‹ Croyance et Suggestion: Le Pythagorisme et Apollonius de TyaneChapitre 12 sur 20 · HA ES · texte numérisé non relu

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| ponts ! sacrés, en présence de dieu: et, plongé dans Lhyp-. ‘nose, voyait apparaitre le dieu lui-même qui lui parlait. Inutile d’ ajouter que, grâce à cette thérapeutique efficase était totalement et définitivement guéri quand il se

A on oi aussi un peu partout à des sources sacrées s

où l'on recouvrait la santé ou la vue: la plus célèbre était la fontaine d'Esculape, à Din PE NAT

Les prêtres entretenaient soigneusement toutes ces Crédites et s ‘attribuaient souvent le don des miracles. Ils.

chassaier E les démons, guérissaient les possédés. Les prè- tres de Sérapis ressuscitaient les morts.

La philosophie, elle, avait trouvé quatre moyens d’ agir

sur le monde. ; Dans les grandes ee il y dr toujours un ou

plusieurs philosophes à demeure que se Char geaient de l'éducation des jeunes mOn LP Le

s fan sées avai a ressource d'envoyer leurs Les familles aisées avaient 1 ource d

fils dans les écoles de rhéteurs où l’on enseignait la phi-

losophie. C’est ce que firent les parents d'Apollonius qui.

lenvoyèrent à l’âge de quatorze ans à Tarse, chez le

rhéteur Euthydème.

Les plus brillants philosophes, ceux que nous appelle-

. rions aujourd'hui les prédicateurs ou les sermonnaires,

n'étaient mis à contribution que dans de rares occasions

où ils parlaient au peuple. Entre temps, c'étaient eux qui

étaient à la tête QE mouvement des idées et qui fixaient les doctrines. !

Enfin et surtout, elle avait ses missionnaires qui, nu-

pieds sur les routes poudreuses, couraient aux quatre

piré continuait son discours.

—36— 1201 coins du monde. Il arrivait souvent que dans le cirque où tous les citoyens étaient assemblés, per soudain un de ces nomades aux longs cheveux, à la tunique

souillée, blanc de poussière, les deux mains appuyées

sur son bâton et qui commençait sa harangue. I suppor-

tait tout, les clameurs, les injures, les coups. Il parlait, morigénait, se COUIT ouçait contre la stupidité et la veule-

rie des hommes, les fustigeait de son éloquence -coupante et tentait de les ramener au droit chemin de la philoso-

phie. On le conspuait d'abord, puis l’on chuchotait son nom, les prodiges qu'il avait accomplis, quelques. disciples colportaient sa légende, les voix se taisaient, la foule

devenait silencieuse et, au milieu de l'arène, dans l’aveu-

glante clarté du blanc soleil de midi, le philosophe ins-

Ceux qui, de leur plein gré, adoptaient cette existence errante, remplie de vicissitudes et de dangers, ceux qui se donnaient pour mission de ramener, en

tous lieux, leurs frères égarés à la philosophie, ceux-

Jà différaient essentiellement des rhéteurs et des sophis-

tes qui, sous les portiques des cités, tiraient «le leur enseignement gloire et profit. Ces derniers étaient bien des philosophes, mais ils accommodaient pour ainsi dire, la philosophie à leur propre existence. Les autres étaient des croyants, des inspirés, en un mot des autosuggestionnés. Ils avaient trouvé l'orientation de leur activité intellectuelle et physique dans un foyer d'idées . qui répondait intimement à leurs tendances subconscientes, et, dès lors, ils ne s'appartenaient plus. Leur

auto-suggestion les rendait capable de tous les sacrifices,

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