‹ Croquis al̀a plumeChapitre 50 sur 64 · SCÈNE XXI · texte numérisé non relu

SCÈNE XXI

FANNY, THÉRÊSON.

THÉRÈsoif. — Comme c'est agréaliie d'avancer de l'argent à des pratiques pareilles!

lANNT. — Prends garde, elle est dans le cabinet*

THER&soN. — Eh! que m'importe à moi qu'elle entende ou non ! Si vous la connaissiez comme je la connais...

FAifUY. — Ma mère l'aimait beaucoup.

THÉR&soif. — Elle la craignait comme le feu.

460 CROQUiS A LA PLUME.

Et moi qui lanlôt me plaignais; nous voilà bien tomt)ées.

MADAME DE LA BASTIDE, CH dchors, — Je n'ai pas là de pâte d'amandes?

THÉRÉsoN. — A votre gauclie, sur la tablette.

MADAME DE LA BASTIDE. — Et l'eSSUie-maiDS?

THÉRÉSON. -- Derrière la porte.

FANNY. — Ne crains-lu pas qu'elle ne trouve malhonnête de n'y point aller?

THÉRÉSON. — Elle n'est pas susceptible.

MADAME DE LA BASTIDE. — MOD pelgHOir eSl-li

devant le feu?

f ANNY. — Oui, madame.

MADAME DE LA BASTIDE. — G'est bien, cher Irésor, ne t'impatiente pas.

lANNY. — Et ma tante que je n'ai pas vue!

THÉRÉSON. — Et les compatriotes?

lANNY. — Je ne pourrai l'aller voir aujourd'hui ; papa ne revient pas.

THÉRÉSON. — Il court Ics logemeuts.

FANNY. — L'heure avance, il faudra m'en retourner bientôt. J'étais si contente.

LES COMPATKIOTES. 161

Page 1