‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 12 sur 278 · Rois, 11 , 1 et sq · texte numérisé non relu

Rois, 11 , 1 et sq

LA RELIGION

« dit P.lroutcliliépa Indra est le roi qu’invoquent f( toutes les nations; seul, il peut tout (^branler

<( L’arc des forts a été brisé, et les faibles ont été « remplis de force, » s’écrie la mère de Samuel.

«Indra, toi qui es notre appui, sois à nous comme « nous sommes à toi, dit Yiçvdmitra » Voici ce que dit Vâmadéva ^ dans sa prière : « Indra est invoqué par « les grands, les petits, les hommes d’une classe inter- « médiaire, par celui qui marche et celui qui se repose, « par celui qui garde sa maison et celui qui combat »

« C’est le Seigneur, dit encore Anne, qui ôte et qui « donne la vie, qui conduit au tombeau et qui en re- « tire. »

« O Maghavan! tu es juste et invincible! — O Dieu « sage, qui donnes la vie, » dit l’bymne védique®. Et ailleurs : « O Indra! protège les hommes; (Dieu) qui

1. Rig-Vida , sccl. il, lecl. 1, li. 10, v. 2, Irad. Langlois, I. I, p. 324.

2. Ibid., sert, ni, lecl. 5, li. 13, v, 53, Irad. Langlois, t. lit,

3. Viçvàmilru, aiiipiel on allribue les hymnes du Iroisiènie mniidala, est un des ricliis ou patriarches de la tradition iundo'ic. il élait de race royale et apparlenait à la caste des kclialriyas. Il s’opposa, dit>on, à la domination exclusive des prôlres. On rap[iorle qu’il eut cent fils, dont l’un d’eux, Renou, est aussi un desclianircs védiques. Les cinquante plus Jeunes, hais par leurs ainés, furent l’objet des malédictions do leur père, et devinrent la souche des tribus Dasyous ou hors-caste. (Voy. Max Muller, Â History of aiicieni sanskrit literature, p. 80 cl 418.)

4 . Vâmadéva passe pour l’auteur des hymnes du qualrième mandala.

5. Rig~Yéda, secl. iii, lect. 6, h. 7, v. 8, trad. Langlois, t. II, p. 157.

6. Ibid., sect. vi, lect. 6, h. 5, v. 4 , 6, trad. Langlois, t. III, p. 398.

DliS AIlYAS.

« donnes la vie, conserve-nous. Maître des hommes « pieux et magnifique en présents, tu nous sauves. Tu « es juste, puissant et protecteur *.

« C’est le Seigneur qui fait le pauvre et qui fait le « riche, c’est lui qui abaisse et qui relève. » lit-on dans le cantique hébreu'^.

« Héros, dit Gotama s’adressant à Indra, tu vaux à « toi seul une armée; tu triomphes de la force et du « nombre de tes ennemis; tu donnes de l’accroissement « aux faibles, et fais part de tes biens immenses à celui « qui t’honore par ses sacrifices et ses libations

« C’est au Seigneur qu’appartiennent les fondements t( de la terre; et il a posé le monde sur eux, » reprend la mère de Samuel. « Seul tu ébranles ce qui est iné- « branlable, s’écrie Yiçvâmitra ^ Seul parla force de « ton bras, tu donnes la sécurité et la confiance. O ma- « gnifique Indra ! l’immensité du ciel et de la terre dans « ta main, ce n’est jamais qu’une simple poignée... O « Indra ! la terre était une masse confuse et mobile ; c’est « toi qui as étendu son immensité et qui l’as fixée sur « sa base... Tu as consolidé l.e ciel et la terre. »

« Il gardera les pieds de ses saints, s’écrie avec con- « fiance l’épouse d’Elcana, et les impies seront réduits « au silence dans leurs ténèbres, parce que l’homme ne « sera point affermi par sa propre force.

1. Rig-Véda, sect. ii, lect. 4, h. G, v. 1, Irad. Langlois, t. III, p. 409.

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