, de char à bancs.
M. DE vERCBiLLBs.— Où ça, là-bas? Vous parlez toujours à tort et à travers, Marie.
ERNESTiNE. — Jc crois aussl apercevoir un cbar à bancs sur la route de traverse.
M. DE VERCBILLBS. — Gc u'est pas uuc ralsoR pour que ce cbar à bancs soit précisémont le nôlre«
ERWBSTiNB. — Oh! oul, Certainement, je reconnais bien les chevaux et le char à bancs.
M. DE vERGEiLLEs. — Vous êtcs sûre quc c'est bien la voiture ?
ERNESTiivB. — Bien sûrc.
M. DE vBRCEiLLEs, sc mettant à la portière du coupé, — Conducteur 1 conducteur* arrêtez. {La diligence s^arrête et les voyageurs descendent.)
M. DE VERCBILLBS. — Voycz bicu , Marie, si nous ne laissons rien dans la diligence. Comment avez -vous pu venir par un temps pareil au-devant de nous avec le char à bancs?
ANDRÉ.— Mais, monsieur le comte, c'est M. Gallois qui m'a dit de prendre le cliar à bancs.
M. DE v£rc:billes« — Odllols a eu tort, parce
qu'on ne voyage pas en char à bancs dans une saison et par un temps comme ceux-ci.
ANDRÉ. — La berline est à réparer, monsieur le comte le sait bien.
M. DB YERGEiLLEs. — Je u'cu sais Heu. Si elle est à réparer, il fallait presser les ouvriers et l'envoyer aujourd'hui au-dêvant de nous. Vous demanderez, André, au conducteur ma petite malle, et vous aiderez Marie à transporter les cartons dans le char à bancs... Ça n'a pas de nom, envoyer un char à bancs! Dépêchons-nous, je vous prie.
ERiiESTiifE. — Vous prendrez bien garde à mes carions, Marie.
MARIE. — Oui, mademoiselle.
LE CONDUCTEUR, de VimpériaU. — Est-ce tout c'que vous avez, monsieur?
M. DE vERCEiLLEs. — JUais oul, jecrols... {Les voyageurs montent dans le char à bancs, qui reprend le chemin de traverse,)