‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 110 sur 278 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

.3. Ibid., p. 493.

LA RELIGION

indianiste H.-H. Wilson semble avoir été de rendre la Divinité propice par l’offrande de ce qui est le plus précieux aux yeux des hommes, la vie de leurs semblables. Mais ce sacrifice, appelé pouroucha médha, étant en opposition avec les mœurs douces des Hindous*, il a disparu rapidement, ne laissant de trace que dans la cérémonie typique que rapporte leYadjour-Vôda.Gent quatre-vingt-cinq personnes de diverses tribus et de sexe différent sont attachées à onze yoûpas ou poteaux du sacrifice, et après qu’on a chanté un hymne en l’honneur de l’immolation de Nârayana, on les délivre sans leur avoir fait de mal, et on offre à leur place des oblations de beurre On retrouve de môme en Grèce et à Rome des cérémonies symboliques substituées, grâceà l’adoucissement des mœurs, aux sacrifices barbares qui faisaient couler le sang de l’homme.

Telle était la religion des Aryas. Une conception de la Divinité tirée de la personnification de la nature, où l’action divine se manifeste sans pourtant se laisser toucher ; un culte fondé sur le rapport de subordination établi entre l’homme et les dieux, une morale rattachée à ce culte et ayant pour principe l’amour et la crainte des êtres célestes, le désir d’en obtenir des bienfaits et la peur d’en mériter les châtiments. D’images , de simulacres , les Aryas n’en connaissent point , mais si l’anthropomorphisme n’existe pas chez eux dans

1 . On ihe sacrifice of human beings as an element oj the ancient religion of India, vol. XIII, part. 1, p. 106, dans le Journal oj the royal asiatic society of Great Britain,

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