‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 108 sur 278 · LA REU610N · texte numérisé non relu

LA REU610N

Les sacrifices d'animaux apparaissent rarement dans le V6da‘. L’offrande du soma dominait alors tout le culte. La chèvre était la victime que l’on offrait à Indra et à tous les dieux*. En d’autres cas, on leur immolait le cheval , dont le sacrifice est décrit au long dans le Yêda*. « Puisse Mitra, Varouna, Aryaman, Ayou, In- « dra, le seigneur des Ribhavas et les Marouts, ne pas « nous repousser, car nous proclamerons au sacrifice « les vertus du cheval rapide qui s’est élancé du mi- « lieu des dieux ^ !

« Puisse ce cheval nous donner des bestiaux et des « chevaux, des hommes, une progéniture et tout ce « qui fait la richesse qui soutient tout. Puisse Aditi « nous exempter du péché ; puisse le cheval de ce « sacrifice nous donner la force ! »

L’Arya tirait des augures de la manière dont marchait l’animal, dont il se couchait, dont son pied était attaché, dont il buvait, dont il se nourrissait Un seul homme devait frapper la victime. On séparait le cœur, la langue et la poitrine ; on les mettait sur le plat, puis on les jetait sur le foyer d’Agni, avec les pindas, ou boulettes de riz et de beurre®, tandis que le prêtre victimaire récitait l’hymne sacré.

C’était plus particulièrement aux nouvelles et aux pleines lunes qu’avaient lieu les sacrifices. Ils pre-

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