‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 11 sur 278 · Exod., XV · texte numérisé non relu

Exod., XV

LA UELIGION

« majestueuscmenl au-dessus de la noire enveloppe w des ondes.

« Ct'lèhre Indra par des louanges nouvelles qui M soient aussi nobles que lui, et dont la grandeur lou- « jours croissante égale celle de la terre et du ciel.

« O Indra, que ton arme, enneuiie du pécheur, (( éclate contre le Rakcliasa ! Que nos cruels adver- « saires, comme des bœufs immolés, soient étendus « sur la terre.

« O Indra! les ennemis qui nous attaquent sont « nombreuv et remplis d’animosité. Qu’ils s’assera- « blent au sein des ténèbres. Qnc le matin, avec le a secours de la lumière, devienne leur tombeau.

Appelons à notre secours, au sein de ce sacrifice, « le grand et magnifique Indra, le plus noble des hé- « ros au milieu du combat, aussi clément que terrible, « vainqueur de ses ennemis sur le champ de bataille et « couvert de leurs dépouilles »

Complétons cet hymne par celui de Pragàtha :

« O Indra! quel mortel ose attaquer celui que lu « protèges! Les biens d’ici-bas sont ù toi. Tu es l’ori( nement de la (région) intermédiaire -, tu es le roi de « tout ce qui est en haut. Personne ne peut te dispu- « ter les vaches (célestes).

I. Rig-Véda, secl. vni, lect. 4, h. 4, v. 1, 3, 14, 15, l8, trad. Langluis, l. IV, p. 337 el suiv.

3. Pragàlha est regardé comtne l'auteur de» hymne» du huitième tnaudula. Le» mandala» forment la division originelle du Rig-Yéda; elles se subdivisent en auouvàkas et par noükias. Il existe une division plus inodiTiie et plus utile du inèiue livre en achlakas, adhydijas et vargas. (Voy. Max Muller, A History of ancieitt samkrit literature , 2* édit., p. 42 et 229.)

DES ARYÂS.

« On le célèbre comme le plus bienfaisant, mais <( aussi comme le plus vaillant dans le combat. O « (Dieu) si souvent invoqué, tout ce qui est sur la « terre a besoin de tes secours et invoque ton nom.

« Héroïque Indra, nous le louons, toi maître céleste a du monde animé et inanimé.

« Dans le ciel et sur la terre, il n’est point né, il ne « naîtra point un autre être qui te ressemble.

a O Indra! par tous invoqué, apporte -nous tes « dons, comme un père à ses enfants.

« Fais que nous ne soyons pas exposés aux mauvais U desseins d’un ennemi inconnu. Mets-nous à l’abri du « malheur. Héros, puissions-nous avec toi traverser ces « ondes débordées qui menacent de nous entraîner dans « le courant *. »

Comme le psalmisle hébreu, le chantre védique aime à célébrer la gloire de son Dieu et à implorer le secours de son bras contre ses ennemis.

On peut rapprocher, par exemple, le cantique d’Anne de plusieurs passages du Rig-Véda.

« Nul n’est saint comme le Seigneur; car il n’y en a « point. Seigneur, d’autre que vous, et nul n’est fort <( comme notre Dieu, » dit l’épouse d’Elcana.

« Dans tous les sacrifices, c’est toi seul qu’invoquent « également les hommes divisés pour les biens qu’ils « demandent; oui, divisés pour la félicité qu’ils veu- « lent obtenir. Tu es pour nous comme le vaisseau que « nous chargeons de notre bonheur. Tu es notre maître,

1. Rig-Véda, seul, v, lect. 3, h. 13, v. 14, 16, 22, 23, 26, 27, Irad. Langbis, l. 111, p. 77, 78.

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