‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 105 sur 278 · Ibid., sect. vu, lect. 5, h. 3, v. 6, t. IV, p · texte numérisé non relu

Ibid., sect. vu, lect. 5, h. 3, v. 6, t. IV, p

DES ARTAS. 151

femmes, la chasse, la brutalité en action [danda), en paroles {pârouchyam), le viol*.

Mais en vain l’homme aspire à la vertu complète, à la piété parfaite; son imperfection se trahit toujours de quelque côté. L’Arya le savait déjà, comme nous le montrent ces paroles du Rig * ; « L’estime que l’on « peut faire des hommes n’est jamais complète ; tel « est juste et prudent; il aime les sages, mais il est « cruel. Tel autre se fait craindre, mais il abuse de la « force pour opprimer un plus faible que lui. O dieux! « un tel reproche ne saurait vous être adressé. »

Aussi l’homme, même fidèle serviteur des dieux, a-t-il besoin d’indulgence et de pardon. Je le disais plus haut, la Divinité des Aryas est essentiellement compatissante et miséricordieuse. Ce n’est point cette poursuite implacable du destin auquel le juste môme ne saurait échapper ; ce n’est pas ce dieu haineux et colère que l’on retrouve si souvent dans le polythéisme hellénique. L’Arya croit à l’indulgence de la Divinité, et voilà pourquoi il implore sa miséricorde à l’égard des crimes dont il s’est rendu coupable. Tantôt c’est à Agni , tantôt c’est à Indra qu’il demande d’effacer ses fautes *.

« Agni , si nous avons commis une faute , si nous « avons marché loin de toi, dit-il*, pardonne-nous! « Tu es un parent, un père, un défenseur prévoyant. » Et ailleurs : « Enfants des dieux et des hommes, nous

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