‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 109 sur 278 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

DES ARYAS

naient alors le nom de darçapoûmamâsa ' ; car à ces époques la nature semble éprouver une révolution, et l’homme était alors tout naturellement porté à invoquer les dieux qui y présidaient. Nous voyons de môme les Hébreux offrir , outre les sacrifices journaliers et ex* piatoires, des sacrifices spéciaux aux néoménies. C’est par le même motif que la prière devait se faire aux trois époques du jour qui marquent les trois moments de la révolution diurne, le lever du soleil, son midi et son coucher. Il est fait plusieurs fois allusion à ces trois moments du jour qui règlent l’ordre des sacrifices, rita, c’est-à-dire la loi ou la vérité^. Pendant les libations du matin , du midi et du soir, l’Arya demande à Agni d’accepter le gâteau qu’il lui présente. Plus tard, il ne se borna plus à offrir aux dieux la libation, source, selon lui, de toutes les vertus et qui était à la fois une demande et une action de grâce, il voulut aussi de temps en temps célébrer sa gratitude par des prières où il faisait le panégyrique de ses bienfaiteurs. Tel est le but des Dânastoutis qui appartiennent à une époque plus récente de l’âge védique, quoique déjà fort ancienne ®. Dans ces hymnes étaient rendues des actions de grâces pour les faveurs spéciales dont on se croyait redevable aux dieux.

Il y eut aussi, aux âges védiques, comme chez presque tous les peuples barbares, quelques sacrifices humains. Leur hut, ainsi que l’a remarqué l’éminent

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