LE NIL
aucun son et l'autre moitié n'a pas été accordée depuis que l'instrument a quitté la France. Il en est ici des pianos comme des locomotives, toute réparation est considérée comme inutile.
. La traversée du Kaire en bateau est fort belle. A mesure que nous remontons le fleuve nous voyons à gauche se dessiner les montagnes de la chaîne arabique toutes perforées par les carrières que les Pharaons y ont creusées pour construire leurs monuments, et à droite se développent les pyramides de Giseh, du Fayoun, d'Aboukir et de Sakkarah.
tl décembre.
Dès que le soleil se couche, notre bateau s'arrête. Nous avons passé la nuit devant Memphis, ou plutôt devant les palmiers qui poussent où fut Memphis.
A l'aurore nous démarrons et nous passons devant les pyramides de Dachour, dont l'une est presque aussi grande que celle de Chéops et dont une autre a des arêtes à peu près verticales à la base et tout d'un coup très-inclinées près du sommet. Plusieurs de ces monuments sont en briques et ont mal résisté au temps ; il est probable que les Hébreux ont travaillé à ces dernières, car les historiens racontent qu'on leur faisait faire des briques pour les tombeaux des rois.
Nous passons aussi assez près de la pyramide deMeïdoun, qui a la forme de trois tours carrées superposées qui vont en s'amincissant.
Enfin, à une'heure nous arrivons à Beni-Souef , où nous devons prendre du charbon. Nous trouvons là un régiment de tirailleurs égyptiens qui